DES PLAYOFFS PLEINS D’ÉMO­TION

GA­GNER UNE SÉRIE EN GÉ­RANT AU MIEUX LE FAC­TEUR « ÉMO­TION », TEL EST LE VÉ­RI­TABLE CHALLENGE QU’IL FAUT RE­LE­VER DANS LES PLAYOFFS NBA. ILLUS­TRA­TION DANS LES FAITS, À BOS­TON ET IN­DIA­NA, AVEC LES CAS ISAIAH THO­MAS ET PAUL GEORGE.

Mondial Basket - - Édito -

La fraî­cheur est un atout ma­jeur quand sonne l’heure des playoffs. On sait pour­quoi, les grosses ar­ma­das comme Gol­den State, San An­to­nio et Cle­ve­land ont toutes, sur la fin de sai­son, lais­sé leurs joueurs stars au re­pos, avant d’at­ta­quer une post­sea­son longue et éprou­vante. Les Ca­va­liers moins que les autres. Chez les Spurs, Gregg Po­po­vich a lar­ge­ment fait tour­ner bien avant. Il fal­lait pou­voir abor­der cette cru­ciale der­nière par­tie d’exer­cice dans les meilleures dis­po­si­tions pos­sibles, pour ceux qui vou­laient être en po­si­tion de dis­pu­ter le titre NBA. Joueurs en bonne san­té, confiance aux shoots et cer­ti­tudes dans le jeu sont au­tant d’élé­ments po­si­tifs qui s’ajoutent à la force glo­bale et au ta­lent d’une équipe pour al­ler au bout du rêve. Mais il y a un fac­teur dont les coaches parlent peu - ou pas si sou­vent - et qui est tout aus­si fon­da­men­tal dans cette course ef­fré­née vers les som­mets de la Ligue. Et si les coaches n’en parlent pas, c’est avant tout parce qu’ils ne maî­trisent rien en la ma­tière. L’émo­tion. Ce su­jet reste une bulle. Dans une bulle, tant que celle-ci n’éclate pas clai­re­ment à la face d’un ves­tiaire.

la tra­gé­die d’isaiah

Le fac­teur émo­tion­nel s’est in­vi­té d’en­trée de jeu dans les playoffs 2017, cou­pant l’herbe sous le pied des en­traî­neurs de Bos­ton et In­dia­na. Brad Ste­vens chez les Cel­tics, Nate McMillan chez les Pa­cers. Con­fron­tés à des si­tua­tions et des faits to­ta­le­ment dif­fé­rents. Si In­dia­na ne s’en est pas re­le­vé, Bos­ton a su se re­mettre dans le sens de la marche en fai­sant bloc der­rière son lea­der, Isaiah Tho­mas (4-2 face à Chi­ca­go). A l’in­verse, Paul George a fi­ni par cra­quer, ter­mi­nant la série du 1er tour contre Cle­ve­land sur un triste 5/21 aux tirs. Et il a su­bi un hu­mi­liant « sweep » de­vant ses sup­por­ters. De quoi re­mettre en ques­tion son ave­nir à In­dia­na­po­lis (voir­pages88-91). Ce fac­teur « Emo­tio­nal game » doit être gé­ré par le coa­ching staff ou les joueurs avec du cha­risme, du tact et du sang-froid en fonc­tion du su­jet et de sa gra­vi­té. Du cô­té de Bos­ton, c’est la mort de Chy­na Tho­mas (22 ans), la soeur d’Isaiah, le 15 avril dans un ac­ci­dent de voi­ture qui a dé­clen­ché une onde de choc. Chez les Pa­cers, ce sont les cri­tiques de Paul George, fran­chise player, à l’en­contre de C.J. Miles puis de Myles Tur­ner et Lance Ste­phen­son qui ont créé le ma­laise, même si le lea­der d’In­dia­na a af­fir­mé que le ves­tiaire n’avait pas été per­tur­bé. Deux cas bien dis­tincts mais très vite, Bos­ton et In­dia­na se sont re­trou­vés me­nés 2-0. Si Brad Ste­vens a pu - et su - s’ap­puyer sur Ave­ry Brad­ley pour ap­por­ter à Isaiah Tho­mas toute l’af­fec­tion et tout le sou­tien dont il avait be­soin, Nate McMillan n’est pas mon­té au cré­neau pour dé­fendre « PG13 ». Ce­lui-ci s’est mis dans le pé­trin tout seul du­rant plu­sieurs confé­rences de presse. Il ne de­vait pas comp­ter sur son coach pour vo­ler à son se­cours. Quoi qu’il en soit, on peut toujours se po­ser la ques­tion de sa­voir si c’était la meilleure chose à faire de gar­der Isaiah Tho­mas à Bos­ton pour les deux pre­miers ren­dez-vous de la série contre les Bulls. La ré­ponse est évi­dem­ment « Non » puisque les Cel­tics ont per­du ces deux matches. Lorsque le me­neur prit la pa­role une se­maine après l’ac­ci­dent qui a coû­té la vie à sa pe­tite soeur, il a avoué qu’il était dur de res­ter concen­tré sur le bas­ket. Sa place n’était clai­re­ment pas sur le par­quet. « Men­ta­le­ment, émo­tion­nel­le­ment, c’était ex­trê­me­ment dif­fi­cile, confia-t-il. Je n’étais pas là

