QUES­TIONS AUX CHAM­PIONS

LEB­RON JAMES, DWYANE WADE ET KYLE LO­WRY DANS LA CONFÉ­RENCE EST, CH­RIS PAUL, LAMAR­CUS AL­DRIDGE ET AN­THO­NY DA­VIS DANS LA CONFÉ­RENCE OUEST : LES PLUS GRANDES STARS EN­GAGENT LE DÉ­BAT SUR LA FIN DE LA SAI­SON RÉ­GU­LIÈRE, LE MO­MEN­TUM DE LEUR ÉQUIPE, L’AWARD DE MV

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1 COM­MENT VOYEZ-VOUS LA DER­NIÈRE PAR­TIE DE VOTRE SAI­SON ?

LEB­RON JAMES

« Chaque joueur du lo­cker room est en­ga­gé à 100%, fo­ca­li­sé sur l’ob­jec­tif : ga­gner le titre. Il va nous fal­loir un gros men­tal, sur­tout en playoffs. Les équipes qui com­posent le Top 16 en post­sea­son sont là pour une bonne rai­son mais tout le monde re­part de zé­ro en avril. C’est le men­tal qui te per­met de te sur­pas­ser, au­de­là des res­sources phy­siques. Tant qu’on fe­ra ce que Ty­ronn Lue et le staff at­tendent de nous, l’équipe avan­ce­ra. C’est la voie à suivre dans la der­nière par­tie de la sai­son. »

DWYANE WADE

« Les gars ont en­vie de re­trou­ver les playoffs. C’est ce qui doit nous per­mettre d’ache­ver ce que nous avons com­men­cé. Notre marge d’er­reur est mi­nime mais la mo­ti­va­tion fait que nous pas­sons des obs­tacles qui ne sont pas tou­jours évi­dents. J’ai par­fois été sur­pris par notre ni­veau de jeu. J’es­père qu’on va pou­voir re­pro­duire la même chose pour ter­mi­ner le plus haut pos­sible dans le Top 8 à l’Est. »

KYLE LO­WRY

« On ne doit pas chan­ger de cap. On a réa­li­sé une sé­rie de 11 vic­toires (ndlr:qui s’ est ache­vée à Den­ver le1er fé­vrier) par­ceque l’équipe est so­lide. Notre banc est com­plet, la confiance est to­tale. To­ron­to est de­ve­nu une force. Nous étions à 48 et 49 vic­toires ces deux der­nières sai­sons, on doit y ar­ri­ver à nou­veau. Chaque an­née, on pro­gresse parce que l’or­ga­ni­sa­tion est meilleure et l’équipe plus com­plète. Les joueurs gran­dissent. On doit main­te­nant mieux né­go­cier le vi­rage des playoffs. C’est là qu’on va nous at­tendre cette an­née. »

AN­THO­NY DA­VIS

« Même si on n’a qu’une chance mi­nime d’al­ler en playoffs, on doit la jouer à fond. Tant qu’on se­ra en vie, on joue­ra pour une place en post­sea­son. Dans l’ad­ver­si­té, on trouve des res­sources et de la mo­ti­va­tion. L’équipe doit res­ter so­li­daire jus­qu’au bout. On ne réa­lise pas une bonne sai­son mais ce n’est pas fi­ni. On doit mon­trer autre chose, pro­duire un autre jeu pour ceux qui ont tou­jours confiance en nous et qui nous sou­tiennent. »

LAMAR­CUS AL­DRIDGE

« On a notre in­vin­ci­bi­li­té, chez nous à San An­to­nio, à dé­fendre le plus long­temps pos­sible. Et puis on doit se fo­ca­li­ser sur les playoffs où il s’agi­ra d’ar­ri­ver avec une équipe en bonne san­té. J’ai dû m’adap­ter au jeu de l’équipe, comme Da­vid West. On a trou­vé un meilleur équi­libre. Tout n’est pas par­fait mais on joue de mieux en mieux col­lec­ti­ve­ment. C’est là­des­sus qu’on se­ra ju­gés dans la der­nière par­tie de la sai­son. »

