DAL­LAS RE­CRUTE À GOL­DEN STATE

Mondial Basket - - Édito - | MB

H. Barnes et A. Bo­gut, cap sur le Texas

Un an après avoir man­qué LaMar­cus Al­dridge et sur­tout DeAndre Jor­dan, les Ma­ve­ricks ont une nou­velle fois ra­té le re­cru­te­ment de leurs cibles prio­ri­taires de l’in­ter­sai­son. Ni­co­las Batum, Mike Conley et Has­san Whi­te­side ont tous les trois dé­ci­dé de conti­nuer leur aven­ture NBA ailleurs que dans le Texas, res­tant là où ils étaient (Char­lotte, Mem­phis, Mia­mi). Mais s’il a en­core une fois été sno­bé par les meilleurs free-agents dis­po­nibles, Mark Cu­ban, le pro­prio de Dal­las, a le sen­ti­ment d’avoir réus­si son mer­ca­to 2016 : « On a mon­té une sym­pa­thique pe­tite équipe et ça me fait plai­sir. » Le front of­fice des Mavs n’a pas chô­mé. Il a tout d’abord pro­lon­gé le contrat des in­té­rieurs Dwight Po­well (25 ans) et Dirk No­witz­ki (38 ans). Le pre­mier est un pa­ri sur l’ave­nir après deux sai­sons dans la Ligue, il a ob­te­nu 37 mil­lions de dol­lars pour un en­ga­ge­ment de 4 ans. Bonne nou­velle pour l’ai­lier fort ca­na­dien qui a mon­tré des choses in­té­res­santes en rap­por­tant 5.8 points et 4 re­bonds sur 14.4 mi­nutes. La pro­lon­ga­tion de l’Al­le­mand n’est pas une sur­prise. Le joueur em­blé­ma­tique de Dal­las (18 sai­sons) pour­sui­vra son im­mense car­rière dans le Texas après avoir en­core tour­né à 18.3 points et 6.5 re­bonds la sai­son der­nière. Il a rem­pi­lé pour 2 ans. Le choix du fu­tur Hall of Fa­mer n’étonne pas Mark Cu­ban : « Dirk et Dal­las sont des sy­no­nymes. Il ne fai­sait au­cun doute qu’il res­te­rait. » No­witz­ki va tou­cher le plus gros sa­laire de sa car­rière puisque les Mavs ont fi­na­le­ment dé­ci­dé de le pro­lon­ger pour 50 mil­lions de dol­lars sur deux sai­sons. Quant à De­ron Williams, dé­ci­dé à tes­ter le mar­ché, lui aus­si reste. Le me­neur de 32 ans sort d’une sai­son moyenne (14.1 pts, 5.8 pds) mais les Texans l’ont re­si­gné, non sans prendre de pré­cau­tions : une seule an­née à 10 mil­lions de dol­lars.

Barnes fu­ture op­tion n°1 ?