« MEN­TA­LE­MENT, C’ÉTAIT EX­TRÊ­ME­MENT DIF­FI­CILE. TOUT LE MONDE CHEZ LES CEL­TICS A ÉTÉ FOR­MI­DABLE » ISAIAH THO­MAS

(avec Bos­ton). Il a fal­lu toute la so­li­da­ri­té des gars au­tour de moi pour que je tienne le coup. C’était très dur… Mais tout le monde chez les Cel­tics a été for­mi­dable avec moi », ajou­tait le double All-Star de 28 ans. Ge­rald Green, son co­équi­pier, et ses deux fils, James et Jai­den, avaient pris place à ses cô­tés, sur le po­dium de la confé­rence de presse. Beau­coup de coaches ont eu à gé­rer des si­tua­tions tout aus­si dé­li­cates dans leur car­rière. Phil Jack­son chez les La­kers, entre autres. On ne re­vien­dra pas sur les ac­cu­sa­tions de viol por­tées contre Kobe Bryant. Li­sez l’au­to­bio­gra­phie du « Maître Zen » (« Un coach, onze titres NBA », aux édi­tions Ta­lent Sport), il ex­plique que cette af­faire fit écho à un épi­sode dou­lou­reux (une agres­sion sexuelle dont fut vic­time sa fille). Des psy­cho­drames, Jack­son a eu à en gé­rer. Avant d’en­trer dans les playoffs 2000, il avait creu­sé plu­sieurs su­jets dont le fac­teur émo­tion­nel, en pré­vi­sion jus­te­ment d’une post­sea­son usante phy­si­que­ment et men­ta­le­ment avec deux su­per­stars à l’ego sur­di­men­sion­né, Sha­quille O’Neal et Kobe Bryant. Toujours pré­voyant, Coach Jack­son ex­pli­qua notamment ce qu’était « la bonne pa­role » après la dé­cou­verte de textes sur la mé­di­ta­tion orien­tale, dont il avait toujours été friand. « Il y a deux com­po­santes dans cette bonne pa­role, dit-il. Il s’agit d’abord de se par­ler po­si­ti­ve­ment dans le match et de ne pas se perdre dans des ar­rière-pen­sées sans ob­jec­tif. Puis il s’agit de contrô­ler ce que vous dites lorsque vous par­lez

les mÉ­dias ont tous rÉ­aGi una­ni­me­ment pour dire que GeorGe aF­Fi­chait un manQue De ma­tu­rI­té aVec Des Dé­cLa­ra­tIons In­tem­pes­tIVes et maLaD­roItes

