ON A GA­GNÉ EN CONFIANCE ET EN CONSTANCE

Mondial Basket - - Interview Croisee -

LE DÉ­COR EST PLAN­TÉ À SALT LAKE CI­TY. LE UTAH JAZZ S’AT­TAQUE À LA MONTAGNE « PLAYOFFS » POUR LA PRE­MIÈRE FOIS DE­PUIS CINQ ANS. AU COEUR DE LA FRAN­CHISE, DEUX « FREN­CHIES » S’ÉCLATENT. L’UN, BORIS DIAW, EST VE­NU AP­POR­TER SON EX­PÉ­RIENCE À UN GROUPE JEUNE. L’AUTRE, RU­DY GO­BERT, N’EN FI­NIT PLUS DE PRO­GRES­SER, AU POINT DE CHA­TOUILLER LES MEILLEURS PI­VOTS DE LA LIGUE ET DE TOU­CHER DU DOIGT UN AWARD EN FIN DE SAI­SON. NOUS AVONS REN­CON­TRÉ LE DUO « FRENCH CONNECTION » À QUELQUES HEURES DES PLAYOFFS. MAGNÉTO !

MON­DIAL BASKET : Boris, con­trai­re­ment à Ru­dy qui est là de­puis quatre ans, tu as dé­cou­vert cette équipe du Jazz. Quelle est ton im­pres­sion et comment as-tu fait pour t’adap­ter aus­si vite ? Boris DIAW : Je me suis vite fon­du dans l’ef­fec­tif. C’est simple, c’est un groupe sym­pa, avec un entraîneur qui a une phi­lo­so­phie de jeu qui me convient. Le coach connaît le jeu eu­ro­péen pour avoir été as­sis­tant au CSKA Moscou. Il a aus­si di­ri­gé les To­ros d’Aus­tin, l’équipe de D-League des Spurs. Il avait l’ha­bi­tude de bos­ser avec le coa­ching staff de San Antonio, donc ce n’était pas une tran­si­tion trop dif­fi­cile. Il ap­plique à peu près la même mé­tho­do­lo­gie de tra­vail. J’au­rais pu tom­ber plus mal ! On réa­lise, en plus, une bonne sai­son, par­fai­te­ment en rap­port avec ce qui avait été fixé par le coach et le ge­ne­ral ma­na­ger, à sa­voir dis­pu­ter les playoffs. On a un groupe as­sez com­plet et ho­mo­gène. Ça fait plai­sir d’évoluer dans un sys­tème de jeu et un ros­ter comme ceux-là !

MB : Et toi Ru­dy, comment se passe ta re­la­tion avec le coa­ching staff ?

Ru­dy GO­BERT : Alex Jen­sen, l’as­sis­tant coach qui me fait tra­vailler in­di­vi­duel­le­ment, m’a tou­jours encouragé, en me di­sant que le jeu al­lait ve­nir à moi. Je passe beau­coup de temps au Zion Bank Bas­ket­ball Cen­ter, notre centre d’en­traî­ne­ment. C’est comme ma deuxième mai­son. J’y suis tout le temps, pour éva­cuer, ré­cu­pé­rer, me soi­gner et bien sûr tra­vailler. Le head coach, Quin Sny­der, a tou­jours cru en moi et il a de l’am­bi­tion pour moi. On a bos­sé très dur cet été. Il me parle sou­vent de la re­la­tion Tim Dun­can-Gregg Po­po­vich, m’ex­pli­quant pour­quoi le coach des Spurs a été si rude avec Tim. C’est ce qu’il veut pour moi.

MB : Est ce que ça ap­porte quelque chose d’évoluer dans l’équipe la plus in­ter­na­tio­nale de NBA ? R.G. : Oui, bien en­ten­du. On est un peu com­pa­rable aux Spurs. Nous ne sommes peut-être pas fla­shy mais nous sommes al­truistes. Et on dé­fend dur, en équipe. Ici, ils res­pectent le basket in­ter­na­tio­nal. L’iso­la­tion, ce n’est pas notre ma­nière de jouer.

