L.A. LA­KERS

COMME UN COUP DE BA­GUETTE MA­GIQUE

Mondial Basket - - Edito - Ci-des­sous : Jea­nie Buss

Ma­gic John­son avait ac­cep­té, pen­dant le All-Star break, d’épau­ler Jea­nie Buss, fille de l’an­cien pro­prio des La­kers Jer­ry ( dé­cé­dé en fé­vrier 2013), dans un rôle de « conseiller » pour tout ce qui touche au bas­ket et aux af­faires. Se­lon un com­mu­ni­qué bien pom­peux an­non­çant le re­tour de Ma­gic à La­ker­land, l’an­cien gou­rou du « show­time » de­vait tra­vailler avec le staff tech­nique, éva­luer les joueurs et don­ner son avis sur le re­cru­te­ment. Une se­maine plus tard, il se re­trou­vait pré­sident des opé­ra­tions bas­ket après le ren­voi du duo Jim Buss (vice-pré­sident des opé­ra­tions bas­ket)-Mitch Kup­chak (ge­ne­ral ma­na­ger) ! Il faut ad­mettre que de­puis la mort de leur père, les en­fants Buss avaient ten­dance à na­vi­guer à vue. Jea­nie, ex-pe­tite amie de Phil Jack­son, lui-même en dif­fi­cul­té aux Knicks, n’était pas gâ­tée avec la pré­sence dans le front of­fice de son frère Jim­my, « exe­cu­tive vice-pre­sident of bas­ketball ope­ra­tions », in­com­pé­tent no­toire, ca­pable de ba­lan­cer pu­bli­que­ment en jan­vier 2014 qu’il dé­mis­sion­ne­rait si les La­kers

n’at­tei­gnaient pas au moins la fi­nale de Confé­rence Ouest dans les trois ans. Nous y sommes, comme par ha­sard. Los An­geles reste sur deux sai­sons à 21 et 17 vic­toires et celle en cours est à peine mieux en­ga­gée (19-39 après le All-Star break). Jea­nie était bien gê­née de vi­rer son fran­gin mais elle n’avait pas le choix. Ma­gic, qui vou­lait les pleins pou­voirs et qui a réus­si une sorte de putsch, est ar­ri­vé pour ser­vir de cau­tion, d’alibi do­ré. Et sau­ver ce qui peut encore l’être ! Si le cé­lèbre n°32 a tou­jours eu le sang pourpre et or, ses in­ces­sants al­lers et re­tours au sein du club (voir en­ca­dré) n’ont ja­mais été cou­ron­nés de succès. Pire, il n’avait ces­sé, en cou­lisses et sur les ré­seaux so­ciaux, de cri­ti­quer la po­li­tique de la fran­chise ca­li­for­nienne. Par­fois à rai­son, par­fois à tort. Ses prises de bec avec Jim étaient cé­lèbres. Ce der­nier al­lant jus­qu’à lui rap­pe­ler que sans son père, le Dr Buss, il ne se­rait ja­mais de­ve­nu mil­liar­daire… Am­biance. La­ker­land est tou­jours mal en point spor­ti­ve­ment par­lant - cette sai­son encore, l’équipe man­que­ra les playoffs et ce, pour la qua­trième fois d’af­fi­lée - mais le groupe ra­jeu­ni que di­rige Luke Wal­ton, head coach roo­kie, de­mande un peu de temps. La di­rec­tion aus­si. His­toire de ne pas faire n’im­porte quoi et d’at­ti­rer de gros ca­libres tout en conser­vant les ta­lents de de­main. Il a été de­man­dé au « Ma­gi­cien » d’ap­por­ter toute son ex­pé­rience et son cha­risme, en es­pé­rant que l’an­cien me­neur se ré­vèle meilleur dé­ni­cheur de ta­lents qu’ana­lyste (ou même coach, l’aven­ture n’avait pas du­ré long­temps en 1993-94). Le ge­ne­ral ma­na­ger Mitch Kup­chak n’avait pas été ca­pable d’ob­te­nir quoi que ce soit de va­lable ces der­nières sai­sons. Il avait en outre plom­bé l’ave­nir de la fran­chise en re­si­gnant Kobe Bryant pour 2 ans et 48,5 mil­lions de dol­lars en 2013. On ne par­le­ra pas, plus ré­cem­ment, du contrat mi­ri­fique of­fert à un Luol Deng cra­mé (72 M$ sur 4 ans). Les trois der­nières an­nées ont tout sim­ple­ment été les pires de l’his­toire de L.A. avec ce « ma­gni­fique » fa­re­well tour de Kobe l’an pas­sé, long sup­plice de 17 vic­toires pour 65 dé­faites.

