KY­RIE IRVING LA FRAC­TURE DE TROP

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En 2010, Bos­ton avait per­du son pi­vot Ken­drick Per­kins dans le Match 6 des Fi­nales, alors que la série re­ve­nait à Los An­geles. Ce­la son­na le glas des Cel­tics dans une série qu’ils avaient long­temps eue en main (4-3 pour les La­kers). Cinq ans plus tard, c’est Cle­ve­land qui a été pris de stu­peur avec la bles­sure de son me­neur Ky­rie Irving du­rant la pro­lon­ga­tion du Game 1. Un coup de mas­sue qui sem­blait condam­ner les Ca­va­liers, dé­jà pri­vés de Ke­vin Love (épaule), vic­time d’un choc contre Kel­ly Oly­nyk au 1er tour des playoffs, face à Bos­ton. Si la frac­ture de la ro­tule d’Irving a ou­vert un vaste dé­bat aux Etats-Unis, où l’on ci­blait le ca­len­drier NBA et ses ca­dences in­fer­nales qui ont rem­pli toutes les in­fir­me­ries de la Ligue, elle

LA BLES­SURE DE KY­RIE IRVING A PLOM­BÉ LES FI­NALES NBA 2015. LES CA­VA­LIERS ONT EU UN SUR­SAUT D’OR­GUEIL MAIS C’ÉTAIT

IN­SUF­FI­SANT POUR OF­FRIR UN TITRE À CLE­VE­LAND. EX­PLI­CA­TION D’UNE FRAC­TURE NÉE DE PLAYOFFS DOU­LOU­REUX

POUR LE ME­NEUR TROIS FOIS ALL-STAR.

a aus­si mis en exergue les la­cunes des uns et les in­suf­fi­sances des autres. Cette bles­sure d’un joueur ve­dette a évi­dem­ment plom­bé ce qui de­vait être la meilleure af­fiche de la sai­son. Elle a re­mis en ques­tion la ges­tion d’un triple All-Star au sein même de sa fran­chise. Elle a enfin sou­li­gné l’ab­sence de dé­ci­sions fortes dans un cham­pion­nat qui su­bit, an­née après an­née, une vé­ri­table hé­ca­tombe, dé­ci­mant les ros­ters pour la phase la plus cri­tique de la com­pé­ti­tion. La NBA ne peut se per­mettre de voir la post­sea­son ain­si sa­bor­dée. « On ajou­te­ra un trei­zième spot sur les feuilles de match dès la sai­son pro­chaine », a an­non­cé Adam Sil­ver, le com­mis­sio­ner, en ti­rant le bi­lan d’une sai­son dé­sas­treuse en ce qui concerne le nombre de bles­sés. Une pe­tite nou­veau­té à si­gna­ler, sans in­ci­dence pour la ques­tion qui nous in­té­resse ici : en playoffs, les cham­pions de di­vi­sion ne de­vraient plus être avan­ta­gés (plus de place ga­ran­tie dans le Top 4 de leur Confé­rence, seul le bi­lan en sai­son ré­gu­lière par­le­ra).

48 HEURES SOUS TEN­SION

L’at­mo­sphère fut pe­sante pen­dant 48 heures car Ky­rie Irving n’est pas n’im­porte qui en NBA. Non seule­ment le me­neur des Ca­va­liers est l’un des point guards en vue dans la Ligue mais il a aus­si été le MVP de la der­nière Coupe du monde en Es­pagne avec le Team USA. Il avait éga­le­ment été dé­si­gné MVP du All-Star Game de La Nou­velle-Or­léans en 2014, à seule­ment 21 ans. Le 1er choix de la draft 2011 n’avait ja­mais dis­pu­té de playoffs avant cette sai­son. Cette in­ex­pé­rience avait in­ci­té les ob­ser­va­teurs à pla­cer Cle­ve­land dans la peau du chal­len­ger, mal­gré le retour d’un LeB­ron James au­réo­lé de deux titres avec Mia­mi et cré­di­té de quatre Fi­nales suc­ces­sives avant l’ul­time étape 2015. Cô­té Gol­den State, ce­la don­nait trois par­ti­ci­pa­tions consé­cu­tives aux playoffs. Certes, au­cun War­rior n’avait ja­mais dis­pu­té de Fi­nales mais les vé­té­rans ba­gués chez les Cavs (Mike Miller, Shawn Marion, James Jones, Ken­drick Per­kins, Brendan Hay­wood) avaient un rôle très li­mi­té en sai­son ré­gu­lière. Avant la frac­ture d’Oak­land, Irving vé­cut des playoffs dou­lou­reux mal­gré les suc­cès face à Bos­ton (4-0), Chi­ca­go (4-2) et At­lan­ta (4-0) en fi­nale de Confé­rence Est. Douze matches au for­ceps pour le n°2 qui s’était dé­jà bles­sé contre les Cel­tics, le 21 avril (on l’ap­prit du­rant la de­mi-fi­nale de Confé­rence Est face aux Bulls, deux se­maines plus tard). La fin de la série face à Chi­ca­go fut un vé­ri­table calvaire pour Irving qui joua sous in­fil­tra­tions. Ce­la alla de mal en pis : il fut ab­sent du com­bat face aux Hawks du­rant deux matches avant de re­ve­nir et de dis­pu­ter 22 minutes lors du Game 4 à la Q Are­na. Ce­lui qui don­na le titre de la Confé­rence Est aux Ca­va­liers.

KY­RIE ÉTAIT AU BORD

DE LA RUP­TURE

Dans ce contexte par­ti­cu­lier qui mê­lait souf­france et cou­rage au plus fort de la pres­sion, Ky­rie Irving a sou­vent gri­ma­cé. Avant de fi­nir par pleu­rer. Il

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