Une pa­lette de jeu com­plète

Mondial Basket - - All-star -

« LMA, zé­ro tra­cas » (ou presque…) avait plan­té 36 points le 3 fé­vrier der­nier contre La Nou­vel­leOr­léans mais cette pro­pen­sion à sco­rer res­tait in­cer­taine. Avec lui, ce type de perf est épi­so­dique. Faut-il rap­pe­ler que San An­to­nio est une ma­chine col­lec­tive bien hui­lée ? In­té­grer des rouages de­mande des ré­glages de tous cô­tés. Il est in­té­res­sant d’écou­ter Aldridge sur le su­jet : « La NBA, c’est une af­faire de confiance. Si les gars ne croient pas en ce qu’ils peuvent faire, ils ne peuvent pas bien jouer. Là, je peux évo­luer à un bon ni­veau. Le fait que Pop, Tim et tous les autres gars croient en moi ex­plique en par­tie que mon ni­veau de per­for­mance ait été bien meilleur en fin d’exer­cice. » Bo­ris Diaw, ins­tal­lé chez les Texans de­puis 4 ans, af­fir­mait n’avoir rien mo­di­fié pour créer une en­tente avec LaMar­cus Aldridge. « Non, j’ai gar­dé mon jeu. Si on joue « small ball » en­semble, il s’écarte et moi, je reste sous le cercle. Mais on peut swit­cher. Dans ce cas, je vais shoo­ter ex­té­rieur. » L’émer­gence d’Aldridge, as­so­ciée aux ta­lents of­fen­sifs et dé­fen­sifs de « Su­per Leo­nard », doit as­su­rer la tran­si­tion à San An­to­nio. Le « Big Th­ree » ac­cepte de jouer les role players à l’oc­ca­sion, sa­chant que Dun­can, Gi­no­bi­li et TP sont tous à une étape avan­cée de leur car­rière et que si leur pal­ma­rès parle pour eux, ils ne peuvent plus pré­tendre te­nir la ba­raque. « C’est nor­mal », di­sait en sub­stance TP. Quant à LaMar­cus, il as­sure avoir bien vé­cu sa pre­mière sai­son dans le Texas. « J’ai ap­pris de mes nou­veaux co­équi­piers comme eux ont ap­pris de moi. lls m’ont mis à l’aise dans mon jeu et dans ce­lui des Spurs. Je crois aus­si que Pop com­prend un pe­tit peu mieux mon jeu main­te­nant. » Quand Aldridge est do­mi­nant of­fen­si­ve­ment, les Spurs évo­luent vé­ri­ta­ble­ment dans une autre di­men­sion. « LaMar­cus ex­celle dans le jeu en iso­la­tion », re­mar­quait Bill Do­no­van, le coach du Thun­der, qui or­don­na des prises à deux pour ra­len­tir le n°12 des Spurs à la fin du Match 2 à San An­to­nio (vic­toire des co­équi­piers de Ke­vin Du­rant 98-97) avant de re­com­men­cer par sé- quences au match sui­vant, à la Chesapeake Ener­gy Are­na. Que l’on parle tech­nique ou tac­tique, l’Amé­ri­cain a une pa­lette com­plète. Quand il re­çoit la balle au poste, il at­taque avec des mou­ve­ments en up and un­der. Son ad­ver­saire di­rect est vite ef­fa­cé. Aldridge bouge éga­le­ment sur deux dribbles pour se mettre en po­si­tion sur un fa­dea­way dont il a le se­cret à mi-dis­tance. On l’a même vu ti­rer à 3 points contre Ok­la­ho­ma Ci­ty (ses pre­mières ten­ta­tives der­rière l’arc cette sai­son). Avant le Game 4, c’était un vrai cas­se­tête pour Serge Iba­ka, qui ne voyait pas le jour alors que le « Tall Black » Ste­ven Adams avait l’im­pres­sion de fondre dans un dé­sert en ve­nant sur les aides… Ce sont les ajus­te­ments du Thun­der qui firent bais­ser les pour­cen­tages aux shoots du quin­tuple All-Star. Ils pré­ci­pi­tèrent la chute des Texans qui avaient par­fai­te­ment ré­agi après la perte du Match 2 chez eux pour ré­cu­pé­rer l’avan­tage du ter­rain. On pen­sait être loin du Aldridge hé­si­tant, cré­di­té de 5 pe­tits points dans la dé­bâcle à Gol­den State fin jan­vier (dé­faite de 30 pts, 90-120). Er­reur… LaMar­cus a ter­mi­né ses pre­miers playoffs sous le maillot de San An­to­nio avec une moyenne plus en rap­port avec ce qu’il fai­sait à Port­land (21.9 pts). Il au­ra shoo­té à 52.1% sur ces dix matches face à Mem­phis (14.5 pts) et Ok­la­ho­ma Ci­ty (26.8). Du bon LaMar­cus. Un ren­de­ment su­pé­rieur à ce­lui qu’il pro­po­sait en sai­son ré­gu­lière mais in­suf­fi­sant pour al­ler cher­cher le sixième titre NBA des Sil­ver and Black. Aldridge évo­lue dé­sor­mais dans une top team mais il n’a pas vé­ri­ta­ble­ment chan­gé de peau. Il sco­rait comme un fou dans l’Ore­gon mais les Trail Bla­zers étaient in­ca­pables de pas­ser un tour de playoffs (ce­la n’est ar­ri­vé qu’une fois en cinq cam­pagnes). Le scé­na­rio n’a pas beau­coup chan­gé pour lui. Il reste tou­jours en lui quelque chose d’un Blazer, mi­jo­té à la sauce texane. Ça manque de pi­ment pour faire pas­ser le Tex Mex au me­nu quatre étoiles. Pour le mo­ment en tout cas.

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