RI­LEY, LA P’TITE FILLE DU HÉ­ROS

Mondial Basket - - Finales Nba -

C’est l’autre image que l’on re­tien­dra des playoffs 2015. Le vi­sage d’une pe­tite fille de 2 ans, Ri­ley Cur­ry. La fille de Ste­phen. Elle n’était ja­mais très loin de son pa­pa. Nous as­sis­tions à la de­mi-fi­nale de Confé­rence Ouest Gol­den State-Mem­phis (4-2). C’est là que Ste­phen se pré­sen­ta pour la pre­mière fois avec Ri­ley en confé­rence de presse. Sym­pa­thique ex­pé­rience re­nou­ve­lée en fi­nale de Confé­rence, contre Hous­ton (4-1). En­suite, le MVP de la sai­son ré­gu­lière mit fin au ri­tuel. Il ne vou­lait plus voir sa fille ex­po­sée de­vant les mé­dias. Ri­ley res­semble bien à Ste­phen. Elle avait la même at­ti­tude qu’un autre kid cé­lèbre de l’Amé­rique. « John-John » (dis­pa­ru dans un ac­ci­dent d’avion en juillet 1999), fils du pré­sident des Etats-Unis John F. Ken­ne­dy (as­sas­si­né à Dal­las en no­vembre 1963), fut pho­to­gra­phié dans le bu­reau ovale de la Mai­son Blanche alors qu’il se glis­sait sous le bu­reau de « Dad­dy ». Ri­ley s’est re­trou­vée sous le po­dium de la même ma­nière, lors des in­ter­views que don­nait son père. « She’s too fun­ny ! », glis­sa ce der­nier. Il n’en fal­lait pas plus pour créer le buzz. Un spec­tacle dans le spec­table. Fille de « people », Ri­ley a fi­ni par être elle-même hy­per mé­dia­ti­sée. L’Amé­rique raf­fole de ça. Après le Match 1 de la Fi­nale contre Cle­ve­land, un re­por­ter s’éton­na de l’ab­sence de l’en­fant en confé­rence de presse. Ré­ponse de Ste­phen : « Ne vous in­quié­tez pas, vous la ver­rez. » En réa­li­té, il mit un terme à ce qui de­ve­nait un phé­no­mène in­con­trô­lable, avec une Ri­ley fla­shée sous tous les angles. Cette sur­ex­po­si­tion n’avait rien de bon. C’était mar­rant la pre­mière fois. Ça de­ve­nait dé­sta­bi­li­sant les sui­vantes. Au­cune loi ne pro­tège les en­fants dans ce do­maine aux Etats-Unis. Ce sont les pa­rents qui sont res­pon­sables de la mé­dia­ti­sa­tion - on non - de leurs chères têtes blondes. Cur­ry a choi­si ce qu’il vou­lait dé­voi­ler. Avant le Match 2, on eut droit à des images qui le mon­traient en train de par­ta­ger son cé­ré­mo­nial avec Ri­ley. Une scène co­casse, par­fai­te­ment or­ches­trée pour la té­lé­vi­sion amé­ri­caine, friande de ce type de sé­quences met­tant en scène une ve­dette et ses proches. Ri­ley exé­cu­tait les mêmes gestes que son père, dans les bras de sa mère. Ste­phen avait ou­vert cette série contre les Cavs en af­fir­mant qu’« être père de fa­mille, ce­la don­nait quelque chose de plus pour jouer ». La ma­man, Aye­sha, pos­ta sur Ins­ta­gram une photo de Ri­ley dor­mant comme un bé­bé dans la Q Are­na… en plein match ! Le mes­sage était sans équi­voque. Il n’y avait pas as­sez de bruit dans la salle de Cle­ve­land. Sous-en­ten­du : ce se­ra autre chose à l’Oracle Are­na. A Oak­land, Ri­ley ne dort ja­mais. Voir le hé­ros des Fi­nales avec son en­fant était une pre­mière (même si des images de Tim Dun­can avec ses en­fants dans un cou­loir avaient fui­té l’an pas­sé). LeB­ron James n’avait ja­mais em­me­né ses fils, Bron­ny et Bryce, sur le po­dium. Une dis­cré­tion que n’a pas épou­sée le me­neur ca­li­for­nien.

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