ITW CROI­SÉE

C’EST LE MATCH DES SU­PER FANS DE L’ÉQUIPE DE FRANCE. LE RAP­PEUR CONTRE L’AC­TEUR-HU­MO­RISTE. LES DEUX SONT JEUNES. BEN, JEUNES, QUOI ! ET PIS C’EST TOUT. AH SI… ILS JOUENT AU BAS­KET AUS­SI. ET ILS AIMENT ÇA !

Mondial Basket - - Édito -

ORELSAN ET BAP­TISTE LE­CA­PLAIN

Club

B.L. : J’ai joué pen­dant 13 ans au bas­ket. A Saint-Mi­chel d’Avranches. J’ai même joué en Na­tio­nale 3. Bon, au bout du banc mais quand même ! Le club est mon­té en Na­tio­nale 2. Ben ouais, quand même !

O. : J’ai joué au BCA Alen­çon. J’ai dû jouer 6 ans là-bas et puis après, j’ai évo­lué à Caen pen­dant 2 ans. Oui, ça de­vait être le ni­veau ré­gion. J’avais com­men­cé au col­lège en fai­sant du hand. Mais ça ne me plai­sait pas plus que ça, le hand. Le bas­ket, c’était dé­jà un peu l’ex­plo­sion de la NBA. En fait, on se met­tait dans le sport mais éga­le­ment dans tout l’uni­vers qui al­lait avec.

Kid

B.L. : Chaque soir, je fai­sais mes séances de shoot à la mai­son. Je vou­lais un pa­nier ac­cro­ché à 3,05 m, comme dans les mai­sons amé­ri­caines. Chez moi, j’ai dû me conten­ter de 2,75 m. Je re­gar­dais les matchs des Chi­ca­go Bulls la nuit. Je re­gar­dais la NBA et les films de cul mais mon père avait squiz­zé le dé­co­deur…

O. : Je suis le bas­ket de­puis tou­jours. En­fin, j’ai ar­rê­té com­plè­te­ment et puis je m’y suis re­mis der­niè­re­ment. Mais je suis de­puis que je suis pe­tit. De­puis mes 8 ou 10 ans, quand j’ai com­men­cé à pra­ti­quer.

Etu­diant

B.L. : J’étais en fac d’an­glais, à Ville­jean, à Rennes. An­glais pour mieux com­prendre le bas­ket NBA, les mots « lay-up », « ba­ck­door », « in the paint », tous ces trucs…. Je ne vou­lais pas faire comme An­toine Ri­gau­deau à Dal­las, plan­qué dans sa chambre d’hô­tel à po­tas­ser. Je vou­lais tout cap­ter di­rect. Je ma­tais les matches de TP et les Fi­nales contre De­troit avec des potes en live.

O. : Je jouais à l’aile. J’avais un bon shoot, chose que je n’ai plus… J’ai joué jus­qu’en ca­dets 2. C’est l’an­née ca­dets 1 qui m’a tué. Et puis j’ai com­men­cé à être un ado, à boire, à fu­mer… Ça ne m’in­té­res­sait plus de m’en­traî­ner. Je me suis mis au rol­ler et au skate.

Adulte

B.L. : Je ne peux plus re­gar­der les matches la nuit. Je suis jeune pa­pa et ce n’est pas pos­sible si tu veux as­su­rer le ma­tin. Et dire que j’ai com­men­cé en écou­tant George Ed­dy et Eric Bes­nard, Ren­nais éga­le­ment… J’ai du mal à croire qu’il fait du foot, main­te­nant, Eric. Ça fait drôle !

O. : Ça ne fait pas long­temps que je re­garde à nou­veau mais je m’y re­mets. Parce que j’ai en­vie, dé­jà, et puis aus­si parce que mon frère (ndlr: Clé­mentCo­ten­tin) est jour­na­liste de bas­ket sur Ca­nal+. Il en parle tout le temps.

Ré­gime

B.L. : Je fais 100 pompes par jour. J’ai pris du muscle. Avant, j’étais tout frêle. Là, c’est autre chose !

O. : Je veille un peu pour ma­ter les playoffs NBA… mais je m’en­dors !

Culture

B.L. : Bas­ket, tou­jours à fond. C’est bien plus fun que le foot. Ka­rim Ben­ze­ma va mettre 2 buts avec le Real Ma­drid et on va en faire tout un pa­ta­quès alors que TP a réus­si à être MVP d’une Fi­nale NBA. C’est un truc de ma­lade men­tal ! On en a par­lé, évi­dem­ment, mais en com­pa­rai­son d’autres sports, c’est très in­suf­fi­sant. Il y a tou­jours un dé­ca­lage.

