5 BONNES RAI­SONS D’AL­LER À TO­RON­TO

Mondial Basket - - All-star Game -

LES RAP­TORS SONT CHAUDS COMME LA BRAISE POUR CE ALL-STAR GAME PRO­GRAM­MÉ SUR LES BORDS DU LAC ON­TA­RIO. MÊME SI LA TEM­PÉ­RA­TURE PEUT DES­CENDRE À -10° À CETTE ÉPOQUE DE L’AN­NÉE… « WE, THE NORTH », HURLENT LES FANS SUR DUN­DAS SQUARE, LE TIMES SQUARE LO­CAL.

> MA­SAI UJI­RI (GM)

Le ge­ne­ral ma­na­ger des Rap­tors (ici avec le rap­peur Drake) a fait quelques al­lers-re­tours entre To­ron­to et Den­ver ces der­nières an­nées mais c’est au Ca­na­da qu’il or­ga­ni­se­ra son pre­mier All-Star Game. « Il y a eu un énorme tra­vail en amont car ce n’est pas l’or­ga­ni­sa­tion d’un simple match NBA, com­mente-t-il. Il y a plu­sieurs évè­ne­ments à l’in­té­rieur du All-Star week-end et tout doit être par­fait. La ville de To­ron­to et la fran­chise se­ront mises en avant pen­dant une se­maine. Heu­reu­se­ment, la NBA maî­trise to­ta­le­ment ce genre de choses et tout se fait en concer­ta­tion avec elle. On va par­ler de la ville de To­ron­to. J’es­père qu’on pour­ra éga­le­ment par­ler des Rap­tors. On peut avoir deux joueurs au All-Star Game avec Kyle Lo­wry et De­Mar DeRo­zan, qui font à nou­veau une bonne sai­son. L’équipe est bien pla­cée dans la Confé­rence Est. Je suis plu­tôt confiant pour ce qui est d’avoir deux All-Stars. Ce se­rait ex­tra­or­di­naire pour notre équipe. »

> KYLE LO­WRY

Une étoile à New York il y a un an pour le me­neur des Raps qui fai­sait dé­jà du lob­bying, à l’époque, pour To­ron­to quand on l’avait ren­con­tré. Nous sommes al­lés le voir à Londres. Il se lan­çait dans une grande cam­pagne sur les ré­seaux so­ciaux pour faire grim­per les votes en sa fa­veur et rat­tra­per Ky­rie Ir­ving (Cleveland) pour la place de star­ter à l’Est. « J’ai du mal à ima­gi­ner un All-Star Game à To­ron­to sans Rap­tors… Je pense qu’on se­ra deux à y al­ler, De­Mar et moi, mais j’ai pen­sé que les tweets étaient une bonne so­lu­tion pour faire du lob­bying. Je l’avais fait l’an der­nier avec l’aide de Jus­tin (Bie­ber). New York, c’était un grand mo­ment pour moi. Jouer au Ma­di­son Square Gar­den pour ce type d’évè­ne­ment, c’est fa­bu­leux. Si je suis à nou­veau sé­lec­tion­né, à To­ron­to, de­vant notre pu­blic, ce se­ra un grand mo­ment dans ma car­rière. Je ne suis pas ca­na­dien mais j’ai été adop­té par les fans des Rap­tors, qui sont vrai­ment les meilleurs sup­por­ters. Tu as vu com­ment ils nous ont sou­te­nus pen­dant les playoffs ces deux der­nières an­nées ? Je ne sais pas si tu vois ça ailleurs ! A To­ron­to, ils sont pas­sion­nés par le sport. Ça tient au fait qu’il y a beau­coup d’étu­diants. Sur les cam­pus, c’est très in­ter­na­tio­nal. Je suis un gars de Phi­la­del­phie. J’aime Phil­ly et mon col­lege, Villa­no­va, mais To­ron­to est à part dans mon coeur. Je se­rais fier de re­pré­sen­ter les Raps chez nous avec la Confé­rence Est. »

> CO­RY JO­SEPH

Le Ca­na­dien est ren­tré au pays l’été der­nier après 4 ans à San An­to­nio. Co­ry est le back-up de Kyle Lo­wry après avoir été ce­lui de TP chez les Spurs. « Ma ca­bane au Ca­na­da », il connaît par coeur car il est né à To­ron­to, dans le quar­tier de Scar­bo­rough. Comme il n’a ja­mais vu un AllS­tar Game de sa courte vie, il a pré­vu de res­ter dans la place, entre le 11 et le 14 fé­vrier, pour ne rien man­quer de l’évè­ne­ment en live. C’est ce qu’il nous a ra­con­té à Londres, dans le cadre du match entre les Rap­tors et le Ma­gic. Et comme on connaît très bien Jo­seph de­puis la pé­riode Spurs, on lui a de­man­dé de jouer

le guide à tra­vers To­ron­to pour vous.