CH­RIS PAUL

« Il est im­por­tant de battre Gol­den State et San An­to­nio avant d’at­ta­quer les playoffs. Quand on af­fronte ces équipes-là, il faut im­po­ser ses propres forces pour l’em­por­ter. Elles ne vous fa­ci­li­te­ront pas la tâche en vous don­nant les armes pour les battre, en lâ­chant ou en lais­sant fi­ler la ren­contre. On doit avoir une autre ap­proche, être plus durs, jouer un bas­ket en­core plus col­lec­tif. Pour nous, la fin de la sai­son ré­gu­lière est ca­pi­tale. On n’a pas été suf­fi­sam­ment constants jus­qu’à pré­sent. »

2 QUEL EST VOTRE MVP 2015-16 ?

LEB­RON JAMES

« Ste­phen Cur­ry est in­con­tes­ta­ble­ment le meilleur joueur cette sai­son en­core. Les War­riors do­minent la Ligue et Steph do­mine in­di­vi­duel­le­ment. On peut tou­jours trou­ver des noms pour éta­blir la All-NBA First Team mais ce n’est pas suf­fi­sant pour être MVP, vu le ni­veau de jeu ac­tuel de Ste­phen. »

DWYANE WADE

« Je ne pense pas que mon ami LeB­ron soit MVP cette an­née. Ste­phen Cur­ry a de meilleurs ré­sul­tats avec les War­riors et ses stats parlent pour lui. Il y au­ra peut-être un gros écart entre lui et les autres gars. »

KYLE LO­WRY

« Ce se­ra Ste­phen Cur­ry. Il faut être hon­nête, il fait une sai­son ex­cep­tion­nelle. LeB­ron (James) se­ra dans le coup mais au fi­nal, c’est l’équipe avec le meilleur bi­lan qui fe­ra pen­cher la ba­lance. A moins d’un ef­fon­dre­ment des War­riors au­quel je ne crois pas, Steph rem­por­te­ra cet award. »

AN­THO­NY DA­VIS

« Ste­phen Cur­ry. C’est le meilleur sco­reur de la Ligue, c’est l’un des joueurs les plus adroits à 3 points, il doit l’être éga­le­ment aux lancers francs (ndlr: 2e)… C’est le nu­mé­ro 1 une fois en­core. »

LAMAR­CUS AL­DRIDGE

« Ça va sans doute se jouer entre Ste­phen Cur­ry et LeB­ron James. Je pense que Cur­ry part avec l’avan­tage of­fert par le re­cord de sa fran­chise. »

CH­RIS PAUL

« Le fa­vo­ri est Steph (Cur­ry) mais LeB­ron (James), « KD » (Ke­vin Du­rant) et Kaw­hi Leo­nard sont là. Il est peu­têtre moins dif­fi­cile de trou­ver le MVP que le meilleur dans les autres ca­té­go­ries, Roo­kie de l’an­née, meilleur dé­fen­seur, meilleur sixième homme et meilleure pro­gres­sion. Steph a pris une belle avance. »

3 LES WAR­RIORS VONT-ILS BATTRE LE RE­CORD DE 72 VIC­TOIRES DES BULLS DE 1995-96 ?

LEB­RON JAMES

« Les War­riors jouent à un tel ni­veau que c’est pos­sible, même si ça pa­raît un peu fou comme re­cord. Je pense qu’ils ont uti­li­sé leurs suc­cès de l’an der­nier pour re­par­tir de plus belle. Ils ont trois joueurs ex­cep­tion­nels avec Ste­phen (Cur­ry), Klay (Thomp­son) et Dray­mond (Green) mais tout le monde est à sa place dans cette équipe. Ils connaissent tel­le­ment bien leur rôle que tout pa­raît fa­cile quand on les voit. Et puis ils savent ce qu’il faut faire chaque soir pour ga­gner. Ils sont forts in­di­vi­duel­le­ment, col­lec­ti­ve­ment, c’est ce qui fait la dif­fé­rence. Je pense sin­cè­re­ment qu’ils peuvent battre le re­cord des Bulls mais ils n’ont pas énor­mé­ment de marge. »