O. : TP est Nor­mand. Il est trop fort ! De mon point de vue, c’est le meilleur spor­tif fran­çais de l’his­toire. Je dis ça parce que je suis sen­sible au bas­ket, évi­dem­ment, mais peu de spor­tifs peuvent ri­va­li­ser, éga­ler tous les titres qu’il a. Ce­lui qui m’im­pres­sionne le plus, c’est Ste­phen Cur­ry. Il est hal­lu­ci­nant ! J’ai mis un peu de temps à per­cu­ter mais un jour, j’ai re­gar­dé un match et je me suis ren­du compte qu’il était phé­no­mé­nal. J’aime bien les joueurs phy­siques aus­si - iIs sont tous hy­per ath­lé­tiques, main­te­nant - mais Cur­ry, je pour­rais le re­gar­der jouer pen­dant des heures. C’est ma­gni­fique ! J’aime bien la fa­çon dont il ma­nie la balle et la dy­na­mique qu’il crée. LeB­ron James est trop fort. Mais bon, il est trop phy­sique pour moi. On m’a de­man­dé de choi­sir entre Jor­dan et LeB­ron. Pour moi, ça n’a rien à voir. C’est comme pour les rap­peurs que j’écou­tais quand j’avais 13 ans. Ils se­ront tou­jours meilleurs que ceux que j’écoute main­te­nant…

Pre­view

B.L. : Pour Mont­pel­lier, à par­tir du 5 sep­tembre, ce n’est pas jouable pour moi mais Lille, ça de­vrait le faire. J’avais un film de pré­vu à ce mo­ment-là mais c’est dé­ca­lé en oc­tobre. Donc, je se­rai à Lille pour voir jouer l’équipe de France. C’est dur de pré­voir quoi que ce soit dès main­te­nant… En bas­ket, c’est dur de pré­voir de toute fa­çon. Il ne faut pas perdre un joueur clé, par exemple, si­non ça peut vite être la m… Mais bon, oui, les Bleus peuvent être cham­pions d’Eu­rope. Ou plu­tôt le res­ter. Ils ont l’équipe pour ça. L’an der­nier, avec mon pote Fa­brice Eboué, on est al­lés voir le quart de fi­nale de Coupe du monde, quand la France a éli­mi­né l’Es­pagne. C’était une soi­rée de dingues ! On avait dé­li­ré. En même temps, on était des « enc… »… Entre nous, on se di­sait qu’on al­lait prendre un -26 et en­suite, sur Ca­nal, on était là : «Ouais,onya­tou­jours cru!» En­fin, tu vois le genre… On était hy­per dé­fai­tistes.

O. : J’es­père bien être aux matches de l’Eu­ro. Lille et Mont­pel­lier sont deux villes que j’aime beau­coup. J’ai­me­rais vrai­ment y être. Mon frère fait les re­por­tages, en plus. Il était au der­nier Eu­ro et au Mon­dial. J’ai­me­rais trop être de­dans. Vivre ça de l’in­té­rieur. Pour­tant, j’y connais que dalle en bas­ket eu­ro­péen… Cette an­née, je m’y re­mets !

Idoles

B.L. : J’ado­rais Mi­chael Jor­dan et Steve Kerr, car c’était un shoo­teur comme moi. Et puis To­ni Ku­koc, le meilleur sixième homme de tous les temps à Chi­ca­go. Au ni­veau équipe, les Spurs. Il y a une ho­mo­gé­néi­té dans cette équipe, c’est im­pres­sion­nant. On sent des mecs fi­dèles à leur fran­chise, ça te donne en­vie de les voir tout le temps. La fi­dé­li­té dans le sport, c’est top, sur­tout au bas­ket. Tu ne trouves pas ça dans le foot. Nous, les ac­teurs, c’est pa­reil, on vou­drait être fi­dèles au même réa­li­sa­teur mais par­fois, tu ne peux pas. La fi­dé­li­té dans le show­biz, ce n’est pas la même chose.

O. : Scot­tie Pip­pen, Den­nis Rod­man, Mi­chael Jor­dan. Les Bulls de la grande époque, quoi. Et puis comme tout le monde, Ma­gic John­son, Lar­ry Bird, Isiah Tho­mas. Et pour la gé­né­ra­tion d’après… Al­len Iver­son ? Ah non, pas trop. Il était trop égoïste. Lui, ce n’est pas trop mon style ! Moi, j’aime bien le bas­ket col­lec­tif. En fait, j’ai­mais sou­vent des mecs qui étaient un peu moins en vue, des mecs qui se sa­cri­fiaient un peu. Comme Ro­bert Hor­ry. Des roo­kies, aus­si. J’ai­mais bien les un­der­dogs. J’ado­rais Reg­gie Miller. J’avais son bou­quin. A la fois pour le cô­té trash-talk mais aus­si pour le cô­té shoo­teur élé­gant. J’ai­mais bien.

Mon­naie

B.L. : T’en sais rien si je gagne des thunes ! En tout cas, tu croises un gars comme Ni­co­las Ba­tum dans les chiottes, un mec qui gagne pas mal pour le coup, il te parle sans pro­blème. C’est le bas­ket, ça. Tu tombes sur un gars comme Ni­co, hy­per cool.

O. : Moi aus­si, j'aime bien Ba­tum parce qu’il vient du même coin que moi. Du coup, on s’est dé­jà par­lé deux ou trois fois. Et puis, pour par­ler mon­naie, c’est quel­qu’un de va­che­ment im­por­tant pour ma ville, avec son in­ves­tis­se­ment dans le club du Caen BC. Je suis sou­vent al­lé voir des matches du CBC.

Next

B.L. : Mon pro­chain spec­tacle, c’est « Ori­gine », en oc­tobre au Pe­tit Mont­par­nasse. Bon, t’es pas obli­gé de le mettre mais si tu le fais, c’est cool aus­si…

O. : Je vais sor­tir mon pre­mier film, ba­sé sur mon al­bum concept « Les Cas­seurs Flow­ters », en tant qu’ac­teur-réa­li­sa­teur. Ça sort en dé­cembre pro­chain.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.