KLAY THOMP­SON AU NOM DU PÈRE

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COMME LE TAN­DEM DELL-STE­PHEN CUR­RY, MY­CHAL ET KLAY THOMP­SON IN­CARNENT LA RÉUS­SITE DU DUO PÈRE-FILS EN NBA. IL Y A DÉ­SOR­MAIS TROIS BAGUES DE CHAM­PION DANS LE CLAN CA­LI­FOR­NIEN. MAIS CETTE SUC­CESS STO­RY CACHE UNE RE­LA­TION COM­PLI­QUÉE ENTRE UN PÈRE AU­TO­RI­TAIRE ET UN FILS IN­COM­PRIS. POR­TRAIT DE FA­MILLE.

Klay Thomp­son (25 ans) n’est pas le joueur le plus fun des War­riors. Quand on voit son père, My­chal, on com­prend mieux la per­son­na­li­té du fils. Tou­jours sur la ré­serve, le n°11 de la draft 2011 n’est pas le client rê­vé pour les mé­dias. Pas de dé­cla­ra­tions ta­pa­geuses, pas de jokes en pu­blic, pas de hype sur son nom… Il faut dire que le gar­çon a été vite re­ca­dré par My­chal (60 ans) quand il a mis les pieds dans la grande Ligue amé­ri­caine. Un pa­pa cham­pion NBA en 1987 et 88 sous le maillot des Los An­geles La­kers. Une ba­garre lors d’un Gol­den State-In­dia­na va­lut à Klay une amende de 35 000 dol­lars. My­chal avait vu son re­je­ton char­ger le co­losse Roy Hib­bert alors qu’il n’avait rien à faire dans le com­bat qui op­po­sait Da­vid Lee et le pi­vot des Pa­cers. Thomp­son Se­nior en­re­gis­tra la scène et l’en­voya à sa femme Ju­lie afin que tout le monde dans la fa­mille soit sur la même lon­gueur d’ondes au mo­ment de sé­vir. Consul­tant ra­dio pour les La­kers, My­chal dit alors de Klay : « Quel idiot ! » Il faut rap­pe­ler que deux ans plus tôt, à Washington State, où il sui­vait son cur­sus uni­ver­si­taire, le nom de Klay avait cir­cu­lé dans une af­faire de ma­ri­jua­na sur le cam­pus.

Un pa­pa om­ni­pré­sent

Si au­jourd’hui, après 4 ans de NBA, le na­tif de Los An­geles s’est éman­ci­pé (il avait dé­cro­ché une pro­lon­ga­tion de contrat - 70 mil­lions de dol­lars sur 4 ans - le 31 oc­tobre der­nier), la pres­sion du père est tou­jours aus­si pré­sente. Mark Jack­son a coa­ché Klay pen­dant trois sai­sons dans la Bay Area. Il se sou­vient d’un My­chal qua­si om­ni­pré­sent « Même s’il n’était pas au bord du ter­rain, pré­sent en chair et en os, on sa­vait que Klay était constam­ment au té­lé­phone et en contact avec My­chal. Il le di­sait ou­ver­te­ment. C’était quelque chose de na­tu­rel. » Un pa­pa qui avait été nu­mé­ro 1 de draft en 1978. Cet in­té­rieur de 2,08 m pour 100 kg pas­sa les huit pre­mières an­nées de sa car­rière à Port­land (pas de matches en 1979-80 pour cause de bles­sure à la jambe), une de­mi-sai­son à San An­to­nio et quatre sai­sons et de­mie à « La­ker­land ». Il joua aus­si en Italie au dé­but des an­nées 90. Il avait connu la consé­cra­tion chez les Pourpre et Or à l’époque du show­time. L’ère de Ma­gic John­son, James Wor­thy et Ka­reem Ab­dul-Jab­bar, nu­mé­ros 1 de draft comme lui. Avec des coaches comme Jack Ram­say et Pat Ri­ley, Thomp­son Père avait été à bonne école. Klay a gran­di avec une image - la réus­site ab­so­lue d’un père tout-puis­sant - que Ju­lie, la ma­man, a in­ver­sée à tra­vers un sport mi­neur aux Etats-Unis, le vol­ley­ball. Phy­si­que­ment, Klay res­semble à Ju­lie mais men­ta­le­ment, il se rap­proche de My­chal si l’on en croit les proches du clan Thomp­son. Evo­luer à Gol­den State avec Ste­phen Cur­ry, lui­même fils de joueur NBA, a per­mis à Klay de re­la­ti­vi­ser cer­taines choses. Et d’adou­cir sa re­la­tion avec My­chal. Il y a eu des ren­contres entre les pa­rents, des dis­cus­sions à quatre. Très pro­fi­tables aux « Splash Bro­thers », au­jourd’hui All­Stars NBA (2 étoiles pour le fils de Dell, 1 pour Klay, dé­cro­chée en fé­vrier der­nier à New York). Il y a eu, aus­si, tout un pro­to­cole mis en place pour les té­lé­vi­sions. Il a ai­dé Thomp­son Ju­nior à éta­blir des rap­ports dif­fé­rents avec « Dad­dy ». « J’ai tou­jours dit à Klay, comme à ses deux frères,

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