Ma­gic prend Le pou­voir

La réa­li­té, c’est que Ma­gic John­son - co-pro­prié­taire des Dod­gers (ba­se­ball) et des Sparks ( WNBA) - at­ten­dait sa­ge­ment ou pas un poste plus im­por­tant de di­ri­geant exé­cu­tif dans l’équipe dont il avait été ac­tion­naire mi­no­ri­taire (et vice-pré­sident) en 1994 avant de re­vendre ses parts en 2010. L’autre « M.J. » n’avait pas ca­ché son en­vie de prendre du grade comme dé­ci­deur. En at­ten­dant de de­ve­nir éven­tuel­le­ment pré­sident en cas de dé­part de Jim Buss - ce der­nier en­traî­ne­rait for­cé­ment Mitch Kup­chak dans sa chute. Une se­maine après sa no­mi­na­tion comme su­per conseiller, son voeu était exau­cé. Le pa­tron des Pourpre et Or, c’est lui. Mitch Kup­chak a été im­mé­dia­te­ment re­le­vé de ses fonc­tions tan­dis que Jim Buss a été éjec­té de son poste de vice-pré­sident exé­cu­tif. Ma­gic s’est vu nom­mé pré­sident des opé­ra­tions bas­ket. Après avoir par­lé d’un rêve de­ve­nu réa­li­té et mul­ti­plié les re­mer­cie­ments, comme il se doit, John­son s’est mis au bou­lot. La voie est dé­ga­gée. « Tout le monde doit être sur la même lon­gueur d’ondes, dit-il. On ne doit pas seu-

le­ment se sou­cier du pré­sent mais aus­si de la consé­quence de nos dé­ci­sions d’au­jourd’hui pour les La­kers de de­main. » En ex­cellent ca­pi­taine et lea­der na­tu­rel qu’il a tou­jours été, Ma­gic ne pou­vait se conten­ter de don­ner de simples conseils. C’est une évi­dence. C’est lui qui di­ri­ge­ra, même s’il pas­se­ra par l’in­ter­mé­diaire d’un nou­veau GM, Rob Pe­lin­ka, ex-agent de joueurs. « Je vais prendre les com­mandes car ça fonc­tionne tou­jours comme ça, pour­suit le « Dream Tea­mer » de Bar­ce­lone, cinq fois cham­pion NBA dans les an­nées 80. Quand nous se­rons tous en­semble, il fau­dra bien que quel­qu’un ait le der­nier mot. Qui le pro­non­ce­ra ? Je vais comp­ter sur une per­sonne pré­sente avec l’équipe au jour le jour, comme peut l’être un GM. Il se­ra char­gé de me re­mon­ter les in­for­ma­tions et de par­ta­ger son ana­lyse. On dis­cu­te­ra en­semble de la si­tua­tion, des rap­ports de scou­ting, d’un échange, d’une pro­lon­ga­tion de contrat… » Quelques heures plus tard et à deux jours de la trade deadline tom­bait le nom du GM en ques­tion. Ma­gic a donc nom­mé, comme beau­coup l’at­ten­daient, le dé­sor­mais ex-agent de joueurs Rob Pe­lin­ka. An­cien re­pré­sen­tant de Kobe Bryant (tiens, tiens) mais aus­si de James Har­den ou Eric Gor­don chez Land­mark Sports Agen­cy, Pe­lin­ka va oc­cu­per son pre­mier poste de di­ri­geant d’une fran­chise. On le dit très ap­pré­cié des joueurs et pour la pe­tite his­toire, c’est le seul joueur de Mi­chi­gan à avoir par­ti­ci­pé à trois Fi­nal Four, de 1989 à 93, preuve de sa va- leur comme ex-bas­ket­teur. Los An­geles es­père évi­dem­ment qu’il au­ra le même succès que Bob Myers, agent chez Was­ser­man avant de de­ve­nir ge­ne­ral ma­na­ger des War­riors. Un titre et une Fi­nale à la clé.

