L’IN­TÉ­GRA­TION MADE IN SA

Mondial Basket - - Inside -

De­puis trois ans, les cadres tech­niques en­tou­rant Gregg Po­po­vich au sein du staff tech­nique de San An­to­nio se sont ra­jeu­nis. Les dé­parts de Mike Bu­den­hol­zer (At­lan­ta) et Brett Brown (Phi­la­del­phie) ont été com­pen­sés par l’ar­ri­vée, entre autres, de Be­cky Ham­mon - la pre­mière femme as­sis­tant coach en NBA - il y a un peu plus de douze mois. Le head coach, qui va sur ses 67 ans, reste le boss de la fran­chise et de la for­ma­tion texanes, me­nant les Spurs là où il l’en­tend. A sa fa­çon, comme tou­jours. Les joueurs passent, « Pop » conti­nue. Fi­dèle à sa ré­pu­ta­tion de vieux lion. Gare à ceux qui ne res­tent pas dans les clous. San An­to­nio n’a pas chô­mé de­puis le dé­but du trai­ning camp en oc­tobre. Il a fal­lu ou­vrir les portes de la mai­son « sil­ver and black » aux nou­veaux ve­nus. LaMar­cus Al­dridge (30 ans) évo­luait à Port­land de­puis neuf sai­sons avec ses ha­bi­tudes. A 35 ans, Da­vid West a tri­mé une dou­zaine d’an­nées, entre La Nou­vel­leOr­léans et Indiana avec un pe­tit cro­chet par Ok­la- homa Ci­ty (dé­lo­ca­li­sa­tion pro­vi­soire des Hor­nets, de­ve­nus Pe­li­cans). In­té­grer deux All-Stars de ce ca­libre n’est pas une mince af­faire. Il suf­fit de re­gar­der ce qui se passe dans cette Ligue pour com­prendre que rien n’est ja­mais simple. Paul Pierce, Josh Smith et Lance Ste­phen­son (ces deux der­niers n’ont pas dis­pu­té le Match des Etoiles mais ils au­raient pu) peinent à trou­ver leur place chez les Clip­pers. Comme nous l’ex­plique TP (voir in­ter­view­pages24-27), il y a tel­le­ment de pa­ra­mètres qui entrent en ligne de compte qu’il est dif­fi­cile de faire d’un cas une gé­né­ra­li­té. Chez les Epe­rons, on s’est ef­for­cé de re­dis­tri­buer les rôles, en comp­tant sur le bon sens et la bonne vo­lon­té de cha­cun. Il s’agis­sait de ne pas perdre trop de temps dans ce pro­ces­sus d’ajus­te­ment. Coach « Pop » est sa­tis­fait de l’en­semble, avec les ré­serves d’usage. « Rien n’est ja­mais par­fait mais on a avan­cé plus vite que pré­vu, nous confiait-il à Den­ver fin no­vembre. Je de­mande tou­jours plus à ceux qui sont dé­jà en place et je suis plus pa­tient avec ceux qui ar­rivent et qui ne connaissent pas en­core très bien nos sys­tèmes. Mais comme on est tom­bés sur des mo­dèles d’in­tel­li­gence en termes de com­pré­hen­sion du jeu, on n’est pas en re­tard sur nos ob­jec­tifs. » Al­dridge et West ap­pré­cie­ront l’hu­mour de leur en­traî­neur. Un coach qui laisse ses as­sis­tants « dé­ru­sher » les images et mon­ter des vi­déos sur le jeu des Spurs et ce­lui des 29 autres équipes. Des heures de bou­lot que « Pop » ba­laie d’un re­vers de main dans sa pré­pa­ra­tion per­son­nelle. « Je pré­fère tra­vailler sur le ter­rain avec les nou­veaux. Rien ne vaut la pra­tique et rien ne rem­place la com­pé­ti­tion et l’en­traî­ne­ment. Ça doit ren­trer dans les têtes avec les bonnes vieilles mé­thodes. Du jeu et en­core du jeu », ajou­tait le tech­ni­cien texan après un prac­tice au Pep­si Cen­ter.

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