MB : Boris, toi qui as dé­jà rem­por­té le titre avec les Spurs, qu’est-ce que tu trans­mets aux plus jeunes, no­tam­ment Ru­dy ? B.D. : Sur la sai­son ré­gu­lière, il s’agit dé­jà d’avoir une cer­taine constance. Il y a des hauts et des bas, on s’aper­çoit que dans cer­tains matches, on joue très bien et dans cer­tains autres, beau­coup moins bien. On ne peut pas l’ac­cep­ter. On es­saie d’être de plus en plus constants et ce se­ra en­core plus im­por­tant pen­dant les playoffs. Sur une sé­rie de sept matches maxi­mum, il n’y au­ra pas beau­coup de droit à l’er­reur. Je pense que Ru­dy peut être très ef­fi­cace. A chaque fois qu’il touche le bal­lon dans la ra­quette, il de­vient une me­nace. Je lui dis ce que j’at­tends en tant que pas­seur, ce que je veux qu’il fasse pour avoir le bal­lon. Comment bien se pla­cer, se dé­mar­quer.

MB : Comment gère-t-on la pres­sion à l’ap­proche des playoffs ? R.G. : On est tous ex­ci­tés à l’idée de les jouer. On est im­pa­tients parce que ce se­ront les pre­miers pour la ma­jo­ri­té d’entre nous. Jus­qu’à la fin de la sai­son ré­gu­lière, on se concentre sur chaque match, en res­tant « fo­cu­sed » sur le pré­sent. Je pense que tu ne peux pas être bon si tu penses dé­jà au match qui suit. En NBA, chaque ren­contre est im­por­tante. Même une équipe de bas de ta­bleau reste une for­ma­tion avec énor­mé­ment de ta­lent. C’est tou­jours un chal­lenge de l’af­fron­ter. B.D. : Avoir connu les playoffs joue beau­coup car rien ne rem­place l’ex­pé­rience. Cette équipe a be­soin d’ap­prendre, de les vivre. L’am­biance est tout à fait par­ti­cu­lière, les playoffs sont com­plè­te­ment dif­fé­rents de la sai­son ré­gu­lière. Dans ce groupe, il y a de nom­breux

« Boris me sou­tient Beau­coup. il me conseille sur mon pla­ce­ment et m’aide à pro­gres­ser of­fen­si­ve­ment. Il est là pour me cor­rI­ger quand je faIs des er­reurs. c’est un bon men­tor » ru­dy go­bert

joueurs qui n’ont ja­mais connu la post­sea­son. For­cé­ment, ça fait cinq ans que le Jazz ne l’a pas dis­pu­tée. Ils vont ap­prendre à vivre et gé­rer les playoffs par eux-mêmes. Mais il y a plu­sieurs joueurs ex­pé­ri­men­tés, Joe John­son, George Hill et moi-même. Nous avons de nom­breux matches de post­sea­son au comp­teur, nous sommes ve­nus à Utah l’été der­nier pour ap­por­ter ce­la. Nous sommes prêts à sup­por­ter toute cette pres­sion.

MB : Res­sen­tez-vous plus d’ex­ci­ta­tion dans votre pu­blic à l’ap­proche des playoffs ? B.D. : Pas en­core mais c’est sûr que ça va vite monter. R.G. : La ville est der­rière nous. La va­leur de ce groupe est re­con­nue. Tout le monde ici me connaît, bien plus qu’en France. En France, les gens ne voient que ma taille et le grand pu­blic ne fait que com­men­cer à me connaître. Ici, tout le monde sait qui je suis. On est un pe­tit mar­ché, on sait que c’est comme ça. Main­te­nant qu’on est en playoffs, c’est à nous de nous mon­trer. Les mé­dias com­mencent à nous té­moi­gner plus de res­pect. Les gens qui connaissent le basket nous prennent da­van­tage au sé­rieux. Ça fait quatre ans que je suis au Jazz, on n’a ja­mais dis­pu­té les playoffs. On

est re­par­ti de zé­ro, c’est top de par­ti­ci­per à la phase fi­nale de la sai­son. Même si ce n’est pas une fin en soi, c’est im­por­tant de dis­pu­ter ces playoffs.