MON­DIAL BAS­KET : On ima­gine ta fier­té de voir ta ville ain­si sur le de­vant

de la scène…

Co­ry JO­SEPH : Je ne veux rien ra­ter de ce AllS­tar week-end ! C’est chez moi et c’est la pre­mière fois que je ver­rai ça en live. Ga­min, je n’au­rais ja­mais ima­gi­né voir des All-Stars de bas­ket dé­bar­quer dans ma ville. To­ron­to est la pre­mière ville en de­hors des Etats-Unis à ac­cueillir un tel évè­ne­ment, c’est un hon­neur. Je suis de Scar­bo­rough, un quar­tier à l’Est. Je connais bien ma ville car j’y ai tou­jours ha­bi­té. Ma seule in­fi­dé­li­té vis-à-vis de To­ron­to, c’est quand je suis par­ti au col­lege, à Texas. Si­non, j’ai tou­jours été là. Je pense que c’est le Ca­na­da tout en­tier qui est fier de re­ce­voir la NBA. On veut mon­trer le meilleur de notre ville.

MB : Qu’est-ce qu’on doit voir et vi­si­ter ?

C. J. : Si tu veux dé­cou­vrir toute la ville sur un 360°, tu vas à la CN To­wer. C’est im­pres­sion­nant, sur­tout de nuit. C’est ma­gni­fique ! Si tu y vas de jour, tu peux voir les chutes du Nia­ga­ra qui sont à 2 heures de route. Ce se­rait bête de ne pas al­ler sur les îles de To­ron­to. Tu prends le fer­ry et tu peux y pas­ser la jour­née. Ou­blie le dé­jeu­ner sur l’herbe en fé­vrier…

MB : Si c’est comme New York l’an der­nier, ce se­ra -20° ?

C.J. : Ce se­ra net­te­ment moins froid. Tu n’au­ras pas des tem­pé­ra­tures aus­si ex­trêmes ou alors ce se­ra l’ex­cep­tion. On est équi­pés et sur­tout ha­bi­tués !

MB : On peut voir quoi en­core, à part du bas­ket ?

C.J. : Le quar­tier de Ken­sing­ton Mar­ket est in­té­res­sant avec un mé­lange des cultures hip­pie, punk et bobo. Tu as le street art sur Graf­fi­ti Al­ley. Pour le shop­ping, tu ne peux pas man­quer l’Ea­ton Cen­ter, un im­mense mall au coeur de To­ron­to.

MB : Sé­rieux, tout ça… Et pour la fête après les matches ?

C.J. : (Il­ri­gole) Tu vas à Dis­tille­ry qui porte bien son nom. Tu as aus­si le plus grand sports bar sur Maple Leaf Square. Il doit y avoir 200 écrans sur 2 500 m2. C’est tout proche de notre are­na, 15 York St. Quand j’ai com­men­cé à sor­tir à To­ron­to, c’est là que j’al­lais voir les matches de NBA avec des potes. C’est im­mense mais tu vois ce que tu veux de par­tout, tout en fai­sant la fête.

MB : Je sens qu’on va bien s’amu­ser à To­ron­to ?

C.J. : Que tu vas bien t’amu­ser…

> AN­DREW WIG­GINS

La star de Min­ne­so­ta réa­lise une bonne sai­son. Un an après avoir conduit la sé­lec­tion mon­diale au suc­cès à Brook­lyn, face aux Amé­ri­cains, Wig­gins es­père re­jouer avec les so­pho­mores. Le Ca­na­dien veut re­trou­ver ses fans. « Ce se­rait un vrai bon­heur de jouer à To­ron­to. Ce All-Star Game va en­trer dans l’his­toire de la Ligue en tant que pre­mier Match des Etoiles pro­gram­mé en de­hors des Etats-Unis. Le Ca­na­da est mon pays, j’ai­me­rais faire par­tie de la fête. L’an der­nier, à New York et Brook­lyn, c’était dé­jà un grand mo­ment mais ce se­rait plus fort émo­tion­nel­le­ment pour moi cette an­née. »

> LE 5E ÉLÉ­MENT, WE THE NORTH

Les fans des Rap­tors sont com­plè­te­ment fous. A fond der­rière leur équipe. La salle est bon­dée pen­dant les playoffs et un écran géant est ins­tal­lé sur la plus grande place de la ville. Ceux qui n’ont pas un pré­cieux sé­same pour en­trer dans l’Air Ca­na­da Centre s’ag­glu­tinent là par mil­liers. « We The North » est un slo­gan qui ras­semble tous les Ca­na­diens. Pas seule­ment les fans de To­ron­to, comme nous l’ex­plique Co­ry Jo­seph. « Les fans NBA sont très par­ti­cu­liers ici mais c’est va­lable pour tous les sports. Ils sont der­rière leur équipe de ho­ckey, les Maple Leafs, de la même fa­çon. Tu te sens por­té quand tu joues de­vant eux. J’ai connu la même fré­né­sie quand j’étais à l’école. Je n’étais pas avec l’équipe lors des deux der­niers playoffs (ndlr:

il a joué à San An­to­nio de 2011 à 2015) mais Kyle (Lo­wry) m’a dit qu’il n’avait ja­mais vu ça à tra­vers les Etats-Unis. Les sup­por­ters sont tout le long du par­cours du bus, entre l’ho­tel et l’are­na.

MB : Il y a un dicton ca­na­dien qui dit qu’on tra­vaille à To­ron­to, qu’on fait la fête à Mon­tréal et qu’on part en va­cances à Van­cou­ver. To­ron­to a-t-il chan­gé ?

C. J. : Les gens font la fête après avoir bien bos­sé !

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