« J’AI TROU­VÉ UN ÉQUI­LIBRE ENTRE SHOO­TER ET AT­TA­QUER LE PA­NIER »

Mondial Basket - - In Your Face -

ALL-STAR EN 2014, DE­MAR DERO­ZAN ES­PÈRE SI­GNER SON COME-BACK DANS LE MATCH DES ÉTOILES CHEZ LUI, À TO­RON­TO. LE SCO­REUR DES RAP­TORS, QUI S’AF­FICHE À PLUS DE 23 POINTS DE MOYENNE, RESTE CONFIANT, AUS­SI BIEN POUR LE « MID-WIN­TER CLAS­SIC » QUE POUR LES PLAYOFFS. IL JOUE­RA SOUS PRES­SION APRÈS LES ÉCHECS CUI­SANTS DES DEUX DER­NIÈRES SAI­SONS.

MON­DIAL BAS­KET : De­Mar, tu es dans le Top 10 des meilleurs sco­reurs NBA (23.1 pts après 42 matches cou­rant jan­vier). C’est une sa­tis­fac­tion, à titre per­son­nel ?

De­Mar DeRO­ZAN : Je pense que mon jeu est meilleur cette sai­son. Je suis beau­coup plus agres­sif et j’ai trou­vé un équi­libre, dans mon jeu d’at­taque, entre shoo­ter et at­ta­quer le pa­nier. Ce n’est tou­jours pas concluant à 3 points (ndlr:

27%) mais la confiance est là dans le pé­ri­mètre, la zone où je suis le plus à l’aise. Cer­tains di­ront que je pour­rais m’amé­lio­rer avec plus de réus­site der­rière l’arc mais je ne me pose pas ce genre de ques­tions. To­ron­to gagne ses matches, c’est tout ce qui m’in­té­resse.

MB : Est-ce suf­fi­sant pour être sé­lec­tion­né au All-Star Game à To­ron­to ?

D.D. : Je l’es­père ! Ça de­vrait le faire avec le choix des coaches. To­ron­to a de bons ré­sul­tats, on a un ex­cellent ba­ck­court avec Kyle (Lo­wry) et ce All-Star Game 2016 se passe chez nous. Je pense que ça va in­fluen­cer les en­traî­neurs et les in­ci­ter à me dé­si­gner All-Star à nou­veau. Je suis plu­tôt op­ti­miste.

MB : Tu es al­lé deux fois au Slam Dunk Con­test, en 2010 et 2011, et une fois au All-Star Game, en 2014. Quel est ton meilleur sou­ve­nir et pour­quoi ?

D.D. : J’avais fait les contests pour m’amu­ser. C’était in­té­res­sant, sur­tout à Los An­geles (ndlr:concours­rem­por­té­par

Bla­keG­rif­fi­nen2011) mais je garde un bien meilleur sou­ve­nir de La Nou­velle-Or­léans. C’était le Match des Etoiles et j’avais l’im­pres­sion de jouer dans une autre di­men­sion avec tous ces gars. C’était ma pre­mière sé­lec­tion. Et puis on avait bat­tu la Wes­tern Confe­rence. C’est tou­jours mieux quand ça se ter­mine par une vic­toire ! J’es­père re­vivre ça chez nous à To­ron­to.

MB : Jus­te­ment, To­ron­to or­ga­nise le All-Star week-end. Com­ment peux-tu convaincre les fans d’al­ler à To­ron­to ou, tout du moins, de re­gar­der ce week-end de bas­ket à la té­lé ?

D.D. : C’est tou­jours un mo­ment à part dans la sai­son, entre les joueurs et les fans. On passe du bon temps entre joueurs mais les sup­por­ters sont aus­si concer­nés. Il y a la Jam Ses­sion, on signe des au­to­graphes et on s’en­traîne pour les fans. J’ai sur­tout en­vie de dire aux gens qu’ils ne re­gret­te­ront pas d’avoir vi­si­té To­ron­to. C’est une ville splen­dide qui bouge pas mal. C’est in­ter­na­tio­nal, donc tout le monde s’y re­trouve. Et puis c’est la pre­mière fois que ça se passe en de­hors des Etats-Unis. Ce se­ra très spécial. His­to­rique !

MB : Qu’aimes-tu dans cette ville ? Et que détestes-tu le plus ?

D.D. : J’aime cette pas­sion qu’ont les gens pour les Rap­tors. Quand on dit « We The North », c’est vrai­ment la réa­li­té avec des mil­liers de gens qui se pas­sionnent pour l’équipe de bas­ket. C’est dif­fi­cile de dé­tes­ter quelque chose dans cette ville mais comme je suis ca­li­for­nien, je di­rais que le temps hi­ver­nal n’est pas tou­jours très agréable, no­tam­ment quand il y a du blizzard. C’est ma sep­tième an­née à To­ron­to, je m’y suis ha­bi­tué…

MB : Est-ce que tu connais l’Eu­rope en de­hors de Londres où vous avez joué face à Or­lan­do en jan­vier ?

D.D. : Pas vrai­ment. Je ne suis ja­mais al­lé à Pa­ris. J’ai joué deux fois à Londres car nous avions dé­jà eu un match en 2011. J’adore cette ville, même si je crois qu’il n’y a pas beau­coup de bas­ket. C’est une ville de foot­ball, c’est une autre culture. Je com­prends que les fans de bas­ket aiment la NBA. Ils doivent être frus­trés s’ils n’ont pas d’équipe à sup­por­ter.

MB : Du­rant l’off-sea­son, tu voyages beau­coup ou tu rentres chez toi, re­lax, à Los An­geles ?

