Ja­mal Crawford a tou­jours ti­ré la langue en playoffs

Mondial Basket - - Old Star -

de 31 mi­nutes par match en 2015-16. Il a ter­mi­né la sai­son ré­gu­lière en mode « Won­der po­wer », sco­rant no­tam­ment 40 points face à Port­land le 20 mars. Deux fois fi­na­liste NBA, une fois cham­pion (2011), Nowitzki n’est tou­jours pas ras­sa­sié. Paul Pierce vou­lait fi­nir sa car­rière chez lui, à Los An­geles. Il est ser­vi. Reste à sa­voir si l’aven­ture NBA peut se ter­mi­ner en beau­té pour « The Truth » qui a joué 38 matches sur 68 comme star­ter chez des Clip­pers qui ont col­lec­tion­né les pro­blèmes (bles­sés, trades, sus­pen­sions). Doc Ri­vers a mé­na­gé au maxi­mum l’an­cien mais il a dû le sol­li­ci­ter 18 mi­nutes chaque soir. Pierce a shoo­té à 36.3% et 31% der­rière l’arc. Le cham­pion 2008 avait réus­si de très bons playoffs l’an der­nier à Wa­shing­ton. Le contexte est dif­fé­rent chez les Clip­pers, en panne d’ai­liers et qui ont be­soin de son ex­pé­rience comme de ses pa­niers « clutch ». Son vé­cu en post­sea­son est ap­pré­ciable pour cette équipe qui se montre tou­jours im­ma­ture une fois la sai­son ré­gu­lière ache­vée. Pierce (38 ans), c’est 158 matches de playoffs dans les snea­kers, deux Fi­nales NBA et des stats tou­jours en hausse quand il re­nifle l’odeur du fight ul­time. MVP des Fi­nales NBA 2008 face aux La­kers (4-2), sous le maillot de Bos­ton, le n°34 peut être le « killer » qui fai­sait dé­faut à Los An­geles lors des quatre der­nières cam­pagnes de playoffs. L’Ar­gen­tin Ma­nu Gi­no­bi­li (38 ans) a bour­lin­gué mais c’est bien à San An­to­nio qu’il a trou­vé le sel de sa vie de joueur de bas­ket. Quatre titres NBA, un award de meilleur 6e homme, dé­cro­ché lors de la sai­son 2007-08 : Gi­no­bi­li n’est pas seule­ment le joueur pré­fé­ré de Charles Bark­ley et des fans de bas­ket olé-olé à tra­vers tout le pays. La cote de sym­pa­thie du Sud-Amé­ri­cain est peut-être le meilleur ba­ro­mètre pour ju­ger de son im­por­tance, au-de­là de sa fran­chise. Il y a - ou il y a eu - un style Gi­no. Et il y a cette image qu’il ren­voie, tou­jours po­si­tive. Chas­seur de points et de chauve-sou­ris, « El Ma­nu », comme on le sur­nomme chez les Spurs, est un joueur cha­ris­ma­tique avant toute chose. C’est, dans le même temps, M. Tout le monde, un gars qui va com­man­der ses ta­cos à cô­té de chez vous, chez le com­mer­çant du coin. Gi­no­bi­li, c’est l’amour du jeu avec un grand « A ». Il n’est pas ques­tion de pen­ser à la re­traite. Pas tant qu’il pour­ra dis­pu­ter une ving­taine de mi­nutes par ren­contre, comme il l’a fait cette an­née en­core. Le rap­port qua­li­té-prix reste bon, l’Ar­gen­tin ayant shoo­té à 45.3% et plus de 39% der­rière la ligne à 3 points. Après une sai­son à 58 matches et quelques pe­tits pé­pins phy­siques, in­évi­tables compte te­nu de son âge, Ma­nu ne doit pas dé­vis­ser, comme l’an der­nier face aux Clip­pers. Elé­ment clé de ce qui était au­tre­fois le « Big Th­ree » des Spurs, avec Tim Dun­can et To­ny Par­ker (l’ex­plo­sion de Kawhi Leo­nard a chan­gé la donne), l’Ar­gen­tin ne rêve plus de­puis long­temps. Un cin­quième titre NBA dé­cro­ché avec les co­pains se­rait une ré­com­pense ex­cep­tion­nelle