aux autres, en par­ti­cu­lier vos co­équi­piers, et de vous concen­trer sur le fait de leur don­ner des re­tours po­si­tifs. » Cette « théo­rie Phil Jack­son » au­rait pu ai­der le qua­druple All-Star Paul George qui flin­gua, à l’is­sue du Game 1 à Cle­ve­land, C.J. Miles, « cou­pable » de ne pas lui avoir ren­du le bal­lon alors qu’il était chaud comme la braise avec 29 pions (6/8 der­rière l’arc) et que le match se jouait à un point (109-108 pour le te­nant du titre). Au­cun contrôle de la part du n°13. Pas plus de re­tour po­si­tif puisque Miles fi­nit la série dans le rouge avec moins de points et de rebonds par rap­port à sa sai­son ré­gu­lière. Dis­cours du même aca­bit, dans la cri­tique, à l’égard du so­pho­more Myles Tur­ner. Cette at­taque contre-pro­duc­tive eut un ef­fet tout aus­si dé­sas­treux avec un joueur qui de­vint de plus en plus mal­adroit aux tirs (41.7%, 30%, 25%) alors qu’il s’af­fi­chait à plus de 51% en sai­son ré­gu­lière… Paul George n’est pas vrai­ment le roi de la psy­cho­lo­gie. Le cou­plet de Phil Jack­son sur l’émo­tion au­rait pu ai­der Brad Ste­vens à Bos­ton tant la si­tua­tion a été com­pli­quée à gé­rer avec une telle tra­gé­die. Pour l’en­traî­neur aux onze bagues de cham­pion, « la bonne émo­tion exige de voir cha­cun comme une par­tie d’un sys­tème plu­tôt que comme un so­liste. Ce­la im­plique éga­le­ment de dis­pu­ter chaque match dans l’in­ten­tion d’être per­son­nel­le­ment en­ga­gé dans ce qui ar­rive et d’être dans l’équipe, to­ta­le­ment connec­té à cha­cun de ses membres. » Si les Cel­tics sont res­tés connec­tés à Tho­mas, so­li­daires entre eux, le me­neur de jeu l’a ad­mis : « Je n’étais pas là, avec l’équipe. J’avais l’es­prit ailleurs. Je pen­sais à Chy­na et à ma fa­mille. » La meilleure so­lu­tion au­rait été de dire à Isaiah de ren­trer chez lui, à Ta­co­ma (Etat de Wa­shing­ton), à l’autre bout des Etats-Unis, et de vivre son deuil avec les siens. L’an­cien King et Sun au­rait écou­té son en­traî­neur. Mais Brad Ste­vens n’a pas rai­son­né ain­si. Il n’a sans doute pas en­cou­ra­gé son me­neur à res­ter mais il ne l’a pas in­ci­té, non plus, à al­ler re­trou­ver ses proches. L’ar­rière des Cel­tics a at­ten­du la conclu­sion des deux pre­miers matches à Bos­ton pour prendre un vol à des­ti­na­tion de l’ouest des Etats-Unis, quatre jours après le drame. Il était dé­jà de re­tour pour le Match 3 à Chi­ca­go, le ven­dre­di 21 avril. Ge­rald Green, pro­mu star­ter pour la pre­mière fois de la sai­son lors de ce Game 3 dans l’Il­li­nois, confiait : « Ça a été une se­maine très dure à gé­rer pour nous tous. » Rien ne dit que pri­vés de leur star, les hommes en vert (ou blanc en l’oc­cur­rence) n’au­raient pas été so­li­daires lors des deux pre­miers matches de la série. Ils au­raient tout fait pour ob­te­nir la vic­toire et la dé­dier à Isaiah. Ce der­nier prit un avion à part à l’is­sue du Game 6 dans l’Il­li­nois pour al­ler as­sis­ter à l’en­ter­re­ment. Il a conclu l’af­fron­te­ment contre Chi­ca­go avec des pour­cen­tages faibles pour un gar­çon comme lui (43% dans le champ et 20% der­rière l’arc). Qui té­moi­gnaient peut-être à eux seuls de son trouble. Mais il faut se mé­fier d’une bête bles­sée. « IT4 » ne manque pas de force de ca­rac­tère. Dans les Games 1 et 2 de la de­mi-fi­nale de Confé­rence Est face à Wa­shing­ton, il a plan­té 33 et 53 points. A 47.8 et 54.5% de réus­site…

