HALL OF FAME

AL­LEN IVER­SON ET SHAQ VONT DE­VE­NIR IM­MOR­TELS

Mondial Basket - - Vu Sur Internet -

On connaît les can­di­dats pour une en­trée au Hall of Fame, le pan­théon du bas­ket amé­ri­cain, et la classe 2016 est ex­cep­tion­nelle ! On re­trouve ain­si deux su­per­stars qui ont fait les beaux jours de la NBA au cours de la dé­cen­nie 2000, Al­len Iver­son et Sha­quille O’Neal (ar­ri­vé dans la Ligue en 1992, quatre ans avant « The Ans­wer »). Ils sont ac­com­pa­gnés par l’an­cien me­neur Ke­vin John­son, trois fois All-Star, fi­na­liste mal­heu­reux avec Phoe­nix en 1993 face aux Bulls de Mi­chael Jor­dan. Per­sonne n’a ou­blié le tir à 3 points de John Pax­son à 3.9 se­condes du buz­zer, dans le Game 6 qui don­na le titre à la fran­chise de l’Il­li­nois. Ils sont dix fi­na­listes

pour re­joindre la crème du bas­ket, ce pan­théon où ont dé­jà pris place Ma­gic John­son, Larry Bird, Mi­chael Jor­dan, Charles Bark­ley, Isiah Tho­mas et tous ceux qui ont com­po­sé la fa­meuse « Dream Team » de 1992 aux Jeux olym­piques de Bar­ce­lone. Les Dr J, Jer­ry West, Wilt Chamberlain, Ka­reem Ab­dul-Jab­bar et autres y siègent de­puis des lustres. Le Hall of Fame n’est pas ré­ser­vé à la gent masculine. Par­mi les fi­na­listes de la classe 2016, on trouve la fa­bu­leuse She­ryl Swoops, quatre fois cham­pionne WNBA avec les Hous­ton Co­mets et six fois All-Star du­rant ses douze sai­sons dans la Ligue amé­ri­caine. Les coaches fé­mi­nines Le­ta An­drews et Muf­fet Mc­Graw sont éga­le­ment can­di­dates à une in­tro­ni­sa­tion. Les noms des heu­reux élus se­ront dé­voi­lés le 4 avril à Hous­ton, lors du Fi­nal Four NCAA. La pré­sen­ta­tion des no­mi­nés à To­ron­to, lors

du All-Star Game, a don­né lieu à un grand mo­ment. Al­len Iver­son et Sha­quille O’Neal étaient réunis pour oc­ca­sion. Les deux fi­na­listes NBA 2001 (vic­toire 4-1 du se­cond) de­vraient ra­jeu­nir l’aca­dé­mie, eux qui ont au­jourd’hui 40 et 44 ans, mais il n’est pas cer­tain qu’ils soient de toutes les ex­pé­di­tions aux­quelles se joignent ha­bi­tuel­le­ment les vé­né­rables am­bas­sa­deurs du Hall of Fame, char­gés d’in­car­ner la mé­moire du bas­ket amé­ri­cain et de ra­con­ter son his­toire aux quatre coins de la pla­nète. Quand on de­man­da à « The Ans­wer » si on pou­vait comp­ter sur lui cet été pour la cé­ré­mo­nie d’in­tro­duc­tion, il s’em­pres­sa de dire : « Plus tard ! C’est où ? » On lui pré­ci­sa que c’était à Spring­field, dans le Mas­sa­chu­setts. Il ré­pon­dit alors dans un éclat de rires : « Yeah ! J’es­père… » L’an­cien me­neur de Phi­la­del­phie, MVP de la Ligue en 2001, a at­ten­dri l’au­di­toire en ex­pli­quant que cette nomination était aus­si un peu celle de sa mère. « Car sans elle, je ne se­rais rien. » Iver­son, qui a li­vré 14 sai­sons en NBA et qui a été onze fois All-Star, rap­pe­lait aus­si : « Je suis un pro­duit de l’ère Mi­chael Jor­dan, Isiah Tho­mas, Ma­gic John­son, Charles Bark­ley, Sha­quille O’Neal… Tous ces gars ont pa­vé la route pour nous. » Après le show « A.I. », grosse chaîne en or pen­dante - on ne se re­fait pas ! -, Sha­quille O’Neal a amu­sé l’as­sis­tance en rap­pe­lant sa pre­mière ren­contre avec Rick Bar­ry (classe 1987 du Hall of Fame). « Rick était ve­nu à LSU. Il vou­lait m’ap­prendre à shoo­ter les lancers francs. Je lui avais dit que ça ne ser­vait à rien qu’il perde son temps car j’étais à 0%… » Shaq évo­qua aus­si ses pre­miers en­traî­ne­ments avec son père adop­tif, un sergent de l’ar­mée. Ce­lui-ci vou­lait faire de lui un Bill Rus­sell et un Wilt Chamberlain. Alors que O’Neal n’avait que 9 ans ! « J’igno­rais tout de ces bas­ket­teurs-là car je vou­lais être joueur de foot­ball. Je m’en­traî­nais à faire des sky­hooks avec mon père mais comme je trou­vais que ça fai­sait vieille école, j’ai trans­for­mé ça en jump hooks. » Sha­quille ra­con­ta aus­si com­ment il en était ve­nu à choi­sir la balle orange. « J’étais au ly­cée à San An­to­nio et on en­ten­dait par­ler d’un gars, Jon Kon­cak, qui al­lait si­gner un contrat de 15 mil­lions de dol­lars sur 3 ans. Je n’étais pas doué en maths mais j’avais fait un cal­cul ra­pide et ça fai­sait quand même 5 mil­lions par an… Je me suis dit que ça va­lait le coup d’aban­don­ner le foot­ball ! C’est comme ça que j’ai fait ce choix. » Rires as­su­rés. L’ar­bitre Dick Ba­vet­ta (76 ans), en­tré au Hall of Fame en 2015, était pré­sent sur la scène pour ac­cueillir les fi­na­listes. Un mau­vais sou­ve­nir pour le Shaq. « Ah, Dick et ses tech­niques… Il m’en a col­lé une bonne di­zaine. Deux fois, il m’a mis de­hors tel­le­ment il en avait rasle-bol de m’en­tendre… » O’Neal risque de re­voir Ba­vet­ta fré­quem­ment à par­tir de sep­tembre. Au pan­théon des gloires du bas­ket US.

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