GOL­DEN STATE SÛR DE SA FORCE

Gol­den State War­riorS

Mondial Basket - - Edito - JaVale McGee

CONFOR­TA­BLE­MENT INS­TAL­LéS EN TêTE DE LA LIGUE, LES WAR­RIORS VONT Gé­RER LA FIN DE SAI­SON EN TOUTE Sé­Ré­NI­Té. LA TêTE Dé­Jà TOUR­NéE VERS LES PLAYOFFS Où IL LEUR FAU­DRA AS­SU­MER UN STA­TUT DE GRANDISSIME FA­VO­RI.

Les War­riors se mo­quaient de la trade dea­line. Nor­mal, ils n’ont pas de trou béant dans leur ef­fec­tif. Lar­ry Har­ris, le di­rec­teur des joueurs, in­di­quait que l’équipe ca­li­for­nienne ne pré­pa­rait aucun mou­ve­ment ma­jeur. « Comme tout le monde, nous ré­pon­dons aux ap­pels mais nous ne les ini­tions pas. Sauf si un ac­cord à trois pour­rait nous ai­der… » Lea­der de la NBA avec 47 vic­toires pour 9 dé­faites, Gol­den State n’avait pas be­soin de pro­cé­der à des re­touches. C’est tout bon­ne­ment la meilleure at­taque de la NBA, il y a quatre All-Stars dans le cinq et quand il est en bonne san­té, le banc est suf­fi­sam­ment pro­fond. Les bles­sures ré­centes des in­té­rieurs Za­za Pa­chu­lia et Da­vid West ont per­mis aux War­riors d’éva­luer leurs op­tions dans le front­court. JaVale McGee, Ke­von Loo­ney, James Mi­chael McA­doo et Da­mian Jones ont sai­si l’oc­ca­sion, mon­trant au staff qu’ils pou­vaient être des contri­bu­teurs fiables. Pour équi­li­brer l’équipe, Gol­den State a dû re­non­cer à An­der­son Va­re­jao afin de si­gner le guard Briante We­ber. An­cien joueur de la NBA De­ve­lop­ment League, ce der­nier to­ta­li­sait 8 points, 3 re­bonds et 4 passes après quatre matches. Le même We­ber a été cou­pé à l’is­sue d’un contrat de 10 jours (et ré­cu­pé­ré par Char­lotte)… « Je pense que nous al­lons gran­dir avec ce groupe », pour­sui­vait Har­ris. Les dé­ci­sions dif­fi­ciles se­ront prises cet été. En ver­tu de la nouvelle conven­tion col­lec­tive, Ste­phen Cur­ry et Ke­vin Du­rant peuvent re­si­gner pour des contrats dé­mar­rant à 36 mil­lions de dol­lars la sai­son. Ce­la di­mi­nue les chances des War­riors de gar­der in­tacte une équipe qui in­clut les agents libres que se­ront Za­za Pa­chu­lia, Da­vid

West, James McA­doo, JaVale McGee, Andre Iguo­da­la, Shaun Li­ving­ston et Ian Clark. Mais là n’est pas le plus im­por­tant au­jourd’hui.

un CHan­ge­ment de Com­mu­nI­Ca­tIon

Les cham­pions 2015, bat­tus en 2016 par le même ad­ver­saire au terme d’un in­croyable scé­na­rio (de 3-1 à 3-4 contre Cle­ve­land), n’évoquent plus que du bout des lèvres le re­cord de l’an pas­sé, ces 73 fa­meuses vic­toires en sai­son ré­gu­lière. Steve Kerr, leur coach, qui di­ri­geait la sé­lec­tion Ouest pour le All-Star Game de La Nouvelle-Or­léans, ne veut pas en en­tendre par­ler, il sait que cette course folle lui