Les cham­pions 2011 ont par ailleurs fi­na­li­sé une si­gna­ture qui pour­rait pa­raître anec­do­tique mais qui fe­ra for­cé­ment par­ler : celle du frère du double MVP en titre. Seth Cur­ry s’est en­ga­gé pour 2 ans et 6 mil­lions de dol­lars. Cré­di­té de 6.8 points et 1.5 passe de moyenne à Sa­cra­men­to, il avait mon­tré de bonnes choses en fin de sai­son, tour­nant à plus de 16 points et 5 passes. Avec cette si­gna­ture, cu­mu­lée aux arrivées de Quin­cy Acy (Kings) et Jo­na­than Gib­son (Chine), c’est le banc de Dal­las qui se voit ren­for­cé. Mais le gros coup des Ma­ve­ricks ré­sulte de la si­gna­ture de Ke­vin Du­rant à Gol­den State. Obli­gés de li­bé­rer de la masse sa­la­riale afin d’ac­cueillir le MVP 2014, les War­riors ont lâ­ché An­drew Bo­gut et Har­ri­son Barnes. Les Texans se sont em­pres­sés de les ac­cueillir. Re­je­té dans l’ombre du trio Ste­phen Cur­ry-Klay omp­son-Dray­mond Green, Barnes va ou­vrir une nou­velle page de sa car­rière. L’ai­lier de 24 ans dis­po­se­ra de res­pon­sa­bi­li­tés im­por­tantes à Dal­las après y avoir si­gné un contrat maxi­mum de 94 mil­lions de dol­lars sur 4 ans. Une somme qui fait de lui l’un des joueurs les mieux payés de la Ligue… Avec le dé­part de Chand­ler Par­sons - ré­cu­pé­ré par les Grizz­lies - et le dé­clin de Dirk No­witz­ki, le cham­pion NBA 2015 pour­rait de­ve­nir l’op­tion n°1 des Mavs, s’il est ca­pable de faire ou­blier une Fi­nale 2016 épou­van­table (9.3 pts à 35.2% contre Cle­ve­land). L’homme qui tour­nait à 11.7 points et 4.9 re­bonds l’an pas­sé en Ca­li­for­nie a la confiance de son nou­veau pa­tron, Mark Cu­ban : « Je pense qu’Har­ri­son est en me­sure de faire bien plus que ce qu’on lui de­man­dait chez les War­riors et c’est ce que nous vou­lons voir de lui. Peut-être pas la pre­mière an­née mais je pense qu’il va de­ve­nir peu à peu notre go-to-guy. Ce n’est pas parce qu’un gars n’a pas en­core fait une chose qu’il n’en est pas ca­pable ! » Ces der­nières an­nées, Barnes avait sou­vent été ci­té dans des ru­meurs de trans­fert. Son dé­mé­na­ge­ment est ac­té. Et l’in­té­res­sé pré­fère en rire : « Il faut croire que je suis mort ! Il y a eu les ru­meurs avec Dwight Ho­ward, les ru­meurs avec Ke­vin Love, les ru­meurs avec Ke­vin Du­rant… Oh, celle-là s’est réa­li­sée ! » C’est un tour­nant dans le par­cours de l’an­cien Tar Heel. Le 7e choix de la draft 2012 va de­voir chan­ger de sta­tut dans sa cin­quième sai­son NBA. Son nou­veau coach, Rick Car­lisle, sou­haite qu’il de­vienne à terme la pre­mière op­tion : « Il jouait de­puis plu­sieurs an­nées dans un col­lec­tif du ni­veau d’un cham­pion NBA, le voi­là dans une si­tua­tion nou­velle. Nous au­rons be­soin, à terme, qu’il de­vienne la pre­mière op­tion. Ce­la va prendre du temps mais il a la ca­pa­ci­té de le faire. C’est un bos­seur, je suis confiant, il y par­vien­dra. » Har­ri­son Barnes est cen­sé s’ex­pri­mer plei­ne­ment sans être bri­dé par d’autres su­per­stars sur le ter­rain. Une si­tua­tion qui lui plaît énor­mé­ment : « C’est vrai­ment une chance unique pour moi. Après la si­gna­ture de Ke­vin Du­rant à Gol­den State, je sa­vais qu’il fal­lait que je trouve une nou­velle équipe. Dal­las a une belle culture, un coach cham­pion et un su­per pro­prié­taire. Je pense que c’est une belle op­por­tu­ni­té. »

Re­te­nu dans le Team USA pour par­ti­ci­per aux Jeux Olym­piques de Rio, Barnes n’a pas le temps de ter­gi­ver­ser. « Nous avons per­du en Fi­nales, je suis al­lé à Dal­las, je me re­trouve avec l’équipe na­tio­nale… Ça a été une tor­nade. J’es­saie de tout en­cais­ser. » Har­ri­son va pro­fi­ter de cet été où il cô­toie­ra les plus grands joueurs du monde, une chance pour un jeune en­core en plein dé­ve­lop­pe­ment. « Ça aus­si, c’est une oc­ca­sion unique. Je vais jouer contre ce qui se fait de mieux dans le monde en termes de bas­ket. Je vais m’amé­lio­rer. Etre dans cette si­tua­tion, c’est plu­tôt co­ol ! »

Ha­bi­tués des playoffs (15 par­ti­ci­pa­tions sur les 16 der­nières sai­sons, 1-4 contre Ok­la­ho­ma Ci­ty au 1er tour au prin­temps), les Ma­ve­ricks ont ef­fec­tué une bonne in­ter­sai­son. Ce ne se­ra cer­tai­ne­ment pas as­sez pour ac­cro­cher plus qu’une place en post­sea­son mais Mark Cu­ban reste op­ti­miste : « On a un bon cinq de dé­part et un bon groupe de jeunes qui peuvent nous ap­por­ter beau­coup et pro­gres­ser au fil du temps. On se­ra au point. »

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