LES AM­BI­TIONS D’UN TI­TU­LAIRE

EVAN FOUR­NIER DIS­PUTE SA QUA­TRIÈME SAI­SON NBA MAIS LA DEUXIÈME SEULE­MENT AVEC OR­LAN­DO. LE MA­GIC A POUR OB­JEC­TIF DE DIS­PU­TER LES PLAYOFFS À L’EST ET L’AR­RIÈRE-AI­LIER FRAN­ÇAIS AP­PORTE SON ÉCOT EN RÉA­LI­SANT SA MEILLEURE AN­NÉE. NOUS L’AVONS REN­CON­TRÉ À LONDRE

Mondial Basket - - Vu Sur Internet -

Il y a quatre ans, Evan Four­nier était ar­ri­vé en NBA sur la pointe des pieds. Une ving­tième po­si­tion à la draft 2012 lui at­tri­bua une place bien au chaud sur le banc de Den­ver. Il avait à peine 20 ans. Il dis­pu­ta 38 matches dans le Co­lo­ra­do lors de sa pre­mière sai­son outre-At­lan­tique. Le Pa­ri­sien est pas­sé de 5.3 points en moyenne lors de son an­née roo­kie à 13.9 points cette sai­son avec une place de star­ter dans une équipe d’Or­lan­do qui se re­cons­truit sous la ba­guette de Scott Skiles. L’an­cien Poi­te­vin et Nan­ter­rien a ga­gné quatre mi­nutes de temps de jeu par rap­port à 2014-15 et si l’en­semble du coa­ching staff flo­ri­dien a chan­gé, Skiles, le boss, ac­corde une confiance ab­so­lue à l’in­ter­na­tio­nal tri­co­lore. Il l’a fait glis­ser au poste 3 en dé­but d’exer­cice avant de le re­mettre à sa po­si­tion pré­fé­rée, celle de deuxième ar­rière, quand Vic­tor Ola­di­po a pris la place de sixième homme. L’agres­si­vi­té de Four­nier est un vé­ri­table atout pour le suc­ces­seur de James Bor­re­go (qui avait rem­pla­cé Jacque Vaughn). Il dis­pose d’un joueur at­ta­quant le cercle et shoo­tant à 3 points. Le Ma­gic pos­sède la 20e at­taque de la Ligue (98.9 pts). Evan en rap­porte donc 13.9, en frô­lant les 44% aux tirs et en tour­nant à 37.3% der­rière l’arc. Il im­pacte le jeu of­fen­sif de l’équipe avec Chan­ning Frye, l’autre shoo­teur longue dis­tance (42%). « On a be­soin des points d’Evan chaque soir, ex­plique Coach Skiles, mais il fait bien plus en termes de jeu. Il est de­ve­nu une pièce es­sen­tielle de notre play­book. » Le n°10 flo­ri­dien peut faire pré- va­loir une meilleure adresse aux lancers francs (84.8%), une ré­colte un peu plus im­por­tante aux re­bonds et tou­jours plus de passes dé­ci­sives. Four­nier n’hé­site pas non plus à don­ner de la voix quand c’est né­ces­saire. « Ce n’est pas pour of­fen­ser qui que ce soit dans l’équipe mais j’ai pris de l’as­su­rance de ce cô­té-là aus­si », ex­plique l’ar­rière d’Or­lan­do. Pe­tits dé­tails tan­gibles et qui ne trompent pas. Evan ne baisse plus la tête quand il re­vient sur le banc ou lors­qu’il y a un temps mort. C’est ce joueur-là que nous avons vu à Londres en jan­vier dans une ren­contre face à To­ron­to, l’une des grosses équipes de l’Eas­tern Confe­rence der­rière Cleveland. S’il fut pris par les fautes, Four­nier ne sor­tit pas de son match. Bien au contraire. Il re­vint en jeu pour re­mettre le Ma­gic au ni­veau des Rap­tors, avant que son équipe ne ca­pi­tule en pro­lon­ga­tion. En­core un « game » à plus de 20 points pour lui : 21 exac­te­ment, as­sor­tis de 3 re­bonds, 3 as­sists et 72% aux tirs, après avoir pas­sé 5 mi­nutes seule­ment sur le ter­rain lors des deux pre­miers quart-temps ! Cette ren­contre n’était pas ano­dine pour les Flo­ri­diens. On sait qu’Or­lan­do est net­te­ment moins à l’aise « on the road » cette sai­son et le Ma­gic de­vra faire face à un ca­len­drier dé­men­tiel en fé­vrier et mars. Il dis­pu­te­ra cinq matches à l’Am­way Cen­ter contre onze à l’ex­té­rieur du­rant le mois de mars ! « Je re­garde ce ca­len­drier et ce n’est pas très bon…, ad­met Evan. On va af­fron­ter les win­nings teams de la Wes­tern chez elles en fé­vrier et mars. On n’a pas le choix. On veut faire les playoffs, on doit ter­mi­ner dans le Top 8 en avril. On y a été toute la sai­son, je ne vois pas pour­quoi on dé­cro­che­rait du clas­se­ment main­te­nant. » Nous sommes re­ve­nus avec l’ar­rière du Ma­gic sur toutes les bonnes choses qui ont pla­cé Or­lan­do en po­si­tion de vi­ser les playoffs après trois ans d’ab­sence. Four­nier nous a ex­pli­qué pour­quoi cette équipe avait pro­gres­sé.

