OK­LA­HO­MA C.

QUAND BRICKTOWN EST EN FEU

Mondial Basket - - News -

Les an­ciens joueurs comme De­rek Fi­sher et Ch­ris Web­ber sont una­nimes. « C’est à Ok­la­ho­ma Ci­ty qu’on trouve les fans les plus bruyants. C’est in­fer­nal et je me sou­viens que j’avais du mal à trans­mettre les consignes tel­le­ment il y avait de va­carme », ex­plique l’an­cien me­neur des La­kers. Bo­ris Diaw par­tage la même opi­nion que le quin­tuple cham­pion NBA. « L’at­mo­sphère à Ok­la­ho­ma Ci­ty est très spé­ciale. C’est l’une des am­biances les plus chaudes de la Ligue. Mais ça ne me dé­range pas. Au contraire, je pré­fère jouer dans un cli­mat hos­tile où ça crie et où ça hurle. Les fans sou­tiennent vrai­ment leur équipe et dé­testent l’ad­ver­saire pen­dant tout le match. J’aime jouer dans ces condi­tions. C’est très mo­ti­vant ! », concluait le Fran­çais, op­po­sé au Thun­der en de­mi-fi­nales de Conférence Ouest (2-4) avec des matches par­ti­cu­liè­re­ment bouillants dans la Chesapeake Ener­gy Are­na. Un buil­ding où s’en­tassent 19 000 fans, si­tué à un block de Bricktown, le vieux quar­tier tou­ris­tique de la ville. Dans ce Far West aban­don­né par les cow­boys et li­vré aux bo­bos, tout est rouge. Les fans vont à la Chesapeake Are­na pour voir Ke­vin Du­rant et Rus­sell Westbrook, bien sûr, mais aus­si pour vi­brer dans une am­biance sur­vol­tée, une at­mo­sphère qu’on ne (re)trouve nulle part ailleurs. Du­rant notre re­port pour la sé­rie Spurs-Thun­der, nous avons ren­con­tré un couple qui ve­nait de Phi­la­del­phie pour vivre deux matches de playoffs le temps d’un week-end.

« On vient pour le Thun­der, car on aime le bas­ket pra­ti­qué par « KD » et « Russ », mais aus­si pour le vent de fo­lie qui souffle entre Bricktown et l’are­na. Deux fois dans la sai­son, c’est par­fait », concluaient ces quin­quas qui étaient pas­sés par Dal­las. Mike Breen, au mi­cro de ESPN avec Mark Jack­son, et Jeff Van Gun­dy met­taient la Chesapeake Ener­gy Are­na au-des­sus de toutes les autres salles de la Ligue. « C’est l’une des meilleures am­biances en NBA. Ça tient à l’état d’es­prit des sup­por­ters et à l’ani­ma­tion as­su­rée dans cette en­ceinte. » Un slo­gan - « Here comes the Thun­der ! » -, un deuxième - « Bring your Roar ! » - et c’était par­ti pour plus de deux heures de show avec un vrai phé­no­mène en la per­sonne de Terrance Briscoe. En Eu­rope, ce « Storm Cha­ser » trou­ve­rait son équi­valent chez les chauf­feurs de salles.

TERRANCE BRISCOE, LE STORM CHA­SER

Pen­dant les playoffs, les beats de DJ Boom font ré­son­ner la « Peake ». Terrance Briscoe peut alors mar­quer son ter­ri­toire d’un « O-K-C ! ». Il a un top fee­ling avec les fans lo­caux. « Je leur crie «Thun­der!» et ils ré­pondent «Up!» .» Terrance bouge conti­nuel­le­ment. Les « time out » sont un mo­ment clé, il faut gar­der les 20 000 fans sous tension. « Il y a des temps morts dans le match mais ja­mais dans la « Peake » ! Je passe de sec­tion en sec­tion pour faire en sorte que les sup­por­ters soient tou­jours en ac­tion. » Les fans le re­con­naissent ra­pi­de­ment avec son T-shirt « Thun­der » bleu et ses dread­locks. Une ges­tuelle, un re­gard, un bo­dy move (il a joué au foot­ball à l’uni­ver­si­té de Ma­ry­land) et un smile : il n’en faut pas plus mettre le pu­blic en confiance… et en transe ! Si en post­sea­son, Ja­cob Han­na règne sur Re­no Ave­nue avec DJ Boom, dans l’are­na, c’est Terrance Briscoe, le vrai MC des Storm Cha­sers. « Il a beau­coup d’éner­gie et trans­met par­fai­te­ment ses vibes, s’ex­ta­siait

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.