MIKE CONLEY, UN CONTRAT XXL

L’HOMME QUI VA­LAIT 153 MIL­LIONS DE DOL­LARS

Mondial Basket - - Édito - — Par Léo An­sel­met­ti —

153 mil­lions sur 5 ans, le jack­pot qui fait ja­ser

RE­CORD BAT­TU ! LE CONTRAT DE 139 MIL­LIONS DE DOL­LARS SI­GNÉ PAR DEMAR DEROZAN DÉ­BUT JUILLET À TO­RON­TO A DÉ­JÀ ÉTÉ EF­FA­CÉ DES TA­BLETTES. L’HEU­REUX CHAN­CEUX EST MIKE CONLEY. DÉ­CI­DÉS À CONSER­VER LEUR ME­NEUR, LES MEM­PHIS GRIZZ­LIES N’ONT PAS FAIT DANS LE DÉ­TAIL. CE­LA DONNE LE PLUS GROS CONTRAT DE L’HIS­TOIRE : 153 MIL­LIONS SUR 5 ANS !

C’est ce qu’on ap­pelle « se trou­ver au bon en­droit au bon mo­ment ». Agent libre et prio­ri­té n°1 de Mem­phis l’an­née où le sa­la­ry cap s’est en­vo­lé, le me­neur Mike Conley s’est vu pro­po­ser le maxi­mum. Les Grizz­lies pos­sé­dant les « Bird rights » sur leur me­neur, 4e choix de la draft 2007, la fran­chise du Ten­nes­see lui a ac­cor­dé 30% de sa masse sa­la­riale. Ce­la donne un contrat de 153 mil­lions sur 5 ans qui té­moigne d’une confiance sans bornes.

Long­temps consi­dé­ré comme l’un des joueurs les plus sous-co­tés de la Ligue, Conley (28 ans) vient à la fois de chan­ger de di­men­sion et d’en­trer dans l’his­toire de la NBA. Le n°11 des Grizz­lies, qui a fait toute sa car­rière dans le Ten­nes­see après avoir été for­mé à Ohio State, court tou­jours après sa pre­mière sé­lec­tion All-Star et une place dans un cinq All-NBA (All-De­fen­sive Se­cond Team en 2013). Mais ce contrat XXL a frap­pé tous les es­prits par son mon­tant que cer­tains jugent dé­me­su­ré, eu égard au CV du bon­homme.

En 637 matches éta­lés sur 9 ans, Conley s’af­fiche à 13.6 points, 5.6 passes, 2.9 re­bonds et 1.5 in­ter­cep­tion de moyenne. L’an­cien Bu­ckeye a ren­con­tré les Ma­ve­ricks mais l’ar­ri­vée de Chand­ler Par­sons à Mem­phis a très cer­tai­ne­ment joué contre Dal­las. L’an­cien Ro­cket ap­por­te­ra la me­nace ex­té­rieure qui fai­sait dé­faut aux Grizz­lies. Pour le plus grand bon­heur de Conley : « Je suis là pour construire une équipe de All-Stars. Mem­phis est une ville de bas­ket mais on ne nous consi­dère pas comme ça aux Etats-Unis, peut-être parce que les Grizz­lies ne sont pas beau­coup té­lé­vi­sés. Ça me fa­tigue qu’on nous sous-es­time. Ça me fa­tigue qu’on nous né­glige. On l’est tous ici. Mais à Mem­phis, on ne parle pas. On joue… »

At­ta­ché à la ville et à ses co­équi­piers, Conley dé­fen­dait aus­si la po­li­tique spor­tive d’une fran­chise qui vient de par­ti­ci­per aux playoffs six fois de suite (3 pre­miers tours, 2 de­mi-fi­nales, 1 fi­nale de Confé­rence) : « Nos gars signent sur le long terme et ça veut tout dire. Marc Gasol a pro­lon­gé. To­ny Al­len et Zach Ran­dolph aus­si. Ça en dit long sur notre co­hé­sion. Une équipe ca­pable de jouer le titre ne se construit pas du jour au len­de­main. C’est pour ça que je suis de re­tour à Mem­phis. Pas pour un ou deux ans. J’ai si­gné pour cinq ans car nous com­men­çons à peine à en­tre­voir ce que nous avons pré­vu d’ac­com­plir. Et on a en­core du pain sur la planche. »

Ce­la n’em­pêche pas les cri­tiques de ci­bler le n°11 des Grizz­lies. Il n’a ja­mais été sé­lec­tion­né au All-Star Game à 28 ans, il n’a pas fait les J.O. ou la Coupe du monde avec le Team USA : beau­coup crient au scan­dale. Mais son GM, Ch­ris Wal­lace, a une confiance to­tale en son me­neur et pour lui, ce deal se jus­ti­fiait. « Il joue comme un All-Star,

L’AM­PLEUR DE MON CONTRAT NE VA PAS CHAN­GER MON AP­PROCHE DU BAS­KET. JE VAIS CONTI­NUER À ÊTRE AGRES­SIF —MIKECONLEY—

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