3 QUES­TIONS

Mondial Basket - - Du Basket Et Des Hommes -

DEUX DE CES QUES­TIONS CONCERNENT L’AVE­NIR IM­MÉ­DIAT DES CA­VA­LIERS. ELLES PORTENT SUR LE COACH ET LES JOUEURS. LA DER­NIÈRE EST PLUS PER­SON­NELLE. ELLE VISE DI­REC­TE­MENT LEB­RON JAMES, VIC­TIME DE CRAMPES DE­PUIS DEUX CAM­PAGNES DE PLAYOFFS. UNE NOU­VELLE AP­PROCHE DANS LA GES­TION DE LA SAI­SON RÉ­GU­LIÈRE POUR­RAIT AP­POR­TER UN DÉ­BUT DE SO­LU­TION.

1. LEB­ron peut-il s’en­tendre avec Da­vid Blatt ?

Dans l’ab­so­lu, la ré­ponse est non. Mais elle doit être nuan­cée. Pour deux rai­sons. Des cir­cons­tances at­té­nuantes per­mettent de « mi­ni­mi­ser » le qua­trième échec du « King » en Fi­nales. L’état du ros­ter pour le choc contre Gol­den State ren­dait la tâche du coach roo­kie des Ca­va­liers, pri­vé de deux All-Stars sco­reurs, re­bon­deur pour l’un (Ke­vin Love), pas­seur pour l’autre (Ky­rie Irving), épou­van­ta­ble­ment com­pli­quée. Mais James ne peut pas se per­mettre de re­par­tir sur les mêmes bases. Il a souf­fert des la­cunes de Da­vid Blatt dans le contexte NBA. En de­mi-fi­nales de Confé­rence Est, lors du Match 4 contre Chi­ca­go au Uni­ted Cen­ter, l’en­traî­neur des Cavs a de­man­dé un temps mort alors qu’il n’en avait plus. Il était à deux doigts de faire perdre l’équipe. En Fi­nales, Steve Kerr a to­ta­le­ment pris l’as­cen­dant en jouant « small ball ». Coach Blatt a tar­dé à ré­agir. Il suf­fit de voir com­ment il a gé­ré cette série et ce qui s’est pas­sé sur la touche (no­tam­ment pen­dant les temps morts) pour com­prendre qu’entre ce coach et le qua­druple MVP de la Ligue, le cou­rant ne passe pas. Marc Stein, notre confrère de ESPN, a sou­li­gné que dans le troi­sième quart-temps du Game 5, LeB­ron a se­coué la tête et vo­ci­fé­ré pour désap­prou­ver les consignes du cham­pion d’Eu­rope 2014. Dé­con­te­nan­cé de­vant tous les joueurs, Blatt fut obli­gé de chan­ger de sys­tème. Lors du Match 2 à Oak­land, c’est James qui ap­pe­la plu­sieurs temps morts. Tout au long de la série, c’est lui qui a pro­vo­qué les chan­ge­ments. Il est clair que l’équipe était pi­lo­tée par Ty­ronn Lue, as­sis­tant, et que Da­mon Jones, qui ne fai­sait pas par­tie du staff, jouait de son in­fluence au­près de LeB­ron en tant qu’en­traî­neur des shoo­teurs. James n’avait en réa­li­té qu’un seul vé­ri­table in­ter­lo­cu­teur : Lue. Un Lue qui nous avait ex­pli­qué le fonc­tion­ne­ment de l’équipe en mars der­nier, lorsque nous avions ef­fec­tué un re­por­tage chez les Cavs. Blatt don­na son ac­cord pour cet en­tre­tien. C’est avec Lue qu’on par­la en dé­tail du jeu et des au­to­ma­tismes des fu­turs finalistes NBA. Da­vid Blatt a pour lui d’avoir été choi­si par Dan Gilbert, le pro­prié­taire de la fran­chise. Du­rant la Fi­nale, on a rap­pe­lé qu’il avait été ap­pro­ché pour de­ve­nir as­sis­tant de Steve Kerr à Oak­land. Il avait don­né son ac­cord avant qu’on ne lui pro­pose de suc­cé­der à Mike Brown dans l’Ohio. Pré­ci­sion utile : cette no­mi­na­tion était in­ter­ve­nue avant la dé­ci­sion de LeB­ron de re­ve­nir à Cle­ve­land… La « ma­rion­nette » Blatt ne tient qu’à un fil, comme on le pres­sen­tait dès le dé­part. C’est le tout-puis­sant James qui dé­ci­de­ra ou non de le cou­per. Il faut se sou­ve­nir que « LBJ » avait dé­jà mal­me­né Erik Spoel­stra à Mia­mi en 2010-11. Ce der­nier avait sau­vé sa tête parce qu’il avait le sou­tien du pré­sident Pat Ri­ley. Blatt a ce­lui de Gilbert qui signe les chèques. Le big boss est sû­re­ment en­clin à lais­ser une deuxième chance au coach roo­kie. Mais il vient tout juste de se ra­bi­bo­cher avec le double cham­pion NBA et il n’a sans doute pas ou­blié que si ce­lui-ci avait dé­mé­na­gé en Flo­ride, c’est aus­si parce que le front of­fice avait tar­dé à l’en­tou­rer conve­na­ble­ment et à chan­ger de for­mule (Mike Brown conser­vé comme coach pen­dant 5 ans). Les en­traî­neurs qui ont en­vie de tra­vailler avec LeB­ron ne manquent pas. Jeff Van Gun­dy et Tom Thi­bo­deau (ex-Chi­ca­go)

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