MB : La ri­va­li­té qui est en train de vous op­po­ser aux Clip­pers, que vous pour­riez vite re­trou­ver en playoffs, est-elle nour­rie ? Et quels sont vos fa­vo­ris ? R.G. : C’est une équipe phy­sique, il y a plus d’in­ten­si­té. Les matches contre eux comp­taient pra­ti­que­ment double pour le clas­se­ment de la Confé­rence Ouest. Les pe­tites dé­cla­ra­tions, ce sont des pe­tites dé­cla­ra­tions… (Sou­rire) Que l’on af­fronte les Clip­pers, Ok­la­ho­ma Ci­ty ou Mem­phis, on a droit à des matches phy­siques quoi qu’il ar­rive. A l’Ouest, les War­riors et les Spurs sont de­vant, comme d’ha­bi­tude, mais toutes les autres équipes peuvent créer la sur­prise. Tout le monde peut être bat­tu, il n’y a pas de for­ma­tion in­vin­cible. A l’Est, Cleve­land est évi­dem­ment fa­vo­ri mais j’aime bien Bos­ton et Washington. B.D. : La Confé­rence Ouest est as­sez res­ser­rée, c’est clair. Comme chaque an­née, c’est un com­bat permanent. Avec deux équipes qui se dé­marquent un peu et qui sont, sans sur­prise, Gol­den State et San Antonio. Ils sur­volent la sai­son mais une fois que les playoffs sont lan­cés, tout est re­mis en jeu. Les Clip­pers forment une équipe phy­sique qui joue bien. Une équipe qui nous res­semble un peu dans le style de basket pra­ti­qué, avec une cer­taine ho­mo­gé­néi­té.

MB : Les ré­fé­rences au glo­rieux pas­sé du Jazz sont-elles per­ma­nentes ? En avez-vous marre qu’on vous les res­sorte ? B.D. : La ré­fé­rence, ici, c’est le Jazz de 1997. John Stock­ton et Karl Ma­lone avaient rem­por­té 64 matches en sai­son ré­gu­lière et at­teint les Fi­nales (ndlr:2-4contreC­hi­ca­go). J’avais vu cette Fi­nale contre les Bulls quand j’étais jeune. Et le tir de Mi­chael Jor­dan sur Bryon Rus­sell au prin­temps sui­vant… A l’époque, je ne m’ima­gi­nais pas jouer à Utah ! (Rires) R.G. : On voit quelques joueurs de 1997. La plu­part n’ha­bitent pas ici, ce­pen­dant. J’étais trop jeune à l’époque (ndlr:4ans). La Fi­nale contre Mi­chael Jor­dan, je l’ai vue bien après.

MB : Que vous ap­por­tez-vous exac­te­ment, ré­ci­pro­que­ment ? R.G. : Boris me sou­tient beau­coup. Il me conseille sur mon pla­ce­ment, il me dit com-

« LES JEUNES VONT AP­PRENDRE À GÉ­RER LES PLAYOFFS PAR EUX-MÊMES. MAIS IL Y A PLU­SIEURS JOUEURS EX­PÉ­RI­MEN­TÉS, JOE JOHN­SON, GEORGE HILL ET MOI-MÊME. nous aVons de nom­breuX matcHes de post­sea­son au comp­teur. nous sommes prÊts à sup­por­ter toute cette pres­sIon » boris diaw

ment être agres­sif et il m’aide à pro­gres­ser of­fen­si­ve­ment. Il est là pour me cor­ri­ger quand je fais des er­reurs. C’est un bon men­tor. B.D. : Ru­dy, c’est tout bé­né­fice pour nous. Nous sa­vons qu’il peut re­pous­ser les tirs et que si les ad­ver­saires drivent, il protégera le cercle. Of­fen­si­ve­ment, on l’uti­lise beau­coup. C’est une grande pré­sence et une grande force dans la ra­quette. On parle tou­jours de lui comme d’un grand po­ten­tiel, il prouve qu’il pro­gresse sans cesse et il ap­porte en­core plus. Il tra­vaille dur tous les jours, il com­mu­nique, il écoute les conseils et je pense qu’il peut en­core s’amé­lio­rer.

MB : Le GM d’Utah, Dennis Lind­sey, a dé­cla­ré qu’il vou­lait faire de toi, Ru­dy, le Bill Rus­sell du Jazz. Comment l’en­tends-tu ? R.G. : L’idée, c’est de ga­gner un titre dans un ave­nir proche. Bill Rus­sell, c’est 11 titres, l’image de la gagne, le pi­vot qui a rem­por­té le plus de suc­cès. C’est ce­la qu’il veut dire : ce n’est pas l’image fla­shy qui compte mais plu­tôt les pe­tites choses qui font ga­gner.