« Je n’at­tends pas d’un coach qu’il me fasse des ca­deaux. Je pré­fère un coach très dur et exi­geant avec moi pour me faire pro­gres­ser »

Evan Four­nier

« Notre jeu n’a plus rien à voir avec ce qu’on fai­sait la sai­son der­nière. On est pas­sé à autre chose, à tous les ni­veaux. Ra­di­ca­le­ment »

Evan Four­nier « Je rentre dans le sys­tème du coach. Je ne suis pas là pour jouer mon jeu uni­que­ment. Je suis quel­qu’un qui a be­soin de sa­voir com­ment ça va se pas­ser. J’aime avoir un plan car je peux agir en consé­quence. Si je ne suis pas dans le plan, c’est plus dif­fi­cile, ça me per­turbe »

Evan Four­nier

Scott Skiles est ar­ri­vé avec un nou­vel en­ca­dre­ment. Il était ré­pu­té pour être un coach dur, avec une vraie dis­ci­pline dé­fen­sive. Evan Four­nier l’avait ren­con­tré après sa nomination l’été der­nier. Le cou­rant était pas­sé entre les deux hommes et ça se confirme au­jourd’hui. Evan a vrai­ment un bon fee­ling avec cet en­traî­neur exi­geant qui a of­fi­cié à Phoe­nix, Chi­ca­go et Mil­wau­kee. Evan FOUR­NIER : « C’est quel­qu’un qui n’est pas là pour ri­go­ler mais il reste très ou­vert mal­gré tout. Il a même beau­coup d’humour. Il y a le coach qui est dé­ten­du, qui aime bien ri­go­ler en de­hors du ter­rain et il y a le coach qui di­rige les en­traî­ne­ments et les matches avec le plus de ri­gueur et de sé­rieux pos­sible. Ce n’est plus du tout le même homme. Sur le ter­rain, il est là pour faire son bou­lot et il at­tend la même chose de nous. Cette mé­thode me convient très bien. Je n’at­tends pas d’un coach qu’il me fasse des ca­deaux. Je pré­fère qu’il soit très dur et exi­geant avec moi pour me faire pro­gres­ser. Quand je l’avais ren­con­tré la pre­mière fois, il ve­nait d’être nom­mé. J’avais très vite com­pris ce qu’il at­ten­dait de moi. Il a dû avoir des en­tre­tiens in­di­vi­duels avec tous les gars de l’équipe. J’avais eu un bon fee­ling avec lui. C’est tou­jours mieux de com­men­cer une re­la­tion avec un coach de cette ma­nière. C’est mon cin­quième en­traî­neur en quatre ans Or­lan­do avait dû at­tendre le 6 mars 2015 pour ga­gner son ving­tième match la sai­son der­nière. Cette an­née, le Ma­gic était dé­jà à 20 vic­toires pour 18 dé­faites au 13 jan­vier. Le jeu des Flo­ri­diens a évo­lué. La mé­thode de pré­pa­ra­tion, les en­traî­ne­ments : tout a chan­gé avec Coach Skiles. Le pré­pa­ra­teur phy­sique, Bill Bur­gos, et le coach men­tal, Jay Her­nan­dez, un New-Yor­kais, sont ve­nus s’ajou­ter aux as­sis­tants tech­niques. C’est une mi­ni-ré­vo­lu­tion qui a eu lieu en Flo­ride. Evan FOUR­NIER : « Notre jeu n’a plus rien à voir avec ce qu’on fai­sait il y a un an. On est pas­sé à autre chose, à tous les ni­veaux d’ailleurs. Ra­di­ca­le­ment. Que ce soit en termes de conte­nu des matches, d’en­traî­ne­ment, de pré­pa­ra­tion, de tra­vail vi­déo… Tout est dif­fé­rent. Le coa­ching staff a beau­coup d’ex­pé­rience. On a des en­traî­neurs et des as­sis­tants qui ont été cham­pions NBA. Monte Ma­this a coa­ché plus de dix ans avec Rick Carlisle, no­tam­ment à Dal­las lors­qu’il a été cham­pion. Ma­rio Elie a été cham­pion comme joueur avec Hous­ton et San An­to­nio. Adrian Grif­fin était as­sis­tant avec Tom Thi­bo­deau. Tous ont une ex­pé­rience im­por­tante. J’ai sen­ti la dif­fé­rence très vite, rien que dans la ma­nière dont ils nous par­laient. Après, tout s’est en­chaî­né avec cette nou­velle équipe tech­nique au­tour de nous. Notre écoute n’était pas la même non plus. On était tous sur la même lon­gueur d’ondes, prêts à dé­ve­lop­per un autre type de jeu. Ça a fonc­tion­né. »

