ÉDITO

Mondial Basket - - ÉDITO - FRED LESMAYOUX

La ligne à 3 points n’a pas re­cu­lé. Le cercle est tou­jours pla­cé à 3,05 m du sol. Et pour­tant, quand on se dé­lecte du spec­tacle of­fert par Gol­den State, on a la sen­sa­tion que le jeu et le par­quet sont bien plus larges. Le spa­cing, uti­li­sé no­tam­ment par Ste­phen Cur­ry, et la ca­pa­ci­té de dé­gai­ner de très loin offrent un es­pace ja­mais ex­ploi­té, jusque-là, par les équipes NBA. Les par­te­naires du War­rior en pro­fitent abon­dam­ment, jouant les yeux fer­més avec ce­lui que l’on consi­dère dé­jà comme le meilleur shoo­teur que la Ligue ait ja­mais pro­duit. Les Ca­li­for­niens n’en pou­vaient plus d’être com­pa­rés au Chi­ca­go de Mi­chael Jor­dan. Ils l’ont dé­pas­sé, vingt ans plus tard, dans un style com­plè­te­ment dif­fé­rent. Ar­rê­tons-là les pa­ral­lèles plus ou moins fan­tas­ma­go­riques, tout droit sor­tis de livres un peu pous­sié­reux, et cé­lé­brons plu­tôt ce sen­sa­tion­nel coup de frais ap­por­té au bas­ket mo­derne. Le seul point com­mun des Bulls 1996 et des War­riors 2016 est cette en­vie in­ces­sante de ga­gner. Les fans ap­pré­cient d’au­tant plus ce bon Steph Cur­ry qu’il res­semble à tout le monde. Phy­si­que­ment. En re­vanche, sa pa­no­plie de fon­da­men­taux et sa puis­sance men­tale sont hors normes. Un ex­tra­ter­restre ? Non, un gars né avec un bal­lon et qui, de­puis tout pe­tit, bosse, bosse et bosse, tou­jours plus. Les chiffres ver­ti­gi­neux dont cette sai­son a ac­cou­ché livrent le se­cret de cette réus­site. Les re­cords et dis­tinc­tions ne se­ront ce­pen­dant va­li­dés que si Gol­den State réa­lise le back-to-back at­ten­du au bout de playoffs où tous vou­dront ter­ras­ser cette équipe… his­to­rique.

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