iL n’aiMe pas L’eQuipe ac­tueLLe

L’équipe que di­rige Luke Wal­ton ne plaît pas à Ma­gic. Il ne les a pas choi­sis mais on est d’ac­cord avec lui, les ar­ri­vées de Luol Deng (ex-Mia­mi) et Ti­mo­fey Moz­gov (ex-Cle­ve­land) à des ta­rifs dis­pro­por­tion­nés ne ré­pondent pas aux at­tentes. Alors que L.A. a man­qué, dans l’ordre, Car­me­lo An­tho­ny, LaMar­cus Al­dridge et Ke­vin Du­rant, qui n’avait même pas lis­té les La­kers dans ses des­ti­na­tions pos­sibles l’an der­nier, il s’avère que per­sonne, par­mi les star­lettes ac­tuelles de la Ligue, ne veut dé­mé­na­ger à Hol­ly­wood (pas plus qu’à New York, autre bour­bier). Ma­gic est bien conscient que la jeune garde des An­ge­li­nos - D’An­ge­lo Rus­sell, Ju­lius Randle et Bran­don In­gram - est encore tendre. Il de­mande du temps, même s’il sait qu’une ville comme Los An­geles, ha­bi­tuée aux paillettes, ne peut se sa­tis­faire de la mé­dio­cri­té et que la troi­sième pire sai­son de la fran­chise en termes sta­tis­tiques sa­lit

l’image de son club de tou­jours. « J’ai com­men­cé à dire à Jea­nie (Buss) ce que je pen­sais de l’équipe et de la po­li­tique me­née, reprend le MVP 1987, 89 et 90. Je ne pense pas qu’on va dans la bonne di­rec­tion. On sait que ça va prendre du temps. Ça va prendre trois à cinq ans pour que l’équipe tourne à nou­veau. Mais si on est pa­tient et qu’on forme nos joueurs… Car on n’est plus dans la NBA d’au­tre­fois, les mou­ve­ments de joueurs sont moins nom­breux. Vous de­vez for­mer vos propres joueurs et être sûr d’avoir vi­sé juste lors de la draft. Ensuite, il faut gar­der vos ta­lents en­semble. Il fau­dra prendre les bonnes dé­ci­sions et bien uti­li­ser notre ar­gent dans la free-agen­cy. » Une heure après sa no­mi­na­tion, Ma­gic avait dé­jà joué au Mo­no­po­ly en en­voyant Lou Williams à Hous­ton contre Co­rey Bre­wer et un pre­mier tour de draft. L’ac­qui­si­tion de ce choix de draft confirme le pro­jet jeune. Mar­ce­li­no Huer­tas a été lui aus­si en­voyé à Hous­ton en échange du jeune me­neur ca­na­dien Ty­ler En­nis. En at­ten­dant la pêche au gros, qui dé­mar­re­ra dès l’été pro­chain.

Luke WaL­ton FaYote

Ma­gic va sû­re­ment se sen­tir in­ves­ti de toutes les mis­sions et Luke Wal­ton au­ra tout in­té­rêt à la jouer col­lec­tif. Le roi du « show­time » est fa­vo­rable à la com­mu­ni­ca­tion avec son coach mais il ne man­que­ra pas d’in­ter­ve­nir sur le ter­rain s’il en res­sent le be­soin. « Quand le mo­ment se­ra ve­nu, nous dis­cu­te­rons avec Ma­gic, ex­pli­quait, presque coin­cé, Luke Wal­ton. Nous al­lons évi­dem­ment coa­cher cette équipe de la ma­nière la plus adap­tée se­lon nous. Il n’y a qu’un seul ob­jec­tif, ga­gner et nous don­ner la meilleure chance de gran­dir à l’ave­nir. Bien sûr, ce se­ra un plai­sir d’avoir les conseils de Ma­gic sur cer­taines choses. » Luke Wal­ton confiait vou­loir orien­ter son équipe vers une phi­lo­so­phie de jeu proche du fa­meux « show­time ». « Il y a des si­mi­li­tudes. Les La­kers époque show­time jouaient avec un tem­po ra­pide et c’est de cette ma­nière que nous vou­lons jouer. Nous avons des ai­liers po­ly­va­lents ca­pables de mon­ter le bal­lon. Nous avons plu­sieurs ai­liers ca­pables de le faire. Il y a des res­sem­blances dans la fa­çon dont nous vou­lons jouer. Evi­dem­ment, le jeu a chan­gé en termes de tech­nique ou de règles, donc il y a aus­si beau­coup de choses très dif­fé­rentes mais ce se­rait une com­bi­nai­son sym­pa d’as­so­cier un peu de ce style avec notre pro­jet de jeu. » Pru­dem­ment, Jea­nie Buss ex­pli­quait que la no­mi­na­tion de Ma­gic de­vait per­mettre de se pro­je­ter dans le fu­tur et sur­tout pas d’en­tre­te­nir le sou­ve­nir du pas­sé…

