ISH SMITH (PHI­LA­DEL­PHIE), LE CA­DEAU DE NOËL

LES SIXERS EN ONT MARRE D’ÊTRE LA RI­SÉE DE LA NBA. POUR DO­PER LEUR AT­TAQUE, ILS SONT AL­LÉS CHER­CHER ISH SMITH DANS LE BAYOU DE LA NOU­VELLE-OR­LÉANS. UN ME­NEUR TRIM­BAL­LÉ DE FRAN­CHISE EN FRAN­CHISE DE­PUIS SA SOR­TIE DE L’UNI­VER­SI­TÉ EN 2010. SMITH N’A NI VA­LISE

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Phi­la­del­phie aligne l’une des pires équipes de l’his­toire (6-38) mais elle n’en­tend pas le res­ter. Le ri­chis­sime pro­prié­taire des Sixers, Jo­shua Har­ris, a mus­clé le staff tech­nique en en­rô­lant Mike D’An­to­ni tan­dis que Jer­ry Co­lan­ge­lo joue un rôle de conseiller au­près du ge­ne­ral ma­na­ger, Sam Hin­kie. Co­lan­ge­lo a connu suf­fi­sam­ment de suc­cès avec dif­fé­rentes équipes - no­tam­ment le Team USA - pour qu’on lui fasse confiance quand il va cher­cher Ish Smith à La Nou­velle-Or­léans le 24 dé­cembre. Le me­neur de 27 ans, dé­jà vu dans la ci­té de l’amour fra­ter­nel l’an pas­sé (25 matches), a été échan­gé contre deux tours de draft en 2016 et 2017. Ca­deau de Noël pour les Sixers, pire at­taque de la Ligue et à peine mieux lotis au ni­veau de la dé­fense. Smith est un joueur agres­sif dans le pre­mier sec­teur (7 matches à 17 pts ou plus chez les Pe­li­cans), ca­pable de ser­vir le ca­viar à la louche (6 matches à 10 pds ou plus) et plu­tôt bon dé­fen­seur sur le pick and roll. Sa vi­tesse est un atout pour an­ti­ci­per et réus­sir l’in­ter­cep­tion. Mais il y a un « Mais », comme sou­vent dans ce type de cas : le na­tif de Char­lotte a écu­mé neuf fran­chises de­puis sa sor­tie de l’uni­ver­si­té de Wake Fo­rest en 2010, où il n’avait pas été draf­té. Sur son CV, on trouve Hous­ton, Mem­phis, Gol­den State, Or­lan­do, Mil­wau­kee, Phoe­nix, Ok­la­ho­ma Ci­ty, Phi­la­del­phie la sai­son der­nière, donc, et New Or­leans. Ils ont ser­vi de « pit stop » à ce me­neur de poche qui a fait une par­tie de ses classes avec Jeff Teague, chez les De­mon Dea­cons, sur le cam­pus de Wins­ton-Sa­lem. Ce gar­çon a la (mau­vaise) ré­pu­ta­tion de perdre trop de bal­lons et de ne pas sa­voir shoo­ter ! Pour­tant, le 20 no­vembre der­nier, il s’est fait un nom le temps d’un match. On écoute To­ny Par­ker. « On ne l’a pas vu ve­nir ce soir-là. Il était in­ar­rê­table. Il a tout fait. Il nous a tués. » En sor­tie de banc, der­rière Jrue Ho­li­day, l’ar­rière des Pe­li­cans joue une tren­taine de mi­nutes et com­pile 17 points et 13 as­sists, avec un re­mar­quable 7/10 aux tirs. Les Spurs re­partent de Loui­siane avec leur troi­sième dé­faite de la sai­son (104-90). La plus ra­geante pour TP car c’est « Man­po­wer » qui leur a mis la mi­sère. Est-ce que ce match face à une grosse fran­chise a été le dé­clic, in­ci­tant des GM à se pen­cher sur le cas d’Ish Smith qui était un peu ren­tré dans le rang, en par­tie à cause d’un temps de jeu ré­duit dans une for­ma­tion en dif­fi­cul­té ? Dif­fi­cile à dire pour son agent. Seul Jer­ry

Co­lan­ge­lo a frap­pé à sa porte pour lui pro­po­ser un deal. Smith est un peu le Jeff Teague du pauvre avec 1,83 m sous la toise pour 79 kg. Avant de rendre ser­vice à La Nou­velle-Or­léans, où les me­neurs étaient blo­qués à l’in­fir­me­rie (Jrue Ho­li­day, Ty­reke Evans, Nor­ris Cole), Smith avait ef­fec­tué le trai­ning camp avec Wa­shing­ton. Il avait été cou­pé au mo­ment de dé­bu­ter la sai­son. En 2014-15, bal­lot­té de Ok­la­ho­ma Ci­ty à Phi­la­del­phie, il avait bou­clé 25 matches avec les jeunes Sixers, tour­nant à 12 points et 6.1 as­sists sur 27 mi­nutes après le dé­part de Mi­chael Car­ter-Williams à Mil­wau­kee. Ner­lens Noel, qui s’en­ten­dait bien avec lui, avait alors dé­cla­ré : « C’est le meilleur point guard avec le­quel j’aie joué. On est vrai­ment com­plé­men­taires tous les deux. » Noel au­rait en­cou­ra­gé Jer­ry Co­lan­ge­lo à le faire re­ve­nir à Phil­ly cet hi­ver. Il y a bien eu un ef­fet « Ish Smith » à son ar­ri­vée aux cô­tés de Noel, Jah­lil Oka­for et « Sauce Castillo », alias Nik Staus­kas. L’at­taque de Brett Brown est plus fluide. Ré­sul­tat : trois vic­toires en sept matches ! Les Sixers, tou­jours lan­terne rouge en NBA, es­pèrent être sur la bonne voie avec leur nou­veau « boos­ter », au­teur de 21 points et 11 as­sists le 4 jan­vier contre Min­ne­so­ta, 28 points et 3 steals (plus 5 rbds et 4 pds) le 9 jan­vier face à To­ron­to et 18 points et 10 passes (plus 7 rbds) le len­de­main contre Cleveland. « On gagne, on perd mais bon, je n’ai pas dé­bar­qué d’une équipe où on ga­gnait beau­coup plus…, rap­pelle le nou­veau me­neur des Sixers. On doit conti­nuer à res­ser­rer les liens entre nous. C’est im­por­tant de pou­voir comp­ter les uns sur les autres quand on joue en­semble. Si nous fai­sons ça, nous se­rons en meilleure po­si­tion pour ga­gner des matches. »

2010-11 // MEM­PHIS

2011-12 GOL­DEN STATE

2010-11 // HOUS­TON

2012-13 MIL­WAU­KEE

2011-12 OR­LAN­DO

2015-16 NEW OR­LEANS

2014-15 PHI­LA­DEL­PHIE

2013-14 PHOE­NIX

2014-15 OK­LA­HO­MA CI­TY

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