HIS­TOIRES DE PLAYOFFS

DE LA MALÉDICTION DES CLIPPERS À L’ÉLI­MI­NA­TION DES HORNETS ET DES PACERS SUR UN GAME SE­VEN, LES PLAYOFFS SE RA­CONTENT AUS­SI À TRA­VERS DES PE­TITES HIS­TOIRES QUI FONT LA GRAN­DEUR DE LA NBA.

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DA­MIAN LILLARD JOUAIT À DO­MI­CILE

Le me­neur de Port­land Da­mian Lillard, op­po­sé à Gol­den State en de­mi-fi­nales de Conférence Ouest (1-4), jouait chez lui à Oak­land. Né dans le quar­tier chaud de Brook­field Vil­lage en juillet 1990, il y a gar­dé de la fa­mille et des amis. « Je suis né à 8 km de la salle des War­riors et mon ly­cée était à 3 km. Ça m’a fait tout drôle de jouer là où j’ai pas­sé toute ma jeu­nesse. » Le double All-Star des Trail Bla­zers a pro­fi­té de l’ins­tant car les War­riors joue­ront bien­tôt à San Fran­cis­co et pour lui, ça n’au­ra plus le même im­pact. « Ga­min, je n’al­lais ja­mais à San Fran­cis­co. D’ailleurs, je ne me suis pas po­sé de ques­tion quand il a fal­lu choi­sir une uni­ver­si­té. Je n’ai pas cher­ché du cô­té de Fris­co, je suis par­ti dans l’Utah (ndlr:àWe­ber State). C’était la pre­mière fois que je jouais à Oak­land en playoffs. J’ai bat­tu mon re­cord de ti­ckets pour la fa­mille et les amis pen­dant cette post­sea­son ! » Les joueurs ont de bonnes rai­sons d’être gé­né­reux du­rant cette pé­riode de la sai­son. Les fa­milles les re­joignent sou­vent. C’était le cas de l’ar­rière de San An­to­nio Dan­ny Green qui avait sa soeur et son beau-frère chez lui. Bo­ris Diaw avait sa mère et une amie de la fa­mille pour la de­mi-fi­nale de Conférence Ouest face à Ok­la­ho­ma Ci­ty (2-4). « Nos proches sont là pour nous sou­te­nir au mo­ment le plus im­por­tant de la sai­son, com­men­tait Green. En sai­son ré­gu­lière, ça n’a pas la même sa­veur. Les playoffs, c’est un peu comme une pé­riode d’exa­mens. Ça passe ou ça casse… Dans ces mo­ments-là, leur sou­tien est en­core plus im­por­tant. Et bien­ve­nu. »

DAVE JOERGER EN LARMES

C’est sans doute aus­si pour ce­la que Dave Joerger a fi­ni par cra­quer à Mem­phis, pour sa der­nière conférence de presse. Swee­pé par San An­to­nio au 1er tour des playoffs, le fu­tur ex-coach des Grizz­lies ex­pli­quait so­bre­ment : « La sai­son a été dure pour tous nos gars. Il y a eu des bles­sures, des gar­çons qui nous ont quit­tés, il a fal­lu lut­ter jus­qu’au bout pour ob­te­nir notre billet en playoffs. Aus­si, être éli­mi­né de cette ma­nière, sans prendre un match, de­vant nos fans, c’est ter­rible. Il y avait de la dé­tresse dans le ves­tiaire. J’ai vu des vi­sages ter­ri­ble­ment mar­qués… Les gar­çons avaient bos­sé très dur pour être en post­sea­son. » Sor­ti par les Spurs, une équipe à plus de 80% de vic­toires, Coach Joerger avait beau­coup de mal à conte­nir ses larmes. Il a fi­ni par cra­quer de­vant la presse. Ré­sul­tat d’une sai­son âpre, pleine de tension(s), et de playoffs tout aus­si dif­fi­ciles. La sai­son pro­chaine, on re­trou­ve­ra Dave Joerger du cô­té de Sa­cra­men­to.

