GEoRGE hIll L’ÉcOLe des FON­da­meN­tauX

Mondial Basket - - Special Point Guards -

GEORGE HILL A FAIT BEAU­COUP D’AL­LERS-RE­TOURS à L’IN­FIR­ME­RIE. MAIS SI SA SAI­SON A éTé COM­PLI­QUéE, IL EST L’UN DES FAC­TEURS CLéS DU RE­TOUR D’UTAH EN PLAYOFFS APRÈS QUATRE ANS D’AB­SENCE. FOR­Mé à L’éCOLE SAN ANTONIO, LE N°3 JOUE JUSTE POUR CIMENTER LE COL­LEC­TIF DU JAZZ.

Mal­gré une sai­son tron­quée, avec seule­ment une cin­quan­taine de matches à son comp­teur per­son­nel, George Hill (31 ans dé­but mai) a été suf­fi­sam­ment in­fluent pour ra­me­ner Utah en playoffs, alors que le Jazz avait dé­ser­té la carte de­puis quatre ans. C’est ce que confirme le coach, Quin Sny­der : « George a pris une part ac­tive dans nos suc­cès cette sai­son. On a beau­coup d’es­time pour lui. » Raul Ne­to et Shel­vin Mack se par­ta­geaient le poste de me­neur l’an der­nier, avec Trey Burke en sortie de banc. L’an­cien Spur, ar­ri­vé d’In­dia­na à l’in­ter­sai­son 2016, a pris les com­mandes et fait l’una­ni­mi­té, mal­gré des bles­sures, chaque mois, qui ont cas­sé son rythme. Utah avait be­soin d’un point guard ges­tion­naire comme Hill pour as­seoir le jeu du néo-All-Star Gor­don Hay­ward (27 ans) et de la nou­velle pé­pite, le pi­vot fran­çais Ru­dy Go­bert (24 ans). Le 7 no­vembre der­nier, le n°3 du Jazz avait été élu « Player of the week » avant de connaître un pre­mier rap­pel de huit jours à l’in­fir­me­rie. En dé­cembre, on ne le vit qua­si­ment pas, il ne joua que les deux der­niers matches du mois contre Phi­la­del­phie et Phoe­nix. « Ça a été un vrai pro­blème car il n’était ja­mais dans le bon rythme », re­con­naît Coach Sny­der qu’il l’a re­trou­vé de ma­nière plus ré­gu­lière par la suite, avec 12 matches à son cré­dit en jan­vier et mars et 10 en fé­vrier. Hill est un point guard clas­sique, for­mé à l’école San Antonio dans l’ombre de To­ny Par­ker. Le na­tif d’In­dia­na­po­lis avait li­vré trois sai­sons sous les ordres de Gregg Po­po­vich avant d’être tra­dé chez les Pa­cers le 23 juin 2011, contre Kawhi Leonard, Da­vis Ber­trans et Era­zem Lor­bek, un joueur eu­ro­péen. Ces cinq sai­sons pas­sées chez lui, dans la peau d’un star­ter, ont fa­vo­ri­sé son éman­ci­pa­tion. Les Pa­cers lui avaient of­fert un contrat de 5 ans et 40 millions de dol­lars en 2012 avant de bou­cler un trade à trois équipes, l’été der­nier, avec At­lan­ta et Utah (Jeff Teague a re­joint In­dia­na, Tau­rean Prince a in­té­gré les Hawks). « Je pense que ses stats parlent d’elles-mêmes, sou­ligne Gor­don Hay­ward qui fait ré­fé­rence à ses 16.9 points, 3.5 re­bonds et 4.1 passes par match. C’est un lea­der sur le ter­rain et en de­hors éga­le­ment. Il joue avec du­re­té en dé­fense et sang-froid en at­taque. George a énor­mé­ment contri­bué à notre pro­gres­sion cette an­née (ndlr:de40à48­vic­toi­re­sau5avril). » C’est la rai­son pour la­quelle le ge­ne­ral ma­na­ger d’Utah, Dennis Lind­sey, vou­lait le re­si­gner ra­pi­de­ment avant le 1er mars, en lui of­frant une ex­ten­sion au mi­ni­mum ga­ran­ti. On par­lait d’une né­go­cia­tion tour­nant au­tour de 88,3 M$ jus­qu’en 2019-20. Hill a re­fu­sé po­li­ment. Il se­ra free-agent le 1er juillet et es­père dé­cro­cher un contrat de 132 millions sur 4 ans après une sai­son payée 8 pa­tates. Les bons me­neurs de jeu n’ont pas de prix. George es­père réa­li­ser de bons playoffs - ce se­ra sa hui­tième cam­pagne et son vé­cu (75 matches) n’a pas de prix - car il veut confir­mer son nou­veau sta­tut. Même si, comme son ho­mo­logue de Mem­phis Mike Con­ley, il n’est pas All-Star. Le Grizzly a le plus gros contrat de la Ligue chez les point guards. Hill veut dé­cro­cher lui aus­si le co­co­tier cet été.

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