D.D. : Je bouge tou­jours pen­dant une par­tie des va­cances. Avec mon amie, on se fait tou­jours un trip style les Ba­ha­mas ou Ha­waï. Après, je re­prends l’en­traî­ne­ment chez moi, à Los An­geles. L’off-sea­son n’est ja­mais en­nuyeuse avec ce genre de pro­gramme. J’aime trop le jeu pour pou­voir m’en pas­ser, même en va­cances.

MB : Ton coach, Dwane Ca­sey, dit que tu as pro­gres­sé de­puis quelques étés, sur le jeu en pick and roll no­tam­ment. Quelle est ta mé­thode de tra­vail ?

D.D. : De­puis trois ans, j’ai un coach per­son­nel, John­ny Ste­phene. Il m’a re­mis aux fon­da­men­taux. Je joue beau­coup avec James Har­den éga­le­ment. Dé­fendre sur lui est tou­jours un casse-tête mais ça m’a été utile. Je pense être plus com­plet au­jourd’hui. J’ai plus de moves en at­taque et on est com­plé­men­taire dans le ba­ck­court des Raps avec Kyle (Lo­wry). On a des au­to­ma­tismes cette sai­son qu’on n’avait sû­re­ment pas ces der­nières an­nées.

MB : Ré­cem­ment, tu as dit que tu jouais avec la meilleure équipe des Rap­tors. Qu’est-ce qui a chan­gé ?

D.D. : Il y a plus de flui­di­té dans notre jeu. Les ro­ta­tions sont meilleures éga­le­ment car notre banc est plus large. On a ga­gné en ex­pé­rience. On peut rem­por­ter des matches sans être hy­per per­for­mants. L’ex­pé­rience est un facteur de réus­site. Les joueurs qui sont ar­ri­vés l’été der­nier ap­portent une den­si­té qu’on n’avait pas la sai­son pas­sée. C’est un en­semble de choses qui fait qu’on joue mieux.

MB : L’ab­sence de De­Marre Car­roll est un pro­blème mal­gré tout à ce mo­ment de la sai­son, non ?

D.D. : La plu­part des équipes sont confron­tées à ce genre de choses. Il n’y a ja­mais de bon mo­ment pour une bles­sure. De­Marre est ar­ri­vé chez nous cette sai­son. Il n’a pas connu de pro­blème d’in­té­gra­tion car il a tout de suite com­pris ce que l’on at­ten­dait de lui. Quand je par­lais d’ex­pé­rience, De­Marre est le type même de joueur qui ap­porte un bo­nus dans une équipe. Il im­pacte en dé­fense et en at­taque car il shoote à 3 points. Mais des gars comme James John­son et Ter­rence Ross vont faire le bou­lot d’ici son re­tour.

MB : Quelles sont vos armes pour battre Cleveland en playoffs ?

D.D. : La confiance dans notre jeu. On a une équipe qui ne lâche rien. Ce se­ra la même chose si on doit les af­fron­ter en playoffs. On se­ra prêts.

MB : Ces deux der­nières an­nées, vous avez été sor­tis dès le 1er tour (3-4 contre Brook­lyn et 0-4 contre Wa­shing­ton). C’est le contraste avec vos sai­sons ré­gu­lières qui sont bonnes…

D.D. : (Il­coupe) On a ap­pris de ces deux échecs. Ça ne se re­pro­dui­ra pas. On a un jeu bien en place avec des gars plus ex­pé­ri­men­tés. C’est la dif­fé­rence avec les deux der­nières sai­sons où on jouait bien mais où on n’avait pas l’ex­pé­rience des playoffs.

MB : Par­lons de ton contrat. Tu as lais­sé en­tendre que tu vou­lais tes­ter le mar­ché cet été alors qu’il te reste une an­née à To­ron­to. C’est bien ça ?

D.D. : Je reste concen­tré sur les Rap­tors. Ce sont des bruits qui courent et je ne veux plus re­ve­nir là-des­sus. J’aime trop To­ron­to, j’ai trop de res­pect pour cette fran­chise pour en par­ler main­te­nant. On ver­ra ça le mo­ment ve­nu. Ce n’est pas le su­jet n°1 pour l’ins­tant.

MB : Es-tu sur­pris par le jeu de Gol­den State ? Peu­ven­tils battre le re­cord des Chi­ca­go Bulls (72-10) se­lon toi ?

D.D. : Ce n’est pas une sur­prise pour moi. Ce sont les cham­pions en titre et ils dé­ve­lop­paient dé­jà un beau jeu la sai­son der­nière. Ils sont dans l’élan de ce titre. Main­te­nant, battre ce type de re­cord, ça me semble un peu com­pli­qué. Tout peut ar­ri­ver en bas­ket mais ce se­rait un sa­cré ex­ploit s’ils réus­sis­saient à faire mieux ou aus­si bien que les Bulls de Mi­chael Jor­dan.

MB : Tu as une grosse col­lec­tion de snea­kers de Kobe Bryant. Tu di­sais que P.J. Tu­cker, Nick Young et Mon­ta El­lis étaient im­bat­tables ques­tion col­lec­tion. On parle snea­kers entre joueurs ?

D.D. : Oui, bien sûr. On échange sur Twit­ter et Ins­ta­gram. Ces trois-là ont des col­lec­tions mons­trueuses. Je suis loin d’eux…

« De­Marre Car­roll est ar­ri­vé chez nous cette sai­son. Il n’a pas connu de pro­blème d’in­té­gra­tion car il a tout de suite com­pris ce que l’on at­ten­dait de lui. Quand je par­lais d’ex­pé­rience, De­Marre est le type même de joueur qui ap­porte un bo­nus dans une équipe »

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