ISAIAH THO­MAS INS­PI­RÉ PAR AL­LEN IVERSON

Bos­ton a dif­fi­ci­le­ment dé­bu­té sa sé­rie contre At­lan­ta au 1er tour des playoffs (2-4). L’équipe de Brad Ste­vens a es­suyé deux dé­faites chez les Hawks avant de re­ve­nir au TD Gar­den où les 17 ban­nières sont tou­jours une source d’ins­pi­ra­tion pour la « Green Na­tion ». Le me­neur AllS­tar Isaiah Tho­mas a ain­si bat­tu son re­cord en car­rière lors du Match 3 avec 42 points. « J’étais

en mode at­taque. Je vou­lais tout don­ner pour ga­gner ce match de­vant nos fans », ra­con­tait le pe­tit me­neur de « Bean­town ». Tho­mas a in­té­gré ce soir-là une « short list » de Cel­tics ayant sco­ré au moins 40 points un soir de post­sea­son : Ray Al­len, Lar­ry Bird, John Hav­li­cek, Sam Jones, Reg­gie Le­wis, Paul Pierce, Ra­jon Ron­do et Jo Jo White. « Je veux suivre les traces de ces grands joueurs. Ça com­mence par une vic­toire dans un match de playoffs, ça fi­nit par un titre de cham­pion. » Le p’tit Tho­mas n’en est pas en­core là car At­lan­ta a eu le der­nier mot. Le n°4 des Cel­tics confiait avoir été ins­pi­ré par les tex­tos de son presque ho­mo­nyme, l’an­cien me­neur de De­troit Isiah Tho­mas, et sur­tout Al­len Iverson, MVP de la sai­son 2000-01 avec Phi­la­del­phie. « Al­len m’avait dit d’en­ga­ger un vrai com­bat sa­chant qu’on jouait à Bos­ton. Et Isiah m’a don­né quelques conseils que je ne vous ré­vé­le­rai pas. Tout ça m’a bien ai­dé ! »

PLUMLEE ET MAHINMI SUR LE PO­DIUM

Le pi­vot de Port­land Ma­son Plumlee a eu droit aux hon­neurs du po­dium pen­dant les playoffs. Une pre­mière pour lui qui n’avait ja­mais été mis ain­si en lu­mière. Les mé­dias vou­laient re­cueillir ses im­pres­sions après un match du 1er tour face aux Clippers (4-2) où il prit 21 re­bonds tout en as­su­rant 9 passes (23 avril, Game 3). Ex­cep­tion­nel­le­ment, Da­mian Lillard pas­sa son tour. C’est bien l’an­cien joueur des Brook­lyn Nets qui se prê­ta au jeu des ques­tions-ré­ponses. « Une bonne chose ! Je por­tais le noeud pa­pillon », plai­san­ta Ma­son qui est de­ve­nu le pre­mier pi­vot des Trail Bla­zers à réus­sir plus de 8 as­sists dans un match de playoffs de­puis Ar­vy­das Sa­bo­nis en 1999 face à Phoe­nix. Lillard l’ap­pelle dé­sor­mais « Le Monstre ». Pas de sur­nom pour le Fran­çais Ian Mahinmi à In­dia­na mais un match de choix face à To­ron­to le 23 avril (Game 4 au 1er tour des playoffs, 3-4) avec 22 points, 10 re­bonds, 5 passes, 2 in­ter­cep­tions et 1 contre ! Lui aus­si connut le po­dium ré­ser­vé aux joueurs se met­tant en va­leur en post­sea­son. Ar­ro­sé de bons sen­ti­ments par son coach, Frank Vo­gel (qui a quit­té l’équipe pour Or­lan­do), et l’ai­lier All-Star Paul George, Mahinmi dé­bou­la en conférence de presse en di­sant : « C’est sym­pa, ici ! Plu­tôt co­ol… Il n’y a pas un truc à boire ? Comme au bar ! »