DWYANE WADE

« Je pense que ce se­ra com­pli­qué car ils vont mettre des joueurs au re­pos avant d’at­ta­quer les playoffs. Ça ne veut pas dire que les back-ups ne sont pas à la hau­teur mais ils se­ront tou­jours moins consis­tants que le star­ting li­neup. Et puis leur ob­jec­tif, c’est le back-to-back, pas le re­cord de Chi­ca­go. Ils ne vont pas se trom­per. Le coach se­ra là pour le leur rap­pe­ler. »

KYLE LO­WRY

« C’est un chal­lenge très dur. Leur prio­ri­té reste le titre NBA et ils n’ont sû­re­ment pas en­vie de cou­rir le moindre risque avant les playoffs. Ils ont très peu de marge si on re­garde bien leur nombre de vic­toires (ndlr: 50-5 au 23 fé­vrier). Je leur sou­haite de réus­sir mais ce se­ra dif­fi­cile s’ils re­prennent en connais­sant l’échec après le break du All-Star Game (c’ est ce qui s’ est pas­sé avec un éclat 105-137 à Port­land). Ils ont des matches as­sez dif­fi­ciles à l’Ouest. »

AN­THO­NY DA­VIS

« Je ne connais pas leur état d’es­prit par rap­port à ce re­cord mais je sais qu’ils veulent d’abord réus­sir le back-to-back. Je ne m’en rends pas très bien compte, tel­le­ment ça pa­raît sur­réa­liste par rap­port à ce que nous fai­sons à New Or­leans dans cette même Confé­rence… En même temps, c’est mo­ti­vant. Battre le vieux re­cord des Chi­ca­go Bulls au­rait pour le coup une si­gni­fi­ca­tion. Je pense qu’ils peuvent le réa­li­ser. Ils ont un tel ni­veau de jeu que rien ne peut les ar­rê­ter cette an­née. »

« CE SE­RA COM­PLI­QUÉ DE BATTRE LE RE­CORD DES BULLS. LES WAR­RIORS VONT METTRE DES JOUEURS AU RE­POS AVANT LES PLAYOFFS » DWYANE WADE

LAMAR­CUS AL­DRIDGE

« Hon­nê­te­ment, je ne sais pas. Ils pra­tiquent un bon bas­ket mais les dé­faites peuvent s’en­chaî­ner pour dif­fé­rentes rai­sons. Je les vois mal cou­rir après deux ob­jec­tifs dans la der­nière par­tie de la sai­son. Entre les playoffs, qu’il faut pré­pa­rer, et ce re­cord, je pense qu’ils ont vite fait leur choix. A San An­to­nio, on parle d’abord de playoffs et de titres NBA. Je pense qu’une équipe comme Gol­den State a un peu le même rai­son­ne­ment. »

CH­RIS PAUL

« Après un titre NBA, jouer de cette ma­nière, c’est très fort ! C’est en­core plus im­pres­sion­nant. On voit que c’est une équipe, plus qu’un simple noyau de joueurs. Ils ne vont pas se mettre en quatre pour battre ce re­cord, ce n’est pas leur ob­jec­tif n°1. En même temps, leur bas­ket est un tel ré­ci­tal, soir après soir, qu’ils peuvent en­chaî­ner les vic­toires. Je ne crois pas non plus qu’ils vont se mettre dans le rouge pour battre ce re­cord. Ils ont une prio­ri­té bien plus im­por­tante, le titre NBA. »

4 QUEL EST POUR VOUS LE PLUS GRAND MO­MENT DE LA CAR­RIÈRE DE KOBE BRYANT ?

LEB­RON JAMES

« C’est as­sez par­ti­cu­lier pour moi d’en par­ler… Je pense que beau­coup de fans au­raient ai­mé un face-à-face entre lui et moi mais nous ne jouions pas au même poste. Au-de­là de ça, on ne peut qu’ad­mi­rer une car­rière comme la sienne. Il a cinq bagues de cham­pion, c’est ce que je re­tiens en pre­mier lieu. Kobe, c’est un im­mense ta­lent et une grande car­rière avec des titres NBA. Il a tout ga­gné, les dif­fé­rents awards de MVP, mais il a sur­tout cinq bagues de cham­pion. »