une Guerre des mots in­utile

L’émo­tion est aus­si un fac­teur sur le­quel un coach tra­vaille avec des joueurs « par­ti­cu­liers », comme ce fut le cas pour Phil Jack­son avec Den­nis Rod­man (on vous ren­voie là aus­si à sa bio, avec des pas­sages sa­vou­reux). Théo­ri­sant sur « la bonne ac­tion », le « Maître Zen » ajou­tait ce­ci : « Ça im­plique de faire des mou­ve­ments ap­pro­priés à ce qui se passe sur le ter­rain plu­tôt que de pa­ra­der sans cesse ou d’agir d’une ma­nière qui per­turbe l’har­mo­nie de l’équipe. » Il n’hé­si­tait pas à ap­pe­ler l’agent du « Worm » quand il voyait que ce­lui-ci sa­tu­rait en sai­son ré­gu­lière. Il lui de­man­dait de le ré­cu­pé­rer et de par­tir avec lui à Las Ve­gas, où il pour­rait s’écla­ter. « Ef­fet po­si­tif en re­tour », as­su­rait Phil Jack­son. En­core un con­seil qui au­rait pu ser­vir à Nate McMillan à In­dia­na et évi­ter cette guerre des mots in­utile. Paul George s’en prit aus­si à Lance Ste­phen­son, ar­ri­vé en fin de sai­son dans l’équipe. Après la deuxième dé­faite (117-111) à

la Q Are­na, le cham­pion olym­pique 2016 dé­cla­ra : « Lance doit ap­prendre à se contrô­ler et à être dans l’ins­tant. Au ves­tiaire, il est con­si­dé­ré comme un lea­der. Son lan­gage cor­po­rel doit s’amé­lio­rer pour le bien de l’équipe. » L’ai­lier, qui sor­tait d’un match à 32 points, 8 rebonds et 7 passes, ajou­ta : « Nous sa­vons tous que Lance est un joueur émo­tif. Beau­coup de choses viennent de son coeur, comme sa com­pé­ti­ti­vi­té. Toute cette émo­tion vient de ses tripes. Il doit ca­na­li­ser ce­la, faire des ac­tions construc­tives sur le ter­rain et en­tre­prendre tout ce qu’il peut pour nous per­mettre de l’em­por­ter. » Est-ce que Paul a ju­gé que Ste­phen­son pa­ra­dait ? Ou qu’il n’avait tout sim­ple­ment pas la bonne at­ti­tude pour ai­der les Pa­cers ? Pos­sible mais les mé­dias ont tous ré­agi una­ni­me­ment pour dire que George, 26 ans, af­fi­chait un manque de ma­tu­ri­té dans ces playoffs avec des dé­cla­ra­tions in­tem­pes­tives et malad­roites qui pou­vaient po­ten­tiel­le­ment re­tour­ner le ves­tiaire contre lui. Ce ne fut pas le cas, nous ga­ran­tit-on. Tur­ner et les ex­pé­ri­men­tés Miles et Ste­phen­son (qui a re­si­gné dans son équipe d’ori­gine, après un pas­sage par Char­lotte, Los An­geles, Mem­phis, New Or­leans et Min­ne­so­ta, en com­pa­rant son come-back à ce­lui de Mi­chael Jor­dan à Chi­ca­go dans les an­nées 90…) n’ont pas je­té de l’huile sur le feu afin d’évi­ter un dé­part d’in­cen­die. George pos­sède en­core un an de contrat. Ce type d’es­clandre était vrai­ment in­utile, dé­pla­cé. Comme le rap­pelle en­core Phil Jack­son, « un lea­der doit être ai­mé par ses co­équi­piers s’il veut qu’on le suive. Si­non, ils ne fe­ront rien pour l’ai­der et pour faire ga­gner l’équipe. » Il avait dû tra­vailler en ce sens avec Mi­chael Jor­dan puis Kobe Bryant. A la lec­ture de pa­piers très cri­tiques à son en­contre, Paul George a ré­agi, af­fir­mant que les re­por­ters igno­raient tout de l’am­biance chez les Pa­cers. « Tout le monde sait à quel point je suis proche de mes co­équi­piers. Et là, on fait de mes re­marques l’in­fo n°1 de la série contre Cle­ve­land. » Il ajou­ta mal­adroi­te­ment : « J’avoue ne pas com­prendre… J’ai seule­ment dit ça pour nous mo­ti­ver et nous faire ré­agir. Il s’agis­sait de ga­gner. D’es­sayer de rap­por­ter un titre à In­dy. » Paul George as­sume son sta­tut mais ça passe de plus en plus mal à In­dia­na­po­lis : il a été bat­tu quatre fois en six ans par une équipe de LeB­ron James (0-4 contre Cle­ve­land en 2017, 2-4 contre Mia­mi en 2014, 3-4 contre Mia­mi en 2013, 2-4 contre Mia­mi en 2012) ! « Dire que je suis un co­équi­pier égoïste ou que je ne pense pas à eux (ndlr:ses­co­équi­piers) est ri­di­cule. Dire que je les jette aux or­ties est in­juste. Je n’ai rien dit de mal à leur su­jet. Je n’ai fait que

