KY­RIE IRVING

Mondial Basket - - Du Basket Et Des Hommes -

à écrire après coup. Pou­vait-on mé­na­ger Ky­rie ? Ponc­tuel­le­ment, oui. Sur la du­rée, non. L’is­sue de la Fi­nale est là pour le prou­ver. Blatt a coa­ché match après match, comme il vi­vait au jour le jour. Les playoffs sont pour­tant un exer­cice à part. On joue des sé­ries où il est ques­tion à la fois de ré­pé­ti­tion et d’ajus­te­ments. En sai­son ré­gu­lière, le coach des Spurs, Gregg Po­po­vich, ren­voie ses joueurs à la mai­son quand les matches s’ac­cu­mulent et qu’il sent la fa­tigue at­teindre ses All-Stars. En jan­vier ou en fé­vrier, Coach Pop a dé­jà un oeil sur les playoffs qui vont suivre. Da­vid Blatt n’avait pas com­pris cette ur­gence et cette né­ces­si­té. L’alerte avait pour­tant été don­née un mois plus tôt, lorsque les Ca­va­liers étaient me­nés 2-1 par Chi­ca­go. LeB­ron James, qui avait dé­jà per­du l’atout Ke­vin Love en route, avouait alors en par­lant de Ky­rie Irving : « Je n’ose pas ima­gi­ner qu’il soit bri­sé… » Il ne l’était pas en­core. Mais Ky­rie était in­dis­cu­ta­ble­ment at­teint et di­mi­nué.

JA­MAIS DE SAI­SON COM­PLÈTE

Un constat : le na­tif de Mel­bourne n’a ja­mais bou­clé une sai­son com­plète. Ly­cée com­pris ! Après des dé­buts à Mon­clair, dans le New Jer­sey, il s’était fixé un nou­veau chal­lenge à St. Patrick, dans la grande ban­lieue new-yor­kaise. Une école plus forte au ni­veau du jeu. Il y pas­sa deux sai­sons avec le Hor­net Mi­chael Kidd-Gil­christ. C’est aus­si là-bas qu’il com­men­ça à faire connais­sance avec les équipes mé­di­cales. Meilleur ly­céen du pays, Ky­rie fit ses classes uni­ver­si­taires à Duke. Une seule sai­son. Vingt-six matches man­qués à cause d’une dé­chi­rure d’un li­ga­ment de l’or­teil

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