MB : Ru­dy, comment as-tu di­gé­ré ta non-sé­lec­tion pour le All-Star Game de New Or­leans, toi qui avais dé­cla­ré être le meilleur pi­vot de NBA ? R.G. : Ma frus­tra­tion s’est trans­for­mée en mo­ti­va­tion. C’est une dé­cep­tion mais j’en ai connu beau­coup dans ma car­rière. Après, ça ne m’a fait que du bien car il y a comme un pe­tit par­fum de re­vanche. J’ai hâte d’être en playoffs pour en dé­coudre avec les autres… B.D. : C’est dom­mage que Ru­dy n’ait pas été All-Star. Bon, d’autres le mé­ri­taient sû­re­ment. Y’avait du beau monde mais ça a mas­qué tout ce qu’il avait pu faire pour nous cette sai­son, son im­pact énorme à Utah.

MB : Ru­dy, comment juges-tu ta sai­son ré­gu­lière, ta pro­gres­sion ? R.G. : Pour moi, c’est l’équipe qui compte. J’ai tra­vaillé dur l’été der­nier pour être ca­pable d’ai­der mes co­équi­piers au mieux, pour ap­por­ter le maxi­mum. On a connu pas mal de bles­sures mais on a été as­sez constants et consis­tants. Moi, je me sens mieux, j’ai ga­gné en confiance, je suis plus fort phy­si­que­ment et men­ta­le­ment. Ça vient avec l’ex­pé­rience et le tra­vail mais je sais que je peux en­core énor­mé­ment pro­gres­ser.

« RU­DY, C’EST TOUT BÉ­NÉ­FICE POUR NOUS. NOUS SA­VONS QU’IL PEUT RE­POUS­SER LES TIRS ET QUE SI LES AD­VER­SAIRES DRIVENT, IL PROTÉGERA LE CERCLE. of­fen­sI­Ve­ment, on l’utI­lIse beau­coup. c’est une grande prÉ­sence et une grande force dans la ra­quette » boris diaw

MB : Res­sens-tu, dé­sor­mais, le res­pect de tes ad­ver­saires ? R.G. : Tout à fait. L’an­née der­nière dé­jà, je sen­tais que les dé­fenses se pré­pa­raient contre moi. Et cette an­née en­core plus. Les ad­ver­saires sont de plus en plus phy­siques avec moi. Ils es­saient de faire tout ce qu’ils peuvent pour me stop­per.

Chaque an­née est un nou­veau chal­lenge, une nou­velle étape. Mon ob­jec­tif est d’es­sayer de ga­gner des titres et des ré­com­penses. L’award de Dé­fen­seur de l’an­née me tient plus à coeur que ce­lui de Most Im­pro­ved Player.

MB : De quoi es-tu le plus fier dans cette pro­gres­sion ? R.G. : J’ai vrai­ment bos­sé pour être so­lide. Je suis plus à l’aise avec le bal­lon, je prends plus mon temps of­fen­si­ve­ment. J’ai pris confiance et mes co­équi­piers croient en moi. Ça m’aide beau­coup. Je pense que le pa­lier que je dois fran­chir est plus men­tal que tech­nique. Il faut oser prendre les tirs en pre­mière in­ten­tion et sur­tout y pen­ser. Mon coach me de­mande de le faire et il a dé­jà ap­pe­lé des sys­tèmes pour ça.

MB : Tu es consi­dé­ré comme le meilleur po­seur d’écrans en NBA… R.G. : C’est une vé­ri­table sa­tis­fac­tion. C’est l’une des rai­sons pour les­quelles on a fran­chi un cap cette an­née, même si ça ne se voit pas for­cé­ment dans les sta­tis­tiques. Le coach vou­lait que je me concentre là-des­sus et dès la pré­sai­son, on avait vu un gros chan­ge­ment. Ça li­bère le jeu pour mes co­équi­piers.

