JOE JOHN­SON

JOE A PRIS LE BON TAXI POUR MIA­MI

Mondial Basket - - ÉDITO -

All-Star à sept re­prises, Joe John­son (34 ans) a été li­bé­ré par les Brook­lyn Nets le 25 fé­vrier. Il s’est em­pres­sé de re­joindre un pré­ten­dant aux playoffs deux jours plus tard. Joe a pris le bon taxi, di­rec­tion Mia­mi. Alors qu’il se po­sait de lé­gi­times ques­tions au mo­ment de choi­sir sa des­ti­na­tion, une fois li­bé­ré des Nets, l’an­cien Sun et Hawk a re­çu des tex­tos de Dwyane Wade lui de­man­dant de bien étu­dier le style du Heat. Les SMS ont inon­dé son smart­phone. Et for­cé sa dé­ci­sion. Le dé­clic s’est pro­duit quand le na­tif de Lit­tle Rock (Ar­kan­sas) a sui­vi et ana­ly­sé le match des Flo­ri­diens contre At­lan­ta, son an­cienne équipe, après le All-Star week-end. Ch­ris Bosh, « Flash » et Has­san Whi­te­side étaient ab­sents. Vic­toire des joueurs d’Erik Spoel­stra 115-111. Ces mêmes Hawks avaient ten­té de le ré­cu­pé­rer ou du moins d’ob­te­nir un ren­dez-vous. Le shoo­ting

APRÈS AVOIR QUIT­TÉ BROOK­LYN, OÙ IL ÉTAIT EN TRAIN DE « POURRIR », JOE JOHN­SON A CHOI­SI, CONTRE TOUTE AT­TENTE, DE RE­LAN­CER LA FIN DE SA CAR­RIÈRE DU CÔ­TÉ DE MIA­MI. EN FLO­RIDE, « J.J. » A RE­TROU­VÉ JOIE DE VIVRE ET AMOUR DU JEU. À TEL POINT QUE MÊME SANS CH­RIS BOSH, LE HEAT BRILLAIT ET RÊ­VAIT DE JOUER LES TROUBLEFÊTE EN PLAYOFFS.

guard ar­ri­ve­ra cet été au bout du con­trat de 6 ans et 126 mil­lions de dol­lars of­fert en 2010 par la fran­chise de Géor­gie. La suite de l’his­toire conti­nue­ra peut-être de s’écrire sur South Beach. Sans trois pi­liers de son cinq, le Heat au­rait pu s’ef­fon­drer. Il n’en a rien été. Joe John­son a vu un groupe uni, sou­dé face à l’ad­ver­si­té. Une équipe bien po­si­tion­née à l’Est (48-34, 1er tour de playoffs contre les Hor­nets, 6es) et qui avait be­soin de pro­fon­deur ain­si que d’un vé­té­ran pour sou­la­ger « D-Wade » en l’ab­sence de Bosh (caillot san­guin dans le mol­let). « Je vou­lais en­le­ver de la pres­sion à Dwyane, ex­plique « J.J. ». Je suis ve­nu ici pour ai­der du mieux pos­sible, être ce gars po­ly­va­lent, shoo­tant et créant des es­paces dans le jeu. » Joe John­son avait vrai­ment l’em­bar­ras du choix. Cle­ve­land te­nait la corde. Le mé­daillé de bronze du Mon­dial 2006 a joué pour l’as­sis­tant des Ca­va­liers, Lar­ry Drew, et il avait été le par­te­naire de Ty­ronn Lue, l’ac­tuel head coach, à At­lan­ta. Il avait en­ten­du dire que Le­Bron James sou­hai­tait sa ve­nue. Le squad de l’Ohio lui of­frait tout au­tant, si­non plus de chances de vi­ser une bague de cham­pion, lui qui reste sur une dé­faite en Fi­nales (2-4 contre Gol­den State). « J’au­rais évo­lué en fa­mille, si on peut dire », ri­gole au­jourd’hui l’an­cien Net. Oui, « J.J. » s’est po­sé des ques­tions. Beau­coup de ques­tions. Et puis il s’est dé­ci­dé. En fa­veur de Mia­mi, ce qui prouve que les Cavs sont vul­né­rables. « Le style de jeu a fait pen­cher la ba­lance. Le Heat vou­lait cou­rir, ça m’a sé­duit. C’était la meilleure so­lu­tion. Il ne man­quait pas grand-chose à cette équipe pour re­trou­ver le top, je me suis dit que je pour­rais ap­por­ter ma pierre à l’édi­fice. » Une fois John­son in­té­gré à son ros­ter, Mia­mi a si­gné 16 vic­toires pour 8 dé­faites. Joe a cu­mu­lé 13.4 points, 3.6 passes et 2.8 re­bonds, en tour­nant à 51.8% aux tirs et 41.7% à 3 points. Ses stats ont un peu pi­qué du nez du­rant la fin de la sai­son ré­gu­lière. Reste que le sep­tuple All-Star a ap­por­té une plus­va­lue of­fen­sive dans la ro­ta­tion flo­ri­dienne. De­puis le All-Star break, il était sur le po­dium des shoo­teurs

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