Ch­ris Paul La perte de confiance

Mondial Basket - - Special Point Guards -

LE ME­NEUR DES CLIP­PERS CH­RIS PAUL JOUE TRèS GROS POUR SES SIXIèMES PLAYOFFS à LOS ANGELES, LES NEUVIèMES DANS UNE CAR­RIèRE Dé­BU­TéE à LA NOU­VELLE-OR­LéANS. EN CAS DE NOU­VEL éCHEC, « CP3 » SE­RA TEN­Té D’AC­TI­VER SA « PLAYER OP­TION » POUR AL­LER VOIR AILLEURS.

Pas de coup d’éclat pour Ch­ris Paul. Au contraire, le me­neur neuf fois All-Star a été sé­vè­re­ment tou­ché dans un match contre Ok­la­ho­ma Ci­ty le 16 jan­vier. Alors que des bruits alar­mistes an­non­çaient qu’il se­rait absent trois mois, le point guard ca­li­for­nien est re­ve­nu bien plus tôt, dès le 24 jan­vier face à San Antonio. Pen­dant son ab­sence de 14 matches, les Clip­pers ont fait le dos rond avec Aus­tin Ri­vers à la mène, sa­chant que Blake Grif­fin était éga­le­ment blo­qué à l’in­fir­me­rie. Lo­gi­que­ment, les hommes de Doc Ri­vers ont re­vu leurs am­bi­tions à la baisse dans la Wes­tern Con­fe­rence et au mo­ment d’abor­der la phase la plus im­por­tante de la sai­son, « CP3 » n’est sû­re­ment pas hy­per confiant. La moyenne de points du play­ma­ker des Clip­pers, qui fê­te­ra ses 32 ans le 6 mai, est tom­bée à 18 en 2017 (contre 19.5 l’an pas­sé). Ch­ris Paul shoote en­core à 47.3% et même plus de 40% à 3 points mais son temps de jeu a lé­gè­re­ment di­mi­nué, avec deux pas­sages plus ou moins longs à l’in­fir­me­rie. Pour la pre­mière fois de­puis 2006-07, le double cham­pion olympique n’a pas été All-Star, à La Nou­velle-Or­léans, en fé­vrier der­nier et s’il a si­gné des matches ex­tra­or­di­naires, il a connu une 12e sai­son NBA as­sez com­pli­quée. On garde en mé­moire un « game » fa­bu­leux le 10 dé­cembre face aux Pe­li­cans avec ses 20 points, ses 20 as­sists et au­cun bal­lon per­du. Il y eut aus­si un triple-double contre Brook­lyn le 29 no­vembre (26 pts, 10 rbds, 13 pds), son 13e en car­rière. Au-de­là des sta­tis­tiques, c’est bien le jeu des Clip­pers qui tour­mente un Ch­ris Paul qui n’a en­core ja­mais dis­pu­té une fi­nale de Confé­rence. Les oc­ca­sions n’ont pas man­qué de­puis 2008, où il avait dis­pu­té sa pre­mière cam­pagne. In­las­sa­ble­ment, il était de re­tour… et les dé­cep­tions se sont en­chaî­nées. Chez les Clip­pers, c’est la bé­ré­zi­na de­puis 2012 (de­mi-fi­nale de Confé­rence, 1er tour, de­mi-fi­nale, de­mi-fi­nale, 1er tour). A l’af­faire de racisme avec l’an­cien pro­prié­taire, Do­nald Ster­ling, et l’in­vrai­sem­blable scé­na­rio de la de­mi-fi­nale per­due contre Hous­ton en 2015 (ils me­naient 3-1, Doc Ri­vers de­ve­nant le pre­mier coach de l’his­toire à pas­ser deux fois dans sa car­rière d’un 3-1 à un 3-4), il faut ajou­ter l’épi­sode 2016, quand les Clip­pers s’étaient ef­fon­drés sans leur me­neur face à Port­land, pour se faire sor­tir dès le 1er tour (2-4). Les fans déses­pèrent à Los Angeles. Ch­ris Paul sent le vent tour­ner. Il pour­rait l’em­por­ter vers une nou­velle fran­chise. Le me­neur peut en ef­fet faire jouer une clause pour se mettre sur le mar­ché des freea­gents un an avant la fin de son contrat.

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