MB : Contre les équipes qui jouent « small ball », es-tu gêné ? R.G. : Ça m’ar­range dans la me­sure où je peux dé­fendre en im­po­sant ma taille. Quand les in­té­rieurs shootent à 3 points, comme c’est le cas dans cer­taines équipes, je peux un peu moins ai­der mais je m’adapte.

MB : Par­lez-vous en fran­çais entre vous pen­dant les matches ? B.D. : Oui parce que per­sonne ne com­prend ce qu’on dit et parce que c’est plus fa­cile pour nous de com­mu­ni­quer en fran­çais. R.G. : Pen­dant le match, c’est dif­fi­cile car les autres doivent aus­si com­prendre. Mais pen­dant un lan­cer franc ou un ar­rêt de jeu, par exemple, on s’ex­prime en fran­çais.

MB : Boris, tu avais ac­cueilli Ru­dy en équipe de France. Cette fois, c’est lui qui t’a ser­vi d’hôte… B.D. Pas de bi­zu­tage, con­trai­re­ment à ce qui s’est fait à son ar­ri­vée en équipe de France. Il a res­pec­té le ca­pi­taine ! (Rires) R.G. : Tout le monde connaît Boris. Il est res­pec­té dans toute la Ligue.

MB : Quelle a été votre ré­ac­tion en dé­but de sai­son en ap­pre­nant que vous al­liez jouer en­semble, alors que vous vous con­nais­siez en équipe de France de­puis 2014 ? R.G. : Avoir quel­qu’un de mon pays à mes cô­tés au quo­ti­dien, et tout spé­cia­le­ment Boris, c’est gé­nial ! Ça fait du bien de par­ler fran­çais. Je n’étais pas seul les pre­mières an­nées, car je suis très pote avec Raul Ne­to, notre me­neur bré­si­lien, mais ça sou­lage. Boris est un gars fa­cile à vivre. La ville lui cor­res­pond bien, avec la na­ture, la montagne… C’est la « French connection » ! B.D. : Avoir un com­pa­triote dans ton équipe, ça n’ar­rive pas sou­vent, donc on peut dire que nous sommes chan­ceux.

MB : Que pen­sez-vous de la vie à Salt Lake Ci­ty et dans tout l’Etat d’Utah ? B.D. : J’adore la ré­gion ! Jusque-là, mon spot

« JE SUIS PLUS À L’AISE AVEC LE BAL­LON, JE PRENDS PLUS MON TEMPS OF­FEN­SI­VE­MENT. J’AI PRIS CONFIANCE ET MES CO­ÉQUI­PIERS CROIENT EN MOI. ÇA M’AIDE BEAU­COUP. JE PENSE QUE LE PA­LIER QUE JE DOIS FRAN­CHIR EST PLUS MEN­TAL QUE TECH­NIQUE » Ru­dy Go­bert

pré­fé­ré, par­mi toutes les villes où je suis pas­sé et où j’ai ha­bi­té, c’était Phoe­nix mais là, c’est le grand Ouest amé­ri­cain avec tous les parcs na­tio­naux au­tour. Il y a les mon­tagnes avec Park Ci­ty, un en­droit sym­pa où je vais ré­gu­liè­re­ment, le lac sa­lé, le Bon­ne­ville Salt Flats, un mi­roir d’eau… J’ha­bite au nord de la ville. Salt Lake Ci­ty est une ville vrai­ment très sym­pa. En de­hors, le groupe vit bien, nous nous re­trou­vons ré­gu­liè­re­ment pour man­ger en­semble. Un peu comme à San Antonio. R.G. : J’aime bien cette ville, c’est as­sez calme. Il n’y a ja­mais de bou­chons, on trouve beau­coup de bons res­tau­rants, des en­droits pour s’amuser, même s’il y a des lois strictes dans cet Etat. De toute fa­çon, je ne bois ja­mais en sai­son ! J’y suis très bien. J’ai dé­mé­na­gé ré­cem­ment dans ma nou­velle mai­son, à dix mi­nutes du centre d’en­traî­ne­ment, lui-même si­tué à dix mi­nutes du centre-ville. Je me sens comme à la mai­son car je suis ici de­puis le dé­but et j’ai si­gné un gros contrat sur le long terme (ndlr:102M$sur4ans), comme vous le sa­vez.

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