ISaIah ThoMaS Le rOi du mONeY­time

Mondial Basket - - Special Point Guards -

ME­NEUR DE MOINS DE 1,80 M. ALL-STAR. SUR LE PO­DIUM DES MEILLEURS MAR­QUEURS. FRAN­CHISE PLAYER DES CEL­TICS. EN TêTE DE LA CONFé­RENCE EST. DEUX MILLE POINTS EN MOINS DE TROIS ANS. SUR L’ID D’ISAIAH THOMAS, IL N’Y A Dé­Jà PLUS DE PLACE. ET IL FAU­DRAIT AJOU­TER QUE SA SPé­CIA­LI­Té, C’EST LE MONEY­TIME !

Mais qui donc a in­ven­té le geste de la montre, en mon­trant du doigt son poi­gnet comme pour in­di­quer l’heure, lors­qu’il s’agit d’in­di­quer à tout le monde qu’on est dans le money­time ? La « wrist­watch ce­le­bra­tion » ap­par­tient-elle à Isaiah Thomas, Da­mian Lillard ou John Wall ? « Da­mian l’a fait il y a quelques an­nées. Mais il ne l’a pas in­ven­tée. John non plus. On peut re­pro­duire les mêmes cé­lé­bra­tions. Mais per­sonne ne fait ce que je fais dans le money­time… », as­sure le me­neur de Bos­ton. Avec 10.3 points ins­crits en moyenne dans le qua­trième quart-temps, il est, de fait, le joueur le plus pro­li­fique de NBA en fin de ren­contre. Double All-Star, Thomas (28 ans) pour­rait pa­raître ar­ro­gant mais il n’a pas fon­ciè­re­ment tort. A titre de com­pa­rai­son, Lillard tourne à 7.3 points dans le qua­trième quart (7e) alors que Wall en rap­porte 6 (16e). Le 60e choix de la draft 2011 est par ailleurs 2e, der­rière Rus­sell West­brook, avec une moyenne de 5.1 points dans les cinq der­nières mi­nutes de jeu. Des per­for­mances hors normes qui lui valent le sur­nom de « King of the Fourth ». Lui ex­plique que money­time ou pas, il joue de la même ma­nière. « Ce n’est pas nor­mal mais ça me semble nor­mal. Quand on at­taque le qua­trième quart-temps, je ne cherche pas à mar­quer 20 points, je cherche juste à faire ce que mon équipe a be­soin que je fasse, soir après soir. Je veux être connu comme un joueur pra­ti­quant un basket co­hé­rent. Quand ce mo­ment ar­rive, j’es­saie sim­ple­ment d’être moi-même. » Il a donc fal­lu moins de trois ans à Isaiah Thomas pour s’ins­crire dans la li­gnée des plus grandes légendes des Bos­ton Cel­tics. Trans­fé­ré dans le Mas­sa­chu­setts, par les Phoe­nix Suns (après trois ans à Sa­cra­men­to), en fé­vrier 2015, il a gra­vi les éche­lons à une vi­tesse ful­gu­rante. Il est d’abord sor­ti du banc, tout en s’im­po­sant comme le meilleur sco­reur de l’équipe. Puis il est de­ve­nu All-Star l’an pas­sé à To­ron­to. Le voi­là, main­te­nant, pro­pul­sé au rang de fran­chise player. Le na­tif de Ta­co­ma (Washington) est même de­ve­nu le sixième joueur de l’his­toire de « Bean­town » à at­teindre les 2 000 points ins­crits sur une sai­son NBA. Isaiah Thomas a fait aus­si bien que Lar­ry Bird, Paul Pierce, Sam Jones, Ke­vin McHale et John Hav­li­cek. Que des très grands noms. Le me­neur de poche des Cel­tics (1,75 m) était, au mo­ment où nous écri­vions ces lignes, le troi­sième meilleur mar­queur de la Ligue avec 29.1 points par match. Tou­jours en quête de re­con­nais­sance à cause de sa « pe­tite » taille, le n°4 voit en­fin les sun­lights briller, d’au­tant que son équipe a réus­si à cha­touiller les Cleve­land Ca­va­liers au som­met de la Confé­rence Est. Doc Ri­vers, le coach des Clip­pers, qui a évo­lué avec Spud Webb et di­ri­gé Nate Ro­bin- son, est bien pla­cé pour évo­quer les « pe­tits » joueurs. Et pour lui, Isaiah Thomas a quelque chose en plus. « Ha­bi­tuel­le­ment, les équipes uti­lisent les pe­tits en sortie de banc, pour chan­ger le rythme du match, ex­plique-t-il. Là, c’est l’un des rares cas, voire le seul où un pe­tit do­mine en tant que ti­tu­laire. Je suis tou­jours aus­si ébloui par sa ca­pa­ci­té à mar­quer dans la ra­quette. Je vois les shoots et tout le reste mais la fa­çon dont il ter­mine ses ac­tions dans la pein­ture… Je ne sais pas s’il voit quelque chose mais il conclut tout de même. C’est ce qui m’im­pres­sionne le plus. » Les plus scep­tiques di­ront qu’il est avan­ta­gé par les règles NBA qui li­mitent les contacts et aident des joueurs ra­pides comme lui. Mais pas sûr que tous puissent car­ton­ner comme lsaiah !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.