Même si Or­lan­do a bais­sé sa garde en dé­fense, pas­sant de la 4e place de la Ligue à la 8e à la mi-jan­vier, l’équipe tour­nait mieux. Vic­tor Ola­di­po, Ni­ko­la Vu­ce­vic, To­bias Har­ris et Evan Four­nier se clas­saient meilleurs sco­reurs du Ma­gic, tous dans une moyenne de 13 à 17 points. Le Fran­çais y a trou­vé son compte avec 32 mi­nutes de temps de jeu. Même s’il connaît des hauts et des bas plus fré­quents de­puis le mois de dé­cembre. Evan FOUR­NIER : « Je rentre dans le sys­tème du coach. Je ne suis pas là pour jouer mon jeu uni­que­ment. J’évo­lue dans une équipe où tous les gars sont réel­le­ment concen­trés sur le même ob­jec­tif. Je sais aus­si que je peux en faire en­core plus. Phy­si­que­ment, je traîne quelques bles­sures (ndlr: poi­gnet gauche

no­tam­ment). C’est tou­jours un frein dans ta sai­son. Ça com­mence à pe­ser. Mais le plus dif­fi­cile, c’est le chan­ge­ment de rythme. Il est im­por­tant. J’aime bien avoir des re­pères. Ça te per­met de sa­voir où tu vas. Ce n’est pas tou­jours le cas avec les bles­sures des uns et des autres. Tout à coup, le sché­ma change. J’ai plus de mal à m’adap­ter à ce genre de si­tua­tion. Je suis quel­qu’un qui a be­soin de sa­voir com­ment ça va se pas­ser. J’aime bien avoir un plan car je peux agir en consé­quence. Si je ne suis pas dans le plan, c’est plus dif­fi­cile car ça me per­turbe. » Après un été pas­sé avec l’équipe de France, on pou­vait pen­ser qu’Evan Four­nier pro­fi­te­rait d’une cer­taine dy­na­mique pour at­ta­quer « on fire » avec Or­lan­do. C’est tout l’in­verse qui s’est pro­duit avec un trai­ning camp ra­té avant un re­tour en force au sein du Ma­gic. Son meilleur match est in­ter­ve­nu face à Min­ne­so­ta le 18 no­vembre (26 pts). Ce­rise sur le ga­teau, il fut clutch en pro­lon­ga­tion. Evan FOUR­NIER : « J’ai connu une bonne pé­riode en dé­but de sai­son. Trente points à La Nou­velle-Or­léans, 29 le len­de­main à Hous­ton. Je n’avais en­core ja­mais fait ça en NBA. J’avais de bonnes sen­sa­tions mais il n’est pas du tout ques­tion de conti­nui­té par rap­port à l’équipe de France. Au contraire, je suis ren­tré cas­sé de mon été. D’ailleurs, je n’ai pra­ti­que­ment pas joué de la pré­sai­son car j’étais hors de forme. J’étais dé­fon­cé, phy­si­que­ment plus que men­ta­le­ment. Je suis re­ve­nu pa­tiem­ment. Je n’ai pas non plus été sur­pris par mon sco­ring. Je tra­vaille très dur pour avoir cette réus­site. Je ne vois pas pour­quoi je ne réus­si­rais pas alors que je me donne les moyens d’y par­ve­nir. J’ai confiance en ce que je peux faire mais je sais aus­si que je peux faire beau­coup mieux. Je suis très loin d’être au maxi­mum de mon po­ten­tiel. C’est ce qui me mo­tive à en faire tou­jours plus. Je me dé­fonce pour pro­gres­ser. Mon meilleur match cette sai­son et même de­puis que je suis en NBA, c’est ce­lui face à Min­ne­so­ta en no­vembre. Ce n’est pas mon re­cord de points en car­rière (ndlr:30 face à New Or­leans le 3 no­vembre) mais j’ai joué dif­fé­rem­ment. En de­hors du shoot de la gagne en pro­lon­ga­tion (104-101), c’est le match où j’ai le plus por­té l’équipe. C’était mon match le plus com­plet avec de l’in­ten­si­té

