ANDRE IGUODALA : « JE N’AI PAS ÉTÉ SUR­PRIS D’ÊTRE MVP »

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en tout cas. Dans l’ap­proche des matches, dans l’exé­cu­tion des sys­tèmes, j’étais concen­tré. Ce qui est im­por­tant, c’est de jouer son propre basket. Si tu as un bon fee­ling, tu ren­tre­ras tes tirs. C’est là aus­si que je vois que les dif­fé­rents as­pects de mon jeu ont été bien utiles en Fi­nales. Je pou­vais sco­rer ou non, je conser­vais un rôle im­por­tant en étant une vraie force sur le ter­rain.

MB : Com­ment une équipe comme Gol­den State, qui n’avait au­cun joueur avec un vé­cu en Fi­nales, peut-elle de­ve­nir cham­pionne ?

A.I. : Les gars avaient faim. Et puis l’équipe était com­po­sée de per­son­na­li­tés dif­fé­rentes. Et tout le monde s’en­ten­dait bien. Dray­mond (Green) est exu­bé­rant, Klay (Thomp­son) est plus dis­cret. Au ves­tiaire, il y a toutes sortes de ca­rac­tères. Le dé­no­mi­na­teur com­mun, c’est que nous étions af­fa­més. On l’a mon­tré, in­di­vi­duel­le­ment et col­lec­ti­ve­ment. On croyait en notre équipe, en notre groupe, on était dé­ter­mi­nés à mon­trer de quoi on était ca­pables. Et puis il y avait de so­lides vé­té­rans. Lean­dro Bar­bo­sa a joué dans de grandes équipes. Shaun Li­ving­ston est re­ve­nu d’une grave bles­sure. Je le connais de­puis 10-11 ans, il a le basket dans le sang. Steph (Cur­ry) a joué sous pres­sion chaque soir avec des gars qui vou­laient se le faire. Et il a été énorme. Klay de­vait prou­ver qu’il mé­ri­tait son gros contrat. Dray­mond avait l’ex­pé­rience d’un Fi­nal Four uni­ver­si­taire. Har­ri­son (Barnes) n’a pas ces­sé de pro­gres­ser et An­drew (Bo­gut) est l’un des meilleurs dé­fen­seurs de la Ligue. Cha­cun a dé­po­sé sur la table ce qu’il avait à ap­por­ter. C’est un basket col­lec­tif qui en est res­sor­ti vain­queur au bout du compte. Il fal­lait ça pour ga­gner le titre NBA. S’en­tendre, jouer et avan­cer en­semble.

MB : Steve Kerr, votre coach, dit que tu avais le bou­lot le plus dif­fi­cile en mar­quant LeB­ron. Com­ment se pré­pare t-on à cette match-up ?

A.I. : J’at­ten­dais ce mo­ment - dis­pu­ter une Fi­nale - de­puis 11 ans. Je connais bien LeB­ron, j’ai dé­fen­du sur lui très sou­vent. Il n’a au­cune fai­blesse. Il faut es­sayer de jouer sur les pe­tits dé­tails pour le mettre en dif­fi­cul­té. C’est ex­trê­me­ment dif­fi­cile car sur les dribbles, les tirs, tu ne sais pas où il va t’em­bar­quer. En 11 ans, j’ai em­ma­ga­si­né un maxi­mum d’in­for­ma­tions sur lui mais ce n’est pas pour ca que c’est plus fa­cile. Les vi­déos sont tou­jours in­suf­fi­santes pour pré­pa­rer un duel comme ce­lui-là. S’oc­cu­per d’un tel ta­lent, c’est com­pli­qué.

MB : Ta car­rière est aty­pique. A Phi­la­del­phie, tu étais fran­chise player. Tu as été star­ter toute ta car­rière, tu te re­trouves rem­pla­çant du jour au len­de­main et c’est dans ce rôle que tu connais la consé­cra­tion. Etrange, non ?

A.I. : Je pense qu’à Phil­ly, on avait fi­ni par ti­rer le maxi­mum des ta­lents qu’on avait. Ça reste un bon sou­ve­nir avec une vé­ri­table équipe. Cette ex­pé­rience m’a ai­dé à faire pas­ser un mes­sage à Gol­den State. Il faut du ta­lent mais ça ne suf­fit pas. Il faut être unis, jouer pour le co­pain, cra­va­cher. Il faut un es­prit col­lec­tif pour ga­gner à ce ni­veau. On a réus­si à Gol­den State car les gars étaient proches les uns des autres. L’ex­pres­sion « Jouer en­semble » prend tout son sens ici.

MB : Les va­cances sont les bien­ve­nues. Tu as pré­vu quoi ?

A.I. : Je vais faire beau­coup de golf, ma vraie pas­sion. Avec Steph (Cur­ry), on a dé­ci­dé d’al­ler à Au­gus­ta pour faire une par­tie sur le par­cours des grands. Cer­tains vont à Dis­ney­land. Nous, on ira à Au­gus­ta !

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