Les ru­Meurs enFLent

Aper­çu à La Nouvelle-Or­léans lors du der­nier All-Star Game (Los An­geles or­ga­ni­se­ra le pro­chain), Ma­gic a dé­jà com­men­cé son lob­bying. Les ru­meurs vont bon train avec l’an­nonce des pos­sibles ar­ri­vées de Rus­sell West­brook et An­tho­ny Da­vis (qui va sans doute re­con­si­dé­rer les choses après le trans­fert de DeMar­cus Cou­sins chez les Pe­li­cans, sur­tout si l’an­cien King, free-agent en 2018, pro­longe son sé­jour en Loui­siane), un échange éven­tuel avec Jim­my But­ler, etc. Ma­gic peut at­ti­rer quelques poin­tures dans la Ci­té des Anges sur son au­ra et son nom. Mais il re­con­naît qu’il lui faut se mettre au bou­lot et ap­prendre car à vrai dire, il ne connaît pas ce business. John­son est de­ve­nu un surdoué des af­faires, il a des parts chez les ba­se­bal­lers des Dod­gers et les filles des Sparks mais pré­sident des opé­ra­tions bas­ket, c’est un autre job, comme pour­rait le confir­mer Phil Jack­son qui n’a pas tout à fait la même réus­site que sur un banc. « Je vais re­tour­ner à l’école, com­mente Ear­vin. Ob­ser­ver

et éva­luer les joueurs, c’est fa­cile. Le prin­ci­pal pour moi, c’est d’ap­prendre ce que je ne sais pas. Com­prendre l’ac­cord col­lec­tif, le salary cap. Pour les jeunes joueurs, il faut connaître les termes des contrats, savoir si on peut don­ner un contrat maxi­mum, of­frir une pro­lon­ga­tion, etc. Je vais de­voir ap­prendre tout ce­la. » Reste que son carnet d’adresses est bien rem­pli, que ce soit dans la ru­brique Business, People ou Mé­dias, sans par­ler bien en­ten­du du bas­ket. Il se dit même prêt à al­ler dans les bu­reaux de la NBA, et jusque dans ce­lui du com­mis­sio­ner Adam Sil­ver, pour prendre des cours en ac­cé­lé­ré ! Mis­ter Sil­ver voit for­cé­ment ce re­tour d’un très bon oeil pour le big mar­ket qu’est L.A. Qui fait vendre des maillots des La­kers au­jourd’hui ? Ce come-back est aus­si un business plan de pre­mière im­por­tance ! Le res­pect que Ma­gic ins­pire et son cha­risme sont a prio­ri des atouts pour convaincre des free-agents de ve­nir à Los An­geles. Mais Lar­ry Bird (pré­sident des opé­ra­tions bas­ket à In­dia­na), son grand ri­val d’hier, et Mi­chael Jordan, pro­prié­taire de Char­lotte, peuvent en té­moi­gner, le pas­sé ne fait pas tout. Bâ­tir un can­di­dat au titre, c’est un vrai bou­lot. Reste que Ma­gic in­carne les La­kers. Il est les La­kers.

