PAUL GEORGE

LA TÊTE AUX PLAYOFFS ET AUX JEUX OLYM­PIQUES

Mondial Basket - - Vu Sur Internet -

L’AI­LIER D’IN­DIA­NA PAUL GEORGE A SI­GNÉ UN RE­TOUR TO­NI­TRUANT AVEC UNE DEUXIÈME ÉTOILE. LES PA­CERS SONT TOUR­NÉS VERS LES PLAYOFFS. LES JEUX DE RIO FI­GURENT ÉGA­LE­MENT SUR L’AGEN­DA DE « PG ». IN­TER­VIEW.

MON­DIAL BAS­KET : Paul, re­de­ve­nir All-Star dix-huit mois après ta ter­rible bles­sure avec le Team USA a dû te faire chaud au coeur, non ?

Paul GEORGE : Oui, bien sûr. J’ai avan­cé étape par étape. Il y a eu quelques matches en fin de sai­son der­nière puis le vrai re­tour cette an­née mais pour une place de All-Star, rien n’était ga­ran­ti. J’ai ai­mé re­voir les gars dans un contexte plus re­lax que la sai­son ré­gu­lière. Quand on est bles­sé comme je l’ai été, il y a un es­prit, dans ce genre de ren­dez-vous, qui n’est pas ano­din.

MB : Tu étais ve­nu au All-Star Game de New York, l’an der­nier, pour cette rai­son ?

P. G. : J’avais be­soin de voir les gars qui m’avaient sou­te­nu après ce gros pé­pin. Mais New York, ça ve­nait en­core trop tôt dans ma tête. Je n’étais res­té que deux jours. Une fois chez moi, je n’avais même pas re­gar­dé le match. Ce n’était pas la bonne pé­riode pour moi.

MB : Ja­ba­ri Par­ker dit qu’il s’est ins­pi­ré de toi pour re­ve­nir après sa bles­sure (rup­ture du li­ga­ment croi­sé an­té­rieur). Quels conseils as-tu en­vie de don­ner ?

P.G. : Ce n’est ja­mais fa­cile, ça dé­pend du ca­rac­tère de cha­cun, de sa force men­tale. Mais j’ai connu tel­le­ment de hauts et de bas que je peux mal­gré tout en par­ler. Il faut être bien en­tou­ré, avoir du sou­tien. Je l’ai eu, grâce à ma fa­mille et aux joueurs NBA. Il ne faut pas perdre confiance. C’est en­core plus dur quand on évo­lue à un très haut ni­veau. Il faut re­ve­nir pe­tit à pe­tit, sans brû­ler les étapes, se fixer des pe­tits ob­jec­tifs dès le dé­part. Un ou deux à la fois, c’est suf­fi­sant. La re­cons­truc­tion peut être longue mais il ne faut pas se dé­cou­ra­ger.

MB : Tu as dis­pu­té le der­nier All-Star Game de Kobe Bryant. Qu’est-ce qu’il t’ins­pire, après 20 ans de NBA ?

P.G. : Le plus grand res­pect. Après ce qu’il a fait pour le bas­ket et pour ma gé­né­ra­tion, je lui sou­haite le meilleur pour l’ave­nir. Il a don­né tel­le­ment pour ce sport que c’était un hon­neur

d’être là, pour son der­nier Match des Etoiles.

MB : Tu es un col­lec­tion­neur de snea­kers. Com­bien as-tu de paires ?

P.G. : Je ne sais pas trop… Mais j’ai entre 15 et 20 paires de shoes Kobe Bryant. C’est tout un sho­wroom à la mai­son !

MB : De quoi In­dia­na a-t-il be­soin dans la der­nière par­tie de la sai­son ?

P.G. : On doit être plus consis­tants. Il faut sa­voir tuer les matches quand on en a l’op­por­tu­ni­té. Il faut re­trou­ver de l’en­vie, celle qu’on avait en dé­but d’exer­cice. On l’a un peu per­due au fil des se­maines. C’est un cli­ché mais on a be­soin d’ap­pé­tit pour tout don­ner à nou­veau. Les playoffs ne vont pas tom­ber tout cuits dans notre bec. Il faut al­ler cher­cher notre place.

MB : Considères-tu In­dia­na comme l’équipe sur­prise à l’Est ? Après les dé­parts de Roy Hib­bert, Da­vid West et Luis Sco­la, tout le monde

vous voyait ren­trer dans le rang…

P.G. : En dé­but de sai­son, toutes les fran­chises an­noncent qu’elles veulent al­ler en playoffs mais tout le monde n’a pas les mêmes moyens. Notre équipe a été re­nou­ve­lée, elle était plus jeune, ce n’était pas évident. Mais oui, on peut dire qu’on est l’équipe sur­prise à l’Est. Au­jourd’hui, ne pas al­ler en playoffs se­rait un vé­ri­table échec. On va le faire. On doit le faire.

MB : Que penses-tu de la sai­son de Ian Ma­hin­mi ?

P.G. : Ian fait du bon bou­lot en dé­fense comme en at­taque. Il a un rôle spé­ci­fique aux re­bonds et dans les phases of­fen­sives, pour po­ser des écrans. C’est un tra­vail de l’ombre mais c’est un job très pré­cieux chez nous. C’est un pi­vot très mo­bile, très com­plé­men­taire avec les deux postes d’ai­lier no­tam­ment. D’au­tant qu’on shoote pas mal à 3 points.

MB : Il est pas­sé d’un rôle de pi­vot back-up au poste de ti­tu­laire. C’est une bonne sur­prise dans ce contexte ?

P.G. : C’est une belle sur­prise, sans au­cun doute.

MB : Les Jeux olym­piques de Rio sont-ils un ob­jec­tif pour toi ?

P.G. : Il faut voir com­ment mon corps va ré­agir après une longue sai­son. Tout dé­pend de la fa­çon dont je vais ré­cu­pé­rer. J’ai des coups de fa­tigue que je n’avais pas avant ma frac­ture. Par­ti­ci­per aux Jeux olym­piques est un rêve mais il faut voir dans quel état phy­sique je se­rai en fin d’an­née.

MB : Quel est ton fa­vo­ri pour le titre de MVP ? Cette course se fe­ra avec ou sans toi ?

P.G. : Je vois mal com­ment Ste­phen Cur­ry pour­rait lais­ser pas­ser cet award. Il réa­lise une sai­son com­plète et brillante en tant que MVP sor­tant. De mon cô­té, j’ai aban­don­né tout es­poir de­puis long­temps. Au mois de no­vembre, j’étais en mode MVP mais là, je ne le suis plus du tout.

MB : Tu avais dé­cla­ré lors du « me­dia day » de dé­but de sai­son que le titre de MVP du All-Star Game était l’un de tes ob­jec­tifs de l’an­née. Ce n’est pas pas­sé loin avec tes 41 points…

P.G. : C’est vrai que je m’étais fixé cet ob­jec­tif car je ne sa­vais pas trop où on al­lait avec In­dia­na. J’ai be­soin de chal­lenges per­son­nels. Je pense que je ne suis pas pas­sé très loin, en ef­fet, mais j’ai sur­tout pris du plai­sir dans ce match. C’est le plus im­por­tant.

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