DWYANE WADE

« Il y a eu tel­le­ment de mo­ments ex­tra­or­di­naires dans sa car­rière qu’il est dif­fi­cile d’en dis­tin­guer un en par­ti­cu­lier. Il m’a fait très mal car il sco­rait beau­coup face à Mia­mi. Beau­coup de joueurs de ma gé­né­ra­tion étaient fans de Mi­chael Jor­dan, Kobe ne pou­vait pas suivre exac­te­ment la même route. On a ap­pris toutes sortes de choses avec lui, qui nous a pré­cé­dé de quelques an­nées dans la Ligue. Notre car­rière au­ra été gui­dée par des fi­gures comme Kobe Bryant. Du­rant toutes ces sai­sons, on a pris des le­çons de bas­ket avec lui. »

KYLE LO­WRY

« Je viens de Phi­la­del­phie et Kobe vient éga­le­ment de Phil­ly mais c’est un Laker avant tout. Mal­gré tout, j’ai gran­di en le re­gar­dant jouer parce qu’il ve­nait de chez moi. Rien que pour ça, j’avais énor­mé­ment de res­pect pour lui. Il a tou­jours dit que Phil­ly avait une place à part dans son coeur. La ma­nière dont il a mis la ville sur une carte est ma­gique. Je ne re­tien­drai pas un mo­ment en par­ti­cu­lier. Je vois le joueur, sa car­rière, ce qu’il a ac­com­pli, ce qu’il re­pré­sente avec ses matches, ses titres, ses awards… Tout ça mis bout à bout, c’est im­pres­sion­nant. »

« ON NE PEUT QU’AD­MI­RER LA CAR­RIÈRE DE KOBE BRYANT. IL A TOUT GA­GNÉ, LES DIF­FÉ­RENTS AWARDS DE MVP, ET IL A SUR­TOUT CINQ BAGUES DE CHAM­PION » LEB­RON JAMES

« JE CONNAIS BIEN LEB­RON JAMES

ET KOBE BRYANT. DER­RIÈRE LES AC­CO­LADES ET LES « HIGH FIVE », ILS SONT TOU­JOURS EN COM­PÉ­TI­TION »

DWYANE WADE

AN­THO­NY DA­VIS

« Je ne me sou­viens pas des trois pre­miers titres de Kobe, car j’étais trop pe­tit, mais ceux de 2009 et 2010 m’ont mar­qué. J’étais au ly­cée et je jouais au bas­ket, évi - dem­ment. Je suis un ga­min de la gé­né­ra­tion Kobe Bryant. Mon rêve, au All-Star Game de To­ron­to, c’était de lui pas­ser la balle à quelques se­condes de la fin pour qu’il mette un buz­zer bea­ter qui fasse ga­gner la Wes­tern. Et lui par­tait avec le titre de MVP… Bon, le scé­na­rio a été to­ta­le­ment dif­fé­rent mais j’ai ai­mé par­ta­ger ce week-end avec lui, son der­nier week-end de All- Star. C’est quelque chose qui va me res­ter pour la suite de ma car­rière. »

LAMAR­CUS AL­DRIDGE

« C’est dur de dé­ga­ger un mo­ment tel­le­ment il y en a eu. Nous étions à Los An­geles avec Port­land et il nous avait plan­té des points plus im­pro­bables les uns que les autres. Nous étions dans le match, ça se jouait à rien mais Kobe était in­ar­rê­table. J’ai com­pris, ce jour-là, à qui j’avais af­faire. J’ai mieux com­pris aus­si com­ment il avait été ca­pable de mar­quer 81 points face à To­ron­to. »

CH­RIS PAUL

« Il a réus­si une telle car­rière… On com­prend pour­quoi il y a au­tant de monde au­tour de lui, dans sa tour­née d’adieux dans toutes les salles NBA. S’il était à l’étran­ger, ce se­rait la même chose. Kobe Bryant est une icône au­de­là de la NBA. Ce der­nier All-Star Game avec lui était ex­tra­or­di­naire. On a eu un dî­ner avec Mi­chael Jor­dan qui a ho­no­ré Kobe. C’était gran­diose. Mi­chael qui parle de Kobe, ça ré­sume as­sez bien le joueur qu’il a été et sa di­men­sion. Rus­sell West­brook, Car­me­lo An­tho­ny et Ke­vin Du­rant étaient éga­le­ment pré­sents. C’était un mo­ment très par­ti­cu­lier pour nous tous. »

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