KE­VIN JOHN­SON « JE SUIS DÉ­ÇU PAR SA­CRA­MEN­TO »

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TROIS FOIS ALL-STAR, L’AN­CIEN ME­NEUR DES PHOE­NIX SUNS KE­VIN JOHN­SON EST AU­JOURD’HUI MAIRE DE SA­CRA­MEN­TO. IL EST ÉGA­LE­MENT FI­NA­LISTE POUR EN­TRER AU HALL OF FAME, AVEC AL­LEN IVER­SON ET SHA­QUILLE O’NEAL. ON PARLE BAS­KET ET PO­LI­TIQUE AVEC « KJ », QUI A TOU­JOURS AI­MÉ PA­RIS.

MON­DIAL BAS­KET : Ke­vin, que pen­sez-vous de la sai­son de Sa­cra­men­to ?

Ke­vin JOHN­SON : Pour l’ins­tant, je suis dé­çu… Il y a mieux à faire avec cette équipe qui va jouer dans une su­per are­na l’an pro­chain. On s’est bat­tu plus de quatre ans pour im­plan­ter cette nou­velle salle là où on le sou­hai­tait et j’ai­me­rais y voir une grande équipe des Sa­cra­men­to Kings à l’ave­nir.

MB : Est-ce que vous pre­nez du temps pour al­ler les voir jouer ?

K.J. : Je les vois une ving­taine de fois dans la sai­son. Je peux com­prendre la dé­cep­tion des sup­por­ters qui s’at­tendent à mieux, an­née après an­née. On va gar­der es­poir !

MB : Vous avez de la concur­rence pour en­trer au Hall of Fame avec Al­len Iver­son et Sha­quille O’Neal. La classe 2016 est re­le­vée, non ?

K.J. : Oui mais c’est un hon­neur d’être dans cette pro­mo avec des joueurs comme Al­len (Iver­son) et Shaq, no­tam­ment. Quand j’ai dé­bu­té ma car­rière de bas­ket­teur, je jouais face à Ma­gic John­son et Isiah Tho­mas. Puis il y a eu John Stock­ton et Ga­ry Pay­ton face à moi. J’ai connu l’ère des La­kers, celle des De­troit Pis­tons puis celle des Chi­ca­go Bulls de Mi­chael Jor­dan qui ont bat­tu mes Suns en Fi­nales, en 1993 (4-2). J’ai tou­jours eu une forte concur­rence face à moi.

MB : Quelle est la dif­fé­rence entre un ca­pi­taine d’équipe NBA et l’homme po­li­tique que vous

êtes au­jourd’hui ?

K.J. : En bas­ket, vous di­ri­gez une équipe de 15 gar­çons qui sont heu­reux de jouer alors qu’en po­li­tique, j’ai la res­pon­sa­bi­li­té de près de 500 000 ad­mi­nis­trés qui ne sont ja­mais sa­tis­faits… C’est le prin­cipe même de la po­li­tique. Mais faire ce mé

tier, c’est un choix per­son­nel.

MB : Quels sou­ve­nirs gar­dez-vous de Pa­ris ?

K.J. : J’y suis al­lé pour une tour­née pro­mo­tion­nelle (ndlr:3x3NBACon­ver­se­surl’es­pla­nade deVin­cen­ne­sen1994) et j’y suis re­tour­né plu­sieurs fois de­puis. J’aime la ri­chesse cultu­relle de cette ville, avec ses mu­sées et la Seine qui la tra­verse. C’est une ville splen­dide !

MB : Une ville meur­trie, aus­si. Com­ment avez­vous vé­cu les at­ten­tats de no­vembre ?

K.J. : Je suis d’au­tant plus sen­sible à ce qui s’est pas­sé à Pa­ris que l’un des hommes qui ont dé­joué l’at­ten­tat dans le train Tha­lys en août der­nier est un ha­bi­tant de Sa­cra­men­to. Tout ce­la m’a ame­né à être en re­la­tion très étroite avec les au­to­ri­tés à Pa­ris. Ce com­bat contre le ter­ro­risme se mène au ni­veau in­ter­na­tio­nal. Nous sommes tous concer­nés par ce qui s’est pas­sé dans votre ca­pi­tale.

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