« J’ai connu une bonne pé­riode en dé­but de sai­son. Trente points à La Nou­velle-Or­léans, 29 le len­de­main à Hous­ton. Je n’avais en­core ja­mais fait ça en NBA »

Evan Four­nier

« Toute la pé­riode où j’ai joué ai­lier, c’était un vrai chan­ge­ment. Ça de­mande des ajus­te­ments car les postes 3 sont plus grands et plus cos­tauds. J’ai joué sur mes qua­li­tés »

Evan Four­nier

en at­taque et en dé­fense. Dans un soir comme ce­lui-là, tu sens que tu impactes le jeu des deux cô­tés du par­quet. Il y a des re­bonds, des passes, des tirs dans dif­fé­rentes po­si­tions… Tu te ré­gales. Si en plus, tu es clutch, avec la vic­toire, comme ce fut le cas, c’est le bon­heur to­tal ! » Coach Skiles cher­chait en­core son équipe en dé­but de sai­son après un trai­ning camp où il avait peu vu Evan. Il as­so­cia El­frid Pay­ton et Vic­tor Ola­di­po dans le ba­ck­court et fit glis­ser le Fran­çais sur le poste d’ai­lier. Une ex­pé­rience de trois se­maines dont Four­nier ti­ra le meilleur avec du sco­ring. Ce poste était in­ha­bi­tuel pour lui et il ne s’en cache pas, il pré­fère jouer shoo­ting guard. Evan FOUR­NIER : « En fait, toute la pé­riode où j’étais bien, j’ai joué au poste 3. C’était un vrai chan­ge­ment pour moi. Ça de­mande des ajus­te­ments car les postes 3 sont plus grands et plus cos­tauds. J’ai joué sur mes qua­li­tés. Je suis plus ra­pide que les small for­wards et ils n’ont pas l’ha­bi­tude d’être op­po­sés à des joueurs qui ma­nient la balle et qui shootent à 3 points comme je peux le faire. Il faut se ser­vir de ses atouts dans un cas comme ce­lui-là. C’est comme les équipes qui jouent « small ball ». Elles es­saient d’en ti­rer par­tie. J’ai fait la même chose quand je suis pas­sé sur ce poste d’ai­lier. J’ai joué sur mes qua­li­tés, sans que ça me pose trop de pro­blèmes. Bon, il y a eu des mat­chups plus com­pli­quées face à des gars comme LeB­ron James et Ke­vin Du­rant. Ils peuvent ti­rer au-des­sus de toi, par exemple. J’ai pris ça comme un chal­lenge. Il fal­lait tout don­ner face à ces gars-là. Je ne vou­lais avoir au­cun re­gret. Par­fois, je suis sor­ti de mon match dé­çu. D’autres fois, j’étais sa­tis­fait d’avoir fait du bon bou­lot. Le coach m’avait po­sé la ques­tion lors de notre pre­mière ren­contre. Il vou­lait connaître mon poste de pré­di­lec­tion, deuxième ar­rière ou ai­lier. Je lui avais dit que je pré­fé­rais le poste de shoo­ting guard qui est ma po­si­tion na­tu­relle. Mais tous les joueurs sont pa­reils. On veut d’abord du temps de jeu. Si on me de­mande de jouer en 5, j’irai éga­le­ment ! (Il­ri