pour l’en­semble de son oeuvre. Avant de bâ­cher en 2017. Le nom de Ja­mal Crawford (36 ans) est re­ve­nu ré­gu­liè­re­ment en avril pour le titre de meilleur 6e homme. Pro­blème - un pro­blème de riches : le Clip­per a dé­jà rem­por­té deux fois cet award, en 2010 et 2014. Au­jourd’hui, il les tro­que­rait vo­lon­tiers contre une bague de cham­pion. L’af­faire est de­ve­nue beau­coup plus com­pli­quée. Ja­mal a tou­jours ti­ré la langue en playoffs. Cin­quante-six matches au comp­teur avant d’at­ta­quer sa sixième cam­pagne. Il vient de bou­cler sa 16e sai­son dans la Ligue… Cher­chez l’er­reur ! Les choix de car­rière de Crawford n’ont pas tou­jours été ju­di­cieux. Il a fal­lu at­tendre son dé­mé­na­ge­ment à At­lan­ta en 2009-10 pour le voir dé­bu­ter en playoffs, lui qui avait été draf­té par Cle­ve­land (8e choix en 2000) et en­voyé à Chi­ca­go illi­co pres­to. Re­dou­table sco­reur (52 pts contre Mia­mi, son hit en car­rière), Crawford a ga­lé­ré avant de trou- ver sa vi­tesse de croi­sière en Ca­li­for­nie. Ce jeune di­no­saure est ca­pable de mordre à tout mo­ment, comme le 8 avril à Utah où il fait mouche à 3 points en pro­lon­ga­tion (102-99). Ja­mal doit concré­ti­ser en playoffs. L’an der­nier, il avait été mé­con­nais­sable der­rière l’arc avec 24.3% de réus­site seule­ment. Ses pour­cen­tages sont plus faibles en post­sea­son qu’en sai­son ré­gu­lière. C’est le mo­ment de chan­ger tout ça. Vince Car­ter est tou­jours ca­pable de plan­ter un méga to­ma­hawk ou de réa­li­ser un wind­mill mais ce se­ra moins puis­sant et ça ira moins vite. Car il y a un avant-« Vin­sa­ni­ty » et un après, ce­lui qu’on connaît au­jourd’hui. Car­ter a 39 ans de­puis jan­vier der­nier. Il a trou­vé re­fuge chez les Grizz­lies en 2014 et il va jouer à nou­veau les playoffs. Il to­ta­lise 78 matches de post­sea­son, dont 56 comme star­ter, dis­pu­tés entre To­ron­to, New Jer­sey, Or­lan­do, Dal­las et donc Mem­phis. L’an der­nier en playoffs, le coach lui avait don­né 18 mi­nutes pour un peu plus de 6 points en moyenne. Car­ter avait tour­né à 40% et un vi­lain 25 % der­rière l’arc. Un an avant, face à San An­to­nio, il avait shoo­té à plus de 48% from down­town. Cette sai­son, Vince a été uti­li­sé pru­dem­ment, en sor­tie de banc, dans une équipe dé­ci­mée par les bles­sures (28 joueurs uti­li­sés, re­cord NBA). Il n’a ja­mais vu la cou­leur d’une bague de cham­pion et les ab­sences conju­guées de Marc Ga­sol, Mike Con­ley et Bran­dan Wright ne vont pas le ré­jouir au mo­ment de re­tour­ner au tur­bin. Mais c’est toute la ma­gie et tout le pi­ment des playoffs : al­ler au com­bat quel que soit l’ad­ver­saire et quelles que soient vos armes. Vince Car­ter ne s’en pri­ve­ra pas pour sa 18e sai­son dans la Ligue (8 fois All-Star, une fois dans la All-NBA Se­cond Team, une fois dans la Third). Le plai­sir du jeu n’a pas de fron­tière en playoffs. Car­ter nous en a suf­fi­sam­ment don­né, à tra­vers une grande car­rière, pour qu’on le res­pecte. D’au­tant que les dinosaures ne meurent ja­mais vrai­ment. C’est notre mé­moire qui les fait re­vivre dans les meilleurs mo­ments. Alors, pro­fi­tons-en en­core un peu !

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