Da­MIan lIllaRD uNe PsYcHOtHÉ­raPie sa­Lu­taire

Mondial Basket - - Special Point Guards -

« DAME » EST MON­Té EN Ré­GIME DANS LA DER­NIÈRE PAR­TIE DE LA SAI­SON. ON TROUVE L’EX­PLI­CA­TION DE CE CHAN­GE­MENT D’AT­TI­TUDE AU MO­MENT DU BREAK DE Fé­VRIER. LI­Bé­Ré D’UN POIDS HAN­DI­CA­PANT, LE ME­NEUR DE PORT­LAND DE­VAIT RA­ME­NER SA FRAN­CHISE EN PLAYOFFS.

Deux fois All-Star, Da­mian Lillard n’a pas re­mis les pieds dans un Match des Etoiles de­puis deux ans. Ce n’est pas cette sai­son qu’il pou­vait es­pé­rer une in­vi­ta­tion car il était bien en de­çà des es­poirs mis en lui quelques mois plus tôt, au mo­ment de lan­cer l’exer­cice 201617. On voyait en « Dame » le top sco­reur de la Ligue en puis­sance et cer­tains en fai­saient même un MVP po­ten­tiel ! Le me­neur des Trail Bla­zers en­trait aus­si dans sa pre­mière an­née de contrat à 24,3 millions de dol­lars avec tou­jours plus de res­pon­sa­bi­li­tés dans le jeu de Port­land. Après 51 matches de sai­son ré­gu­lière, le n°0 s’af­fi­chait à 25.7 points et 5.8 passes de moyenne. Ce n’était pas vi­lain en soi mais la fran­chise de l’Ore­gon n’était pas en po­si­tion d’ac­cro­cher un spot pour les playoffs. Avec un re­cord de 23-33 au mo­ment du break du All-Star week-end, ça ne tour­nait pas rond. Ni chez Lillard, ni chez les Trail Bla­zers. Le me­neur na­tif d’Oak­land - une ville qu vient d’en­re­gis­trer le dé­part des Rai­ders (NFL) à Las Ve­gas, pro­gram­mé pour 2020 - s’est alors ré­fu­gié chez lui, à Lake Os­we­go, pen­dant une se­maine. « J’avais be­soin de faire le point. Tout m’en­nuyait au­tour de moi. Ça af­fec­tait mon som­meil, ma concen­tra­tion et ça se ré­per­cu­tait sur mon hu­meur et sur mon jeu », ra­conte le point guard de 26 ans. Il avait bien réus­si quelques car­tons au pas­sage. Le 4 no­vembre à Dal­las, où il sco­ra 42 points, puis le 23 no­vembre à Cleve­land où il plan­ta en­core 40 points. Mais tout ce­ci était in­suf­fi­sant avec des Trail Bla­zers à la traîne. « J’ai ap­pe­lé ma grand-mère. On a bien dis­cu­té, très long­temps même », confie Lillard qui a en­suite té­lé­pho­né à son an­cien as­sis­tant coach uni­ver­si­taire. Phil Be­ck­ner est au­jourd’hui à Boise State mais il a tra­vaillé à We­ber State avec l’ac­tuel fran­chise player de Port­land. « On est très proches, ré­vèle le me­neur. On peut se par­ler et on se com­prend très fa­ci­le­ment. Je lui ex­pli­qué mes pro­blèmes du mo­ment. Le poids que j’avais sur les épaules. » Il y eut trois appels té­lé­pho­niques en tout entre Be­ck­ner et Lillard. Des coups de fil de plus d’une heure et de­mie à chaque fois. Da­mian en est res­sor­ti « plus lé­ger » et « plus frais men­ta­le­ment » pour se lan­cer dans la der­nière ligne droite de la sai­son. « Ça m’a fait un bien fou de par­ler avec eux, vrai­ment. J’étais comme li­bé­ré d’un poids in­sup­por­table quand je suis re­ve­nu après le break du All-Star week-end. C’était la pre­mière fois que j’avais be­soin de ce type d’aide. Je n’avais ja­mais ap­pe­lé comme ça avant. » Une thé­ra­pie sa­lu­taire et an­non­cia­trice de jours meilleurs. Lillard a ain­si réus­si un mois de mars de pure fo­lie. Il a éle­vé sa pro­duc­tion à 29.1 points, 6 passes, 4.4 re­bonds et 1.4 in­ter­cep­tion lors des 17 matches qui ont his­sé l’équipe de Ter­ry Stotts sur le spot 8 de la Wes­tern. « Dame » a été élu joueur de la se­maine après un road trip à Phoe­nix, New Or­leans, San Antonio, At­lan­ta et Mia­mi où Port­land a en­re­gis­tré quatre vic­toires pour une seule dé­faite. Il a même sco­ré 49 points en Flo­ride. Dans la pé­riode post-All-Star Game et avant de s’at­ta­quer aux six der­niers matches de la sai­son, Lillard était fla­shé à 29.5 points, 6.1 as-

« J’ai té­lé­pho­né à ma grand-mère et à mon an­cien as­sis­tant coach uni­ver­si­taire. J’ai par­lé long­temps avec eux. ils m’ont dé­char­gé d’un poids in­sup­por­table. Je suis re­ve­nu au Jeu plus frais men­ta­le­ment »

sists et 1.4 steal. Port­land s’ac­cro­chait à la 8e place à l’Ouest. Même Mike D’Antoni, le coach de Hous­ton, ne re­con­nais­sait plus les Trail Bla­zers, vic­to­rieux 117-107 contre les Ro­ckets le 30 mars. « Ce n’est pas du tout la même équipe que celle que nous avions bat­tue deux fois au mois de no­vembre. Leur jeu a évo­lué et ils sont de nou­veau re­dou­tables. » Hous­ton est re­par­ti de l’Ore­gon avec une dé­faite dont Lillard fut clai­re­ment le dé­to­na­teur. Da­mian at­ten­dait ses qua­trièmes playoffs avec im­pa­tience. Même si l’an der­nier, il avait été vite cor­ri­gé par Gol­den State en de­mi-fi­nales de Confé­rence (1-4 après avoir sor­ti les Clip­pers 4-2 au 1er tour), il croit en des jours meilleurs. Au prin­temps 2016, il avait shoo­té à 36.8% en post­sea­son. Il doit for­cé­ment y avoir des jours meilleurs… Même si les Trail Bla­zers ne passent pas le 1er tour face au su­per fa­vo­ri à l’Ouest. A Port­land, tout ne dé­pend pas de Lillard mais un peu quand même !

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