AN­DREW BO­GUT

Mondial Basket - - Around -

ENTRE CRASH ET VOI­TURES

Le pi­vot aus­tra­lien de Gol­den State An­drew Bo­gut bri­cole des ba­gnoles et lâche les coups en NBA. Ma­thew Del­la­ve­do­va et LeB­ron James ont man­gé chaud face au mé­ca­no… S’il a dis­pa­ru pen­dant la Fi­nale, « small ball » oblige, le « Kan­gou­rou » (30 ans) avait été star­ter 67 fois cette sai­son chez les War­riors. Les playoffs lui ont don­né l’oc­ca­sion de dé­mon­trer qu’il était un vrai All-De­fen­sive Se­cond Team avec des blocks et des re­bonds. En Fi­nale, le gars de Mel­bourne a mis des pains. Il a vio­lem­ment écar­té LeB­ron James qui fi­ni par per­cu­ter un ca­me­ra­man Il a aus­si po­sé un sale écran sur son com­pa­triote Mat­thew Del­la­ve­do­va qui val­din­gué par­mi les VIP. Avant d’être « ben­ché » par Steve Kerr pour le Match 4 à Cle­ve­land, le n°1 de la draft 2005 avait eu le temps de ba­lan­cer des va­che­ries de­vant les mi­cros. Best of…

Tu passes 10 se­condes sur le ter­rain face à ton com­pa­triote « Del­ly » et tu l’en­voies en tri­bunes. Pas co­ol…

An­drew BO­GUT : Il ne s’agit pas d’être co­ol ou pas. Mon bou­lot, c’est de po­ser des écrans. Que ce soit sur Ky­rie Irving ou sur Del­ly, ça ne change rien pour moi. Je fais mon job. Com­pa­triote ou pas, c’est la même chose.

Sauf que là, il était ap­puyé…

A.B. : Ça fe­ra une belle his­toire à écrire au pays…

Com­ment juges-tu son jeu ?

A.B. : Ce gars est sous-éva­lué. Il a un bon ni­veau pour un mec qui n’a pas été draf­té. Ce n’était pas non plus une dé­cou­verte en Fi­nales. Il avait été bon face à Chi­ca­go et At­lan­ta aux tours pré­cé­dents.

Il a man­qué le bus de son équipe après un match et il est ren­tré à l’hô­tel avec Uber. S’il t’avait ap­pe­lé, tu l’au­rais dé­pan­né ?

A.B. : Ab­so­lu­ment pas. Pen­dant la sai­son ré­gu­lière, j’au­rais peut-être fait un ef­fort. Uber, ce n’est pas cher. Ça va.

Tu as aus­si en­voyé LeB­ron James per­cu­ter un ca­me­ra­man à Cle­ve­land. Une faute dure, non ?

A.B. : Pas du tout. C’était une faute clas­sique. C’est LeB­ron qui a fait deux pas pour fi­nir sur le ca­me­ra­man qui l’a bles­sé à ce mo­ment-là. Moi, j’ai dé­fen­du. LeB­ron a en­suite exa­gé­ré.

« Chaque fois, on a bat­tu les équipes hôtes en quarts de fi­nale. On a été

des mecs bri­seurs de rêve ! On sait ce qu’il faut faire pour

ne pas être à leur place, chez

nous à Lille »

Tu n’aimes pas les ca­mé­ras. Avant le dé­but de la Fi­nale, tu les as rem­bar­rées. Pour­quoi ?

A.B. : A cause de l’éclai­rage qui ar­rive dans les yeux. Cette fois, je plai­san­tais. Je di­sais que c’était blin­dé de mé­dias.

Que fais-tu cet été ?

A.B. : Je vais res­tau­rer mes vieilles voi­tures. J’ai du bou­lot !

C’est-à-dire ?

A.B. : J’aime les vieilles car­casses mus­clées des ba­gnoles. Je leur re­fais une toi­lette. C’est comme pour moi. J’ai be­soin d’être soi­gné pour conti­nuer à jouer. Mes voi­tures ont be­soin d’être res­tau­rées pour rou­ler.

C’est une pas­sion ?

A.B. : Yep ! Une vraie pas­sion. Mon père a la même et il me l’a trans­mise. Lui est mé­ca­ni­cien. Il a une col­lec­tion des an­nées 50-60. Je dois avoir une tren­taine de voi­tures. L’an der­nier, j’ai ache­té une Gran To­ri­no 70. Je dois la re­peindre cet été.

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