K. IR­VING

UN CAVALIER QUI SUR­GIT DE LA NUIT

Mondial Basket - - News -

Jour de fête à l’en­traî­ne­ment des Ca­va­liers, le 3 mai, après une pre­mière vic­toire contre At­lan­ta en de­mi-fi­nales de Conférence Est (4-0). Le gym­nase ré­sonne sur un son de Ste­vie Won­der, « Hap­py bir­th­day », car Ty­ronn Lue, le head coach, a 39 ans. Ça ri­gole entre LeB­ron James et Ky­rie Ir­ving mais le me­neur n’es­quisse au­cun pas de danse alors qu’une se­maine plus tôt, il as­su­rait le show avec Iman Shum­pert sur un rap East coast. Won­der, ce n’est pas sa came… Les Cavs ont dé­bu­té les playoffs 2016 de ma­nière plu­tôt bru­tale. Un sweep face à De­troit au 1er tour, avec un Ky­rie Ir­ving de feu, à 27.8 points de moyenne et plus de 47% der­rière l’arc. Il y a un an, à la même époque, le n°2 sco­rait éga­le­ment mais c’était à l’ar­rache, avec une ten­di­nite au ge­nou. Et Der­rick Rose lui fai­sait des mi­sères en de­mi-fi­nales de Conférence Est avec les Chi­ca­go Bulls (qua­lif’ du squad de l’Ohio 4-2). Le jeune point guard fi­nit par je­ter l’éponge dès le pre­mier round de la Fi­nale NBA à Oak­land (4-2 pour les War­riors). Il faut at­tendre les ca­deaux du Père Noël pour voir le na­tif de Mel­bourne (Aus­tra­lie) ré­ap­pa­raître, en fin d’an­née, avec le maillot de Cle­ve­land. Une vi­laine opé­ra­tion au ge­nou et une longue conva­les­cence ont se­mé le trouble. On nage dans l’in­cer­ti­tude. La même ques­tion re­vient au su­jet des su­per­stars blo­quées de longues se­maines ou de longs mois à l’in­fir­me­rie : peuvent-elles re­ve­nir à leur meilleur ni­veau ? Cinq mois après son re­tour, Ir­ving a ras­su­ré tout son monde. Si Cle­ve­land a bien ter­mi­né la sai­son ré­gu­lière (57-25) avant d’at­ta­quer se­rei­ne­ment la post­sea­son, la bonne santé du n°1 de la draft 2011 y est pour beau­coup. « Ky­rie joue juste, no­tait Ty­ronn Lue. Il est en bonne condi­tion. Il a confiance dans son shoot et toute l’équipe a confiance en lui. » Ir­ving a man­qué un to­tal de 29 matches cette an­née. In­utile de dire qu’il avait les crocs pour ses troi­sièmes playoffs, avec son nou­veau coach (Lue a suc­cé­dé à Da­vid Blatt, li­mo­gé, le 22 jan­vier der­nier). Un en­traî­neur qui connaît très bien son poste. Mais Ky­rie évo­lue dans une autre sphère avec un titre de MVP du All-Star Game en 2014 et ce­lui de meilleur joueur de la Coupe du monde en Es­pagne la même an­née, alors qu’il était aux com­mandes du Team USA. A 24 ans, Ir­ving est ha­bi­tué aux hon­neurs. Mais Coach Lue doit tou­jours re­ca­drer ce me­neur im­pé­tueux, même avec un LeB­ron James dans le ros­ter. Le « King » n’avait vu qu’un seul joueur

de sa propre équipe le battre au sco­ring sur une sé­rie de playoffs. Ce joueur est un ami : Dwyane Wade avait fi­ni top sco­reur de Mia­mi lors des Fi­nales NBA 2011 face à Dal­las (26.5 pts contre 17.8). Pour LeB­ron, le scé­na­rio s’est re­pro­duit au 1er tour des playoffs 2016 avec la tor­nade Ir­ving, in­ar­rê­table face aux Pis­tons (27.5 pts).

IR­VING, LE KILLER

James s’est « conten­té » de 22.8 points de moyenne face à De­troit avant de re­prendre le lea­der­ship contre les Hawks. Mais James, qui n’a ja­mais shoo­té aus­si mal à 3 points (30.9% en sai­son ré­gu­lière, plus mau­vais score de­puis son an­née roo­kie), plai­sante, ce qui est bon signe : « On a dé­si­gné nos sni­pers dans l’équipe. Je n’en fais pas par­tie. Moi, je suis par­mi les tanks… » Evi­dem­ment, Ir­ving, lui, compte par­mi les shoo­teurs d’élite, comme J.R. Smith, la tête brû­lée, Iman Shum­pert, l’ex-flam­beur des Knicks, ou Ke­vin Love, ai­lier fort ai­mant s’écar­ter pour faire par­ler son adresse ex­té­rieure. Avec plus de 55% (!) der­rière l’arc sur les sept pre­miers matches de la post­sea­son 2016, Ky­rie avait trou­vé la mire.

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