a coû­té très cher dans la der­nière ligne droite. Il le dit et le ré­pète, Gol­den State ne pense plus à ce re­cord his­to­rique. De toute fa­çon, c’est im­pos­sible ! Leur seule pré­oc­cu­pa­tion, c’est ce qui se pas­se­ra en mai et en juin. Avec l’ar­ri­vée de Ke­vin Du­rant, les War­riors se sont re­mis la tête à l’en­droit. « En dé­but de sai­son, on a souf­fert parce qu’on n’avait plus la même conti­nui­té, ex­plique Steve Kerr. Mais on a ré­cu­pé­ré Ke­vin et c’est un ca­deau du ciel. Après, on a per­du sept joueurs. C’est qua­si­ment la moi­tié de l’ef­fec­tif. » Et puis il y a aus­si cette image de marque qui est pas­sée du blanc au noir, d’un coup d’un seul. « Ces deux der­nières an­nées, on était plu­tôt les fa­vo­ris du pu­blic. Tout le monde ado­rait Steph (Cur­ry). Main­te­nant qu’on a ré­cu­pé­ré « KD », on est les mé­chants ! Comme on a un groupe plu­tôt re­lax, on a pris le par­ti d’ac­cueillir ce nou­veau sta­tut avec hu­mour. On a im­pri­mé des T-shirts sur les­quels est ins­crit « Su­per Vi­lains ». Steph a pro­fi­té d’une fête pour sa fille pour dé­co­rer sa mai­son avec des bal­lons… Ça fait main­te­nant par­tie de notre his­toire. Quand on est en NBA de­puis plu­sieurs an­nées, on sait que chaque sai­son a des thèmes dif­fé­rents, des his­toires dif­fé­rentes. Par­fois, elles sont in­sen­sées mais les gens y croient, ça fait par­tie du jeu. On n’a pas à prendre par­ti là-de­dans, on doit sim­ple­ment faire avec. On doit conti­nuer à s’en­traî­ner, à jouer dur et à s’amu­ser. Les gens conti­nue­ront de dire ce qu’ils veulent. »

tou­JourS du mou­ve­ment

Les War­riors ont trou­vé la bonne car­bu­ra­tion, pla­çant leurs ad­ver­saires à presque 13 lon­gueurs de moyenne (12.8). Un rythme de croi­sière qui doit en faire les grands fa­vo­ris pour la Fi­nale NBA. Avec quatre All-Stars à sa dis­po­si­tion, Steve Kerr peut pia­no­ter, tant en at­taque qu’en dé­fense. « Quand on peut swit­cher en dé­fense, ça de­vient très dur d’at­ta­quer pour l’ad­ver­saire car chaque at­taque est cen­sée créer un avan­tage pour la pé­né- tra­tion. Or, quand on switche, il n’y a pas de pos­si­bi­li­tés, si­non le un contre un. De plus en plus d’équipes font des écrans juste pour créer une ou­ver­ture et par­fois, un faux écran pour le pick and roll suf­fit », ana­lyse Coach Kerr qui sou­ligne le rôle méga im­por­tant de Dray­mond Green et Andre Iguo­da­la. Il se ré­jouit tout au­tant de ses op­tions of­fen­sives, une équa­tion in­so­luble pour l’ad­ver­saire en ce mo­ment : « Quand c’est ser­ré, chaque match NBA, qua­si­ment, se ter­mine par une ba­taille en un contre un. Ça s’ex­plique en par­tie par le fait qu’il y a beau­coup d’ac­cro­chages en dé­fense et que c’est plus dur d’exé­cu­ter les sys­tèmes. Et puis la ten­dance gé­né­rale est de don­ner la balle à son meilleur joueur et de lui lais­ser le champ libre. Nous, on veut tou­jours du mou­ve­ment car on sait que c’est notre meilleure op­tion. »

la geS­tIon deS temPS de Jeu

Afin de fi­nir la sai­son ré­gu­lière de la plus fraîche des ma­nières, Steve Kerr prend soin de ses joueurs. Gol­den State est l’une des équipes les plus pré­cau­tion­neuses de la Ligue en ce qui concerne le temps de jeu. Les War­riors ne pré­sentent ain­si aucun joueur dans le Top 29 pour les mi­nutes jouées. Leur lea­der est Klay Thomp­son (30e) avec 34.2 mi­nutes par match. « Le but est de res­ter frais pour les playoffs », rap­pelle Ste­phen Cur­ry qui jouait 38.2 et 36.5 mi­nutes en moyenne lors des deux der­nières sai­sons de Mark Jack­son sur le banc (2012-14). Il est au­jourd’hui chro­no­mé­tré à 33.5. Ke­vin Du­rant est le seul War­rior à avoir dis­pu­té tous les matches cette année. Ce­la le pla­çait en 13e po­si­tion aux mi­nutes cu­mu­lées (1 879) mais il n’était que 32e avec 34.2 mi­nutes par match. « KD » ap­pré­cie la ges­tion de Coach Kerr : « Ça per­met de bien uti­li­ser ton temps de jeu. On a de la pro­fon­deur dans cette équipe. Peu im­porte le scé­na­rio des matches, on s’en tient aux ro­ta­tions parce que nous avons aus­si les playoffs en tête. » Comme une ob­ses­sion !

Les 4 Fan­tas­tiques réunis au All-Star Game 2017 : Ke­vin Du­rant, Ste­phen Cur­ry, Klay Thomp­son, Dray­mond Green

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