SI TU VAS À RIO…

Mondial Basket - - Plein Les Yeux -

Si tu vas à Rio… Avec des « Si », l’équipe de France se­rait sû­re­ment dé­jà aux J.O. 2016 et elle au­rait sans doute dé­fi­lé dans le bas des Champs-Ely­sées après avoir conser­vé son titre de cham­pionne d’Eu­rope. Mais « Si » si­gni­fie « Oui » en es­pa­gnol… Si, Señor Ga­sol ! Oui, cette dé­faite (75-80 a.p.) en de­mi-fi­nales d’un Eu­ro his­to­rique en tous points mar­que­ra les es­prits. Pour long­temps. Trop ra­geant, trop frus­trant. Parce qu’elle prive la sé­lec­tion tri­co­lore de presque tout, alors que celle-ci te­nait sa qua­li­fi­ca­tion pour la fi­nale jus­qu’à trois minutes du terme. L’in­té­rieur de Chi­ca­go a mas­sa­cré la ra­quette tri­co­lore et le staff est res­té sans so­lu­tions (pas de trappes, pas de prises à deux ni de zone et en­core moins de ro­ta­tions). Les tau­liers bleus ont trem­blé dans le pé­ri­mètre et sur la ligne de lan­cers pas bien francs. Comme té­ta­ni­sés, étouf­fés par une pres­sion trop forte, en­traî­neurs et joueurs ti­tu­laires se sont fi­gés. Blo­qués. Le mea culpa du len­de­main - Vincent Col­let en tête (cha­peau, il fal­lait oser re­con­naître ses torts plu­tôt que de stig­ma­ti­ser à nou­veau les fautes d’ar­bi­trage, comme ce­la avait été fait à chaud de­vant les ca­mé­ras et mi­cros) -, dans ce qui consti­tue­ra une ré­fé­rence en termes de confé­rence de presse, sorte de jeu de la vé­ri­té sans jo­ker après une nuit blanche, dans un an­cien hos­pice re­bap­ti­sé « Confes­sion­nal », ne conso­le­ra ja­mais vrai­ment un groupe qui a quand même su re­bon­dir pour dé­cro­cher le bronze face à la Ser­bie (81-68), dans « son » Eu­ro. L’Eu­ro de sa vie, de­vant ses fans, sa fa­mille, voire beau­coup plus si l’on tient compte des au­diences té­lé et de la pré­sence mé­dia­tique sur place. Pe­tit Graal. Une qua­trième mé­daille en 5 ans après l’ar­gent eu­ro­péen de 2011, l’or eu­ro­péen de 2013 et le bronze mon­dial de 2014. Con­so­lante tou­jours bienvenue. Le dé­but d’une toute der­nière aven­ture avant que les « vieux » (To­ny Par­ker, Florent Pie­trus et sû­re­ment Coach Col­let lui-même) ne passent le flam­beau. Mais nous n’en sommes pas là. Dans l’im­mé­diat, il s’agit avant tout de ne pas se trom­per d’ob­jec­tif.

SI ELLE N’A PAS RÉUS­SI À CONSER­VER SON TITRE ET, SUR­TOUT, NE S’EST PAS QUA­LI­FIÉE DI­REC­TE­MENT POUR LES J.O. DE 2016, L’ÉQUIPE DE FRANCE PEUT SE RENDRE À RIO EN PAS­SANT PAR UN VI­CIEUX TOUR­NOI QUA­LI­FI­CA­TIF. LA MÉ­DAILLE DE BRONZE DÉ­CRO­CHÉE À L’EU­RO LUI AU­RA PER­MIS DE COM­MU­NIER AVEC SON FA­BU­LEUX PU­BLIC ET DE LAN­CER LA DER­NIÈRE CAMPAGNE DE LA GÉ­NÉ­RA­TION PAR­KER. BI­LAN ET PERS­PEC­TIVES. PAR FRED LESMAYOUX, EN­VOYÉ SPÉ­CIAL À L’EU­RO

Une mé­daille qui re­donne sou­rire et es­poir aux Bleus.

Evan Fournier et Vincent Col­let

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