« QUEL QUE SOIT LE TEMPS QU’IL A, JE VEUX QUE KOBE BRYANT VIENNE ET QU’IL FASSE PAR­TIE DE LA FRAN­CHISE »

IL AN­NONCE KOBE

Aus­si ex­tra­va­gant que ce­la puisse pa­raître et en bon po­li­tique, John­son a fait des ap­pels du pied à Kobe Bryant. Ce der­nier, re­trai­té de­puis le prin­temps 2016, dé­bute une car­rière d’en­tre­pre­neur et il se­rait éton­nant qu’il lâche tout pour re­ve­nir dans un rôle mal dé­fi­ni au sein des La­kers. Il pa­raît tout aus­si in­con­ce­vable de l’ima­gi­ner n’en­tre­te­nir aucun lien avec l’équipe où il a fait toute sa car­rière (cinq titres). Ma­gic sor­tait son sou­rire lé­gen­daire encore une fois. Il a sor­ti un pre­mier lapin de son cha­peau avec l’ar­ri­vée de Rob Pe­lin­ka, ne doit-on pas s’at­tendre à d’autres sur­prises ? « Le pre­mier coup de fil que je pas­se­rais ? Kobe Bryant. Car Kobe sait ce qu’il faut pour ga­gner. Il com­prend aus­si les joueurs. Je lui de­man­de­rais : «Quel­rô­le­veux-tu? Si­tuas un jour de dis­po­ni­bi­li­té à m’ of­frir, offre-le moi. Je le­pren­drai.» Quel que soit le temps qu’il a, je veux qu’il vienne et qu’il fasse par­tie de la fran­chise. » Son ex-agent a ac­cep­té le poste de GM, la donne peut ef­fec­ti­ve­ment chan­ger. Et vite. On rap­pel­le­ra que ce même Ma­gic John­son était vice-pré­sident ho­no­raire des La­kers jus­qu’à l’année der­nière. Le titre avait été aban­don­né à sa de­mande - et aus­si parce que John­son twee­tait souvent des cri­tiques vis-à-vis des en­traî­neurs ou des dé­ci­deurs des La­kers et van­tait les mé­rites d’agents libres, par­fois en vio­la­tion des règles de la Ligue. On l’a dit : il a éga­le­ment dé­te­nu une par­ti­ci­pa­tion dans le ca­pi­tal des La­kers mais il l’avait ven­due en 2010. C’est dire si ses dif­fé­rentes volte-face sont dé­rou­tantes. Pour sa dé­fense, le « Ma­gi­cien » évoque l’amour du jeu et de l’équipe de Los An­geles. Et c’est sans doute là qu’il est le plus fort : « Tout le monde connaît mon af­fec­tion pour les La­kers. Pen­dant des an­nées, j’ai étu­dié des offres - New York, De­troit et Gol­den State no­tam­ment - mais mon dé­voue­ment pour le bas­ket et les La­kers fait que cette équipe était le seul et unique choix pos­sible. Je fe­rai tout ce qui est en mon pou­voir pour ai­der les La­kers à re­trou­ver leur place par­mi les fran­chises d’élite. J’y crois. C’est le bon mo­ment. » Jea­nie Buss est dé­ter­mi­née à re­don­ner à Los An­geles son lustre d’an­tan. Il fal­lait ar­rê­ter de di­la­pi­der l’in­croyable hé­ri­tage de son père (elle a af­fir­mé que lui tou­jours en vie, un joueur comme Dwight Howard n’au­rait ja­mais mis les voiles) en évin­çant son frère au pro­fit de ce­lui qui se pré­sente comme le sauveur de La­ker­land. Les Ca­li­for­niens ne rêvent peut-être pas au re­tour du « show­time » mais ils veulent re­ve­nir aux heures de gloire pas­sées. Jea­nie pense que seul son in­ven­teur peut ap­por­ter de la ma­gie à une fran­chise qui en a bien be­soin. Ma­gic a dé­jà joué de nom­breux matches dif­fi­ciles sur et en de­hors du ter­rain. Il s’at­taque ici à un très gros chal­lenge. Peut-être le plus gros de sa car­rière, comme quand Mi­chael Jordan s’était lan­cé dans une car­rière de GM à Wa­shing­ton.

Rob Pe­lin­ka, le nou­veau GM

D’An­ge­lo Rus­sell et Ta­rik Black

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