CUR­RY, MVP À L’UNA­NI­MI­TÉ

LA SA­GA GOL­DEN STATE 2015-16 CONTI­NUE AVEC LE TITRE DE MVP AT­TRI­BUÉ À STE­PHEN CUR­RY. LE ME­NEUR DES WAR­RIORS EST LE PRE­MIER JOUEUR DE L’HIS­TOIRE DE LA LIGUE À REM­POR­TER LE TRO­PHÉE À L’UNA­NI­MI­TÉ. ON A CRAINT LE PIRE POUR LUI EN PLAYOFFS. LE DRAME A ÉTÉ ÉVIT

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Le com­mis­sio­ner Adam Sil­ver a pré­ci­pi­té la re­mise des awards si­tôt la sai­son ré­gu­lière ter­mi­née, his­toire de bien mar­quer la sé­pa­ra­tion entre ce qui fut et ce qui se­ra. Au­tre­ment dit, la sai­son ré­gu­lière et les playoffs ! L’idée était ex­cel­lente, sauf que le scé­na­rio fut contra­rié par l’ul­time ré­com­pense. On a tar­dé à re­mettre le titre de MVP à cause d’un contre­temps fâ­cheux, alors que le ta­pis rouge était dé­rou­lé dans la Bay Area. « La faute à pas de chance », mur­mu­rait-on en cou­lisses. Ste­phen Cur­ry, bles­sé par deux fois contre Hous­ton au 1er tour des playoffs (4-1), était en ef­fet coin­cé à l’in­fir­me­rie au dé­but de la de­mi-fi­nale de Conférence Ouest contre Port­land (4-1). « Verte de rage », dit-on, la NBA se voyait mal re­mettre le tro­phée le plus pres­ti­gieux à un joueur en ar­rêt de tra­vail. En 2007, la Ligue avait es­suyé les plâtres avec un Dirk No­witz­ki sor­ti comme un mal­propre au 1er tour par Gol­den State (2-4), alors que son équipe avait ter­mi­né en tête de sa Conférence avec 67 vic­toires. De­puis, si on peut évi­ter d’avoir un joueur in­ac­tif sur le po­dium, c’est mieux pour l’image, le pro­to­cole, le pres­tige. A for­tio­ri avec un gar­çon comme Ste­phen Cur­ry, de­ve­nu une icône mon­diale. Et qui vient de réa­li­ser, à 28 ans, le back-to­back au pal­ma­rès des MVP. Gol­den State a beau avoir pos­té un nou­veau bi­lan re­cord de 73 vic­toires, sans son « spice boy », la vie n’est plus la même. L’award de meilleur joueur est pas­sé au se­cond plan tant la fran­chise ca­li­for­nienne était sou­cieuse de ré­cu­pé­rer sa superstar en bonne santé. Pas un jour ne pas­sa sans qu’une in­fo tombe sur la si­tua­tion du na­tif d’Akron, avec une ques­tion brû­lante pour tous les mé­dias du pays. Pen­dant une dou­zaine de jours, le dé­bat fit rage aux Etats-Unis : Steph Cur­ry de­vait-il jouer ou non la de­mi-fi­nale de Conférence face aux Trail Bla­zers, avec le risque d’une re­chute ? Le meilleur sco­reur NBA (30.1 pts), tou­ché à la che­ville dans le Game 1 contre les Ro­ckets, était re­ve­nu pour le Match 4 dans le Texas avant de se bles­ser à nou­veau au ge­nou. Un brin aga­cé, son coach, Steve Kerr, qui avait bien re­çu de son cô­té l’award d’en­traî­neur de l’an­née (même si son as­sis­tant Luke Wal­ton a di­ri­gé plus de matches que lui, voir pages 74-77), a sif­flé la fin de la ré­créa­tion. « Ce n’est pas une sé­rie qui va dé­ter­mi­ner quand nous fe­rons re­ve­nir Steph. Son re­tour est uni­que­ment lié à sa santé et à son rythme. » Le n°30 ca­li­for­nien, qui parle aus­si vite qu’il dé­gaine der­rière l’arc, avait lui-même avan­cé une date de re­tour au­près de notre consoeur de ABC Li­sa Sal­ters, af­fir­mant qu’il se­rait prêt pour le Match 3 à Port­land. Pro­blème de com­mu­ni­ca­tion à Gol­den State ?

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