gole) »

« Je me plais bien à Or­lan­do. L’équipe est sym­pa et j’ai mon meilleur pote, Vuc’, avec moi. Notre ob­jec­tif est de faire les playoffs mais une di­zaine d’équipes sont concer­nées à l’Est »

Evan Four­nier

Entre le 25 no­vembre et le 3 dé­cembre, Or­lan­do a en­chaî­né cinq matches sans connaître la dé­faite. De l’in­édit pour cette équipe qui n’avait pas ali­gné au­tant de vic­toires consé­cu­tives de­puis jan­vier 2012 (du 8 au 17). Et pour si­gner une sé­rie de six suc­cès, Or­lan­do de­vra at­tendre. La der­nière s’était éta­lée du 23 dé­cembre 2010 au 8 jan­vier 2011 ! Reste que le Ma­gic s’est ins­tal­lé dans le Top 8 de la Confé­rence Est cette sai­son. Four­nier ne voit pas d’autre is­sue que de re­tour­ner en playoffs en avril pro­chain, même si le ca­len­drier n’est pas à l’avan­tage de sa for­ma­tion. Le jeu pra­ti­qué par Or­lan­do est in­té­res­sant et l’am­biance est ex­cel­lente dans ce groupe jeune où il n’y a pas de hié­rar­chie avec des All-Stars confir­més. Evan FOUR­NIER : « Je me plais bien à Or­lan­do. L’équipe est sym­pa. J’aime notre groupe de la ma­nière dont il fonc­tionne et puis je suis avec mon meilleur pote, Vuc’ (ndlr: Ni­ko­la Vu­ce­vic). C’est rare de pou­voir se faire des amis comme ça dans ce mi­lieu. On s’en­tend bien, en de­hors du ter­rain comme dans le jeu. Quand tu as de bonnes vibes, quand ton es­prit est li­bé­ré, c’est plus fa­cile de bien jouer. Je crois for­te­ment en ça. C’est toute l’équipe qui vit bien à Or­lan­do. Le groupe est sain et ça se res­sent dans notre bas­ket. Nos deux road trips loin de la Flo­ride, à Rio (ndlr: lors du trai­ning camp) et à Londres (cinq jours en jan­vier), ont per­mis de res­ser­rer en­core un peu plus les liens entre nous. Aux Etats-Unis, on a les road trips à l’Ouest mais quit­ter le pays pour al­ler au Bré­sil ou en An­gle­terre, c’est plus fort pour la vie d’un groupe. Main­te­nant, notre ob­jec­tif, c’est les playoffs. Il y a une di­zaine d’équipes dans la Confé­rence Est qui sont concer­nées. C’est com­pé­ti­tif et de plus en plus fort. Ce se­rait une énorme dé­cep­tion si on ne les fai­sait pas. On a du ta­lent, beau­coup de ta­lent même, pour y par­ve­nir. Peu de gens nous pla­çaient dans le Top 8 à l’Est avant le lan­ce­ment de la sai­son. On y est main­te­nant et on veut y res­ter. »

(ndlr:aprèsGeor­geKarl,BrianS­haw,Jacque

Vaugh­netJa­mesBor­re­go). Ce n’est pas très bon pour un joueur car tu es dans l’in­sta­bi­li­té per­ma­nente. »

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