NI­CO­LAS BA­TUM « J’ABORDE L’EU­RO CONFIANT MAIS AUS­SI MÉ­FIANT »

Mondial Basket - - In Your Face -

MON­DIAL BASKET : Ni­co­las, la nou­velle est tom­bée fin juin, tu re­joins Char­lotte dans un échange qui per­met à Port­land de ré­cu­pé­rer Ge­rald Hen­der­son et Noah Von­leh. En Ca­ro­line du Nord, tu por­te­ras le 5, ton nu­mé­ro en équipe de France. Il te reste une an­née de contrat. Tu étais très at­ta­ché aux Trail Bla­zers et ta vie dans l’Ore­gon, où tu évo­luais de­puis 2008, te plai­sait. Quel est ton sen­ti­ment ?

Ni­co­las BA­TUM : Rich Cho (ndlr:GM­desHor­nets etan­cien­di­ri­geant­desT­railB­la­zers) m’avait tou­jours dit qu’il m’em­mè­ne­rait avec lui et c’est su­per d’être dé­si­ré comme ça. Cette équipe de Char­lotte a beau­coup de po­ten­tiel. Elle était en playoffs l’an­née der­nière. Il y a un ef­fec­tif jeune et ex­ci­tant, on a la pos­si­bi­li­té de faire quelque chose d’unique. Les Hor­nets fi­gurent tou­jours par­mi les meilleures dé­fenses NBA. Avec Spen­cer (Hawes), Je­re­my (Lamb) et Frank (Ka­mins­ky, n°9 de la draft 2015), on peut ap­por­ter da­van­tage en at­taque. Et puis il y a Kem­ba (Wal­ker), Al (Jef­fer­son), Mi­chael (Kidd-Gil­christ)… Fran­che­ment, on peut faire quelque chose de spé­cial.

MB : Que vas-tu ap­por­ter aux Hor­nets ?

N.B. : J’ai le sen­ti­ment que mon jeu colle à cette équipe et je suis prêt à avoir un rôle plus large en at­taque. Je sais que mon rôle se­ra plus im­por­tant qu’aux Trail Bla­zers. Je suis un gars à 15 points, 5 re­bonds, 5 passes. Enfin, je l’étais avant de me bles­ser au poi­gnet. Ce qui m’in­té­resse, c’est de faire vivre la balle en at­taque, de créer pour les autres, de les rendre meilleurs. C’est un nou­veau chal­lenge pour moi. Je veux ra­me­ner cette ville et cette fran­chise en playoffs. Elles le mé­ritent. Comme je l’ai dit, j’adore cette équipe. En dé­fense,

ADIEU PORT­LAND, BON­JOUR CHAR­LOTTE ! APRÈS SEPT ANS

DANS L’ORE­GON, NI­CO­LAS BA­TUM (26 ANS) VA DÉ­MAR­RER

UNE NOU­VELLE AVEN­TURE. MAIS AVANT ÇA, IL Y A L’EU­RO. EN­FANT G­TÉ DE L’ÉQUIPE

DE FRANCE AVEC TROIS MÉ­DAILLES EN QUATRE ANS, « BAT­MAN » VA PAS­SER, CET ÉTÉ, LA BARRE DES 100 SÉ­LEC­TIONS. LEA­DER DE LA GÉ­NÉ­RA­TION « TAM­PON »,

L’AI­LIER NOUS A PAR­LÉ DE SON EX­CI­TA­TION DE JOUER

CET EU­RO À LA MAI­SON.

on va pou­voir faire de grandes choses avec Mi­chael (Kidd-Gil­christ). Grâce à notre po­ly­va­lence, on va swit­cher sur les écrans, dé­fendre sur plu­sieurs po­si­tions…

MB : Quelques mots sur les Trail Bla­zers. Avec 51 vic­toires et une éli­mi­na­tion au 1er tour des playoffs (1-4 face à Mem­phis), Port­land a-t-il fait une bonne sai­son 2014-15 ?

N.B. : On a fait une très bonne sai­son ré­gu­lière jus­qu’à dé­but mars. A par­tir de là, on a com­men­cé à dé­cli­ner avec la bles­sure de Wes­ley (Matthews). Il n’y a pas eu de dé­con­nexion mais plu­sieurs choses se sont pro­duites et elles ont fait que notre basket n’était plus le même. Je pense no­tam­ment à la bles­sure au pouce gauche de LaMar­cus (Al­dridge).

MB : On ne re­tient que les playoffs et là, vous n’avez pas été bons…

« Char­lotte a beau­coup de po­ten­tiel. L’équipe était en playoffs l’an­née der­nière. Il y a un ef­fec­tif jeune et ex­ci­tant, on a la pos­si­bi­li­té de faire quelque chose d’unique »

N.B. : On a ga­gné le titre de notre di­vi­sion. Après, c’est la réa­li­té de l’Ouest qui nous a rat­tra­pés. C’est ex­trê­me­ment dif­fi­cile de sur­vivre dans cette Confé­rence. En lâ­chant sur la fin de la sai­son ré­gu­lière, on sa­vait qu’on n’au­rait pas l’avan­tage du ter­rain et que ça com­pli­que­rait nos af­faires pour la suite.

MB : C’était pour­tant l’an­née où il ne fal­lait pas se lou­per, non ? Les Spurs ont dis­pa­ru dès le 1er tour…

N.B. : Oui mais on ne pou­vait pas choi­sir. Entre Gol­den State, Mem­phis, les Clip­pers, Hous­ton et j’en passe, rien n’était fa­cile.

MB : LeB­ron James a dé­cla­ré pen­dant les playoffs que pour être cham­pion NBA, il faut être chan­ceux. Es-tu d’ac­cord ?

N.B. : Il y a une part de chance, c’est évident. Je pense qu’il di­sait ça par rap­port aux bles­sures. Cle­ve­land aus­si a eu son lot de bles­sés mais LeB­ron comble les vides à ce mo­ment-là. On n’a pas eu l’im­pres­sion que cette équipe jouait sans Ke­vin Love. Il faut dire que le bou­lot abat­tu par Tris­tan Thomp­son a été im­pres­sion­nant.

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