WESTBROOK-PAYNE, « LET’S DANCE »

Le roo­kie Ca­me­ron Payne est à bonne école avec un men­tor comme Rus­sell Westbrook à Ok­la­ho­ma Ci­ty. Avant chaque match de playoffs, le me­neur All-Star ap­prend une nou­velle danse au jeune ar­rière du Thun­der. Il ne faut pas s’em­mê­ler les pin­ceaux car ça va vite et c’est com­pli­qué au ni­veau des bras et des mains. Mais Payne a com- pris le prin­cipe. Cette danse n’est pas tou­jours du goût des ad­ver­saires d’Ok­la­ho­ma Ci­ty. Char­lie Villa­nue­va est car­ré­ment ve­nu in­ter­rompre l’im­pro­vi­sa­tion du duo lors d’un avant-match entre Dal­las et « OKC ». Après coup, il dé­cla­ra : « S’ils veulent dan­ser, ils n’ont qu’à al­ler en boîte. » Il en fal­lait plus pour dé­cou­ra­ger Westbrook qui a re­pris ses pas de danse en écar­tant sans mé­na­ge­ment un Char­lie dé­con­fit. Rus­sell a évi­té de ver­ser dans l’in­sulte mais il n’a pas hé­si­té à af­fir­mer que Ke­vin Du­rant avait eu rai­son de trai­ter Mark Cuban « d’idiot ». Le boss des Mavs avait dé­cla­ré qu’il n’y avait qu’une superstar dans l’équipe de Billy Do­no­van et que c’était « KD ».

MI­CHAEL JOR­DAN PLUS PROCHE DES JOUEURS

« His Air­ness » aime l’odeur des playoffs. Mi­chael Jor­dan l’a dé­mon­tré une nou­velle fois dès que Char­lotte est re­ve­nu jouer « at home » après avoir per­du deux matches à Mia­mi, au 1er tour (éli­mi­na­tion de la fran­chise de Ca­ro­line du Nord en sept manches). Ins­tal­lé au bout du banc, il a pous­sé fort der­rière ses Hornets dans le Match 3 et ceux-ci lui ont offert une vic­toire 96-80 grâce à un nou­veau plan d’at­taque du coach, Steve Clif­ford, avec le roo­kie Frank Ka­mins­ky star­ter et le re­tour d’Al Jef­fer­son au poste de pi­vot. Au game sui­vant, la pres­sion était mon­tée d’un cran. « MJ », tou­jours plus proche de ses joueurs, s’est ré­ga­lé quand ses hommes ont éga­li­sé à 2-2 dans la sé­rie grâce au me­neur Kem­ba Wal­ker, au­teur de 11 points consé­cu­tifs au mi­lieu du qua­trième quart-temps. Le point guard de Char­lotte ter­mi­na la soi­rée avec 34 points et « His Air­ness » avait la ba­nane, au mi­lieu de quelques stars des Ca­ro­li­na Pan­thers assises aux pre­mières loges pour sou­te­nir les Hornets (Ca­ro­li­na a per­du le der­nier Su­per Bowl contre Den­ver). L’his­toire d’amour entre les fans et leur équipe a pris fin avec une lourde dé­faite 106-73 lors du Game 7 en Flo­ride (les Fre­lons sont à 0-2 sur un Match 7). Mi­chael Jor­dan était du voyage pour sou­te­nir ses troupes. Il fut re­joint dans sa loge par Scot­tie Pip­pen, en va­cances de­puis le 13 avril puisque Chi­ca­go, dont il est de­ve­nu l’am­bas­sa­deur, n’était pas qua­li­fié. A pré­sent, c’est un ros­ter de free-agents qui va dé­fi­ler dans le bureau du pro­prio : Ni­co­las Ba­tum, Ty­ler Hans­brough, Mar­vin Williams, Je­re­my Lin, Al Jef­fer­son et

Court­ney Lee.

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