LEB­RON JAMES UNE MA­CHINE QUI NE S’AR­RÊTE JA­MAIS

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LeB­ron James coule des jours heu­reux en fa­mille cet été. Les Ba­ha­mas, Ha­waï, SaintMar­tin. Une tour­née pro­mo­tion­nelle ici et là. Il faut se vi­der la tête, re­gar­der de­vant soi, ne plus pen­ser à l’échec. Le qua­druple MVP de la Ligue vient de perdre sa qua­trième Fi­nale en six par­ti­ci­pa­tions (il at­tei­gnait ce stade pour la cin­quième fois consé­cu­tive). Il ima­gi­nait une meilleure is­sue pour son retour à Cle­ve­land. Mais les for­faits de Ke­vin Love et Ky­rie Irving ont ren­du l’hap­py end im­pos­sible. Le « King » a été stra­to­sphé­rique dans la série contre Gol­den State (35.8 pts, 13.3 rbds, 8.8 pds, 1.3 int sur 45.8 mn). Il ne pou­vait pas tout faire seul. Per­sonne n’en au­rait été ca­pable. « Il y a eu beau­coup d’épi­sodes très dif­fé­rents du­rant la sai­son mais quand on fi­nit sur une dé­faite, on ne peut pas par­ler d’an­née po­si­tive, y voir un suc­cès, a com­men­té le n°23 des Cavs. Je pense mal­gré tout qu’on a ra­me­né la fran­chise à la place où elle de­vait être. Celle d’un pré­ten­dant au titre. Pour al­ler au bout, il reste du tra­vail à ac­com­plir. » Le kid d’Akron a été sacré cham­pion 2015. Mais ce kid se nomme Ste­phen Cur­ry. L’ana­lyse de LeB­ron James est juste. Il reste en­core du bou­lot mais tout ne peut pas dé­pendre de lui. Si cette qua­trième dé­faite en Fi­nales (pour deux suc­cès) est d’abord la sienne, il se­rait in­juste de lui en at­tri­buer la res­pon­sa­bi­li­té. Cle­ve­land

LA DÉ­FAITE EST TOU­JOURS DOU­LOU­REUSE. PLUS EN­CORE QUAND ELLE S’ABAT SUR UN JOUEUR EX­CEP­TION­NEL COMME LEB­RON JAMES, QUI VIENT DE PERDRE SES QUA­TRIÈMES FI­NALES EN SIX PAR­TI­CI­PA­TIONS. POUR COM­PRENDRE LA NATURE DE CET ÉCHEC QUI GÂGHE LE RETOUR DU « KING » À CLE­VE­LAND, IL FAUT RE­VIVRE LA SÉRIE CONTRE GOL­DEN STATE MAIS AUS­SI LES PLAYOFFS 2015 D’UN BAS­KET­TEUR HORS DU COM­MUN. « LBJ » OU LA MA­CHINE QUI NE S’AR­RÊTE JA­MAIS.

n’a pas eu la chance de Gol­den State qui a pu s’ap­puyer sur un ros­ter in­tact et en bonne san­té au mo­ment cru­cial. L’ai­lier des Ca­va­liers a sou­vent évo­qué ce pa­ra­mètre. La perte de Ke­vin Love (épaule) au 1er tour des playoffs contre Bos­ton et celle de Ky­rie Irving (ge­nou) lors du Match 1 des Fi­nales à Oak­land ren­daient sa mis­sion im­pos­sible. On di­sait la fran­chise de l’Ohio condam­née. Elle a mi­ra­cu­leu­se­ment me­né 2-1 et elle n’était pas loin d’un 3-0 (over­time dans les Games 1 et 2 ; l’un per­du, l’autre ga­gné). Le meilleur joueur du monde n’a pas cher­ché des ex­cuses, il a sim­ple­ment consta­té les faits, rien que les faits. A la perte de deux All-Stars s’ajou­tait l’ab­sence du Bré­si­lien An­der­son Va­re­jao, « out » dès le mois de dé­cembre. Ce Cle­ve­land-là avait un peu plus de ta­lent et de res­sources que ce­lui qui avait été ba­layé en Fi­nales par San An­to­nio en 2007. Pas beau­coup plus. Hé­roïque dans le Game 3, le me­neur rem­pla­çant Mat­thew Del­la­ve­do­va a ré­tré­ci au la­vage. Le « small ball » im­po­sé par Gol­den State à par­tir du Game 4 a écar­té la me­nace Ti­mo­fey Moz­gov. Et le duo J.R. Smi­thI­man Shum­pert est vite re­des­cen­du sur terre. LeB­ron James a dû li­vrer des matches mons­trueux avec plu­sieurs dé­fen­seurs sur le râble, sor­tir des stats énormes, por­ter à bout de bras - et en per­ma­nence - une équipe ba­nale qui n’au­rait eu au­cune chance de pas­ser un tour de

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