Bruce Fra­ser (shoo­ting coach)

Mondial Basket - - Finales Nba -

vrai­ment de bons mo­ments en­semble. J’ai connu Bryant au col­lege. Ce n’était pas une époque fa­cile… On s’en est sor­ti en res­tant so­li­daires et proches. Au­jourd’hui, on conti­nue de se fré­quen­ter et de se sou­te­nir, même si cha­cun a sa vie et son mé­tier. C’est une vie nor­male entre amis. » Une vie nor­male dans une mai­son nor­male, avec un jar­din que la fa­mille cultive elle-même. La p’tite Ri­ley pro­fite du miel de ses abeilles, as­sure-t-on dans l’en­tou­rage du MVP 2015…

Les War­riors, son autre fa­mille

Un co­con qui s’élar­git à une autre fa­mille, celle des War­riors. L’équipe qui a adop­té Ste­phen il y a 5 ans. Un rang plus haut dans la draft, Minne- so­ta lui avait pré­fé­ré Jon­ny Flynn… Cur­ry doit tout à cette fa­mille bis com­po­sée, dé­com­po­sée, re­com­po­sée au fil des trades et des si­gna­tures. La draft, un contrat, son titre de MVP et main­te­nant ce­lui de cham­pion NBA. Il rap­pelle sou­vent que sa réus­site per­son­nelle doit beau­coup aux choix faits par sa fran­chise. Pour lui, l’acte fon­da­teur est sur­ve­nu il y a deux ans, quand San An­to­nio avait éli­mi­né Gol­den State en de­mi-fi­nales de Confé­rence Ouest (4-2). Un échec. Mais une pro­messe pour l’ave­nir. « Cette série nous a per­mis d’exis­ter aux yeux de tous. Elle di­sait qu’on irait en Fi­nales NBA dans un fu­tur proche. Ç’a été le dé­clic pour notre équipe, le phé­no­mène dé­clen­cheur », dé­cla­rait Cur­ry à Cle­ve­land. Le doute était per­mis au prin­temps 2014, lorsque les Clip­pers avaient sor­ti les War­riors au 1er tour des playoffs (4-3)… Gol­den State avait ré­flé­chi à un trade Klay Thomp­son-Ke­vin Love. Le front of­fice ca­li­for­nien fut bien ins­pi­ré de re­non­cer à cette op­tion. Après l’acte fon­da­teur, deux évé­ne­ments ont contri­bué à trans­for­mer les « Dubs » (abré­via­tion de « W » - Double U - pour War­riors) en un vé­ri­table con­ten­der. La no­mi­na­tion de Steve Kerr au poste de head coach, après le li­cen­cie­ment de Mark Jack­son en mai 2014, et l’ir­ré­sis­tible as­cen­sion de « Ba­by Face ». Un shoo­teur in­ar­rê­table. Cur­ry n’a ces­sé de bom­bar­der les ad­ver­saires à 3 points, dans toutes les po­si­tions. Tel­le­ment fa­cile que ce­la en de­ve­nait éner­vant. Son adresse ? Réel­le­ment in­so­lente. Ste­phen sait em­bal­ler une par­tie avec des runs dia­bo­liques, comme cette équipe les aime (à une autre époque, ce sont les Ba­ron Da­vis, Jason Ri­chard­son et autres Ste­phen Jack­son qui met­taient le feu). Son duel à dis­tance avec LeB­ron James, dans le der­nier quart-temps du Match 5, au­then­tique thril­ler des Fi­nales 2015, fut un mo­ment de pur bon­heur. Il ré­pon­dit aux 16 points du « King » avec 17 uni­tés. Comme une ob­ses­sion. Tuer pour ne pas être tué. Quitte à mou­rir sur place. Dans la dra­ma­tur­gie Cur­ry, seul l’autre doit bais­ser sa garde. Ou s’en al­ler. Etrange per­son­nage que ce fa­bu­leux me­neur de 1,91 m et 86 kg qui casse les stan­dards du poste. Ca­pable de vous plan­ter des 3 points dans le dos mais si do­cile et co­ol en de­hors du ter­rain. Dell Cur­ry nous a confié : « Entre nous, on ne l’ap­pelle plus « Ba­by Face » de­puis un mo­ment mais ce sur­nom lui va bien. » Le pa­ra­doxe du per­son­nage Ste­phen Cur­ry, c’est Bob Myers, le GM des War­riors, qui nous l’a ré­su­mé. « Steph a la fa­cul­té de se trans­for­mer en un com­pé­ti­teur re­dou­table dès qu’il entre sur un par­quet. Si­tôt le match ter­mi­né, il re­de­vient la per­sonne sym­pa­thique et abor-

« La réus­site d’un joueur au ni­veau où évolue Steph

au­jourd’hui passe par une vie de fa­mille équi­li­brée. Steph a be­soin de re­pères et de quié­tude. Il mène une vie simple mais elle lui cor­res­pond. Il se res­source au­près

de sa fa­mille »

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