paul GeorGe est sor­ti des playoFFs 2017 par la pe­tite porte. « SWEE­PÉ » PAR les cavs, il a CONCLU LA SÉRIE to­ta­Le­ment Dé­con­nec­té Des pa­cers. IL se­ra free-aGent en 2018 et pour­raIt Être écHan­Gé DÈs cet été.

ré­pondre aux mé­dias qui m’ont de­man­dé ce que je pen­sais de mes par­te­naires. Sans leur man­quer de res­pect ni les mettre en cause. » Paul George est sor­ti des playoffs 2017 par la pe­tite porte. « Swee­pé » par les Cavs, il a donc conclu la série sur un 5/21 aux shoots, to­ta­le­ment dé­con­nec­té des Pa­cers. Free-agent en 2018, il pour­rait être échan­gé dès cet été. Il n’a ja­mais ca­ché qu’il ai­me­rait re­trou­ver l’air de la Ca­li­for­nie. Son « home sweet home » est bien à Los An­geles (il est né à Palm­dale) et ça tombe bien : les La­kers ont be­soin d’un ai­lier All-Star.

re­mem­Ber de­reK

A l’in­verse, Isaiah Tho­mas a pu, dans la plus ter­rible des épreuves per­son­nelles, me­su­rer tout l’amour que Bos­ton lui por­tait. Brad Ste­vens par­la de « sa ré­si­lience pour réus­sir à jouer à un tel ni­veau dans un 1er tour de playoffs, compte te­nu des cir­cons­tances ». On se sou­vient d’épi­sodes sem­blables (De­rek Fi­sher à Utah avec le can­cer de l’oeil de sa fille). Bos­ton a réus­si là où In­dia­na a échoué. Men­ta­le­ment et émo­tion­nel­le­ment, les Cel­tics ont su re­tour­ner une si­tua­tion com­pro­mise en fai­sant preuve de com­pas­sion et d’em­pa­thie vis-à-vis de leur lea­der alors qu’ils étaient à deux doigts de s’ef­fon­drer et de cou­ler. Tho­mas est res­té avec sa deuxième fa­mille. Ave­ry Brad­ley et toute la fran­chise ont joué avec lui, pour lui et pour Chy­na. Phil Jack­son ap­pel­le­rait ce­la « la bonne prise de conscience », sur et en de­hors du ter­rain. Isaiah Tho­mas concluait : « Mes co­équi­piers ont tout fait pour que je ne perde pas confiance. Ils ont été at­ten­tion­nés comme ja­mais. Ils croient en moi et ça m’aide à sur­mon­ter cette épreuve. C’est très dur mais j’y ar­rive tant bien que mal. » La vie conti­nue en playoffs à Bos­ton quand elle s’est dé­jà ar­rê­tée à In­dia­na­po­lis.

Myles Tur­ner

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