QUI PEUT BATTRE CLE­VE­LAND ?

LA HIé­RAR­CHIE DE LA CONFé­RENCE EST A éTé BOU­LE­VER­SéE AVEC L’éMER­GENCE D’éQUIPES QUI NE FONT PLUS DE COM­PLEXES FACE à CLE­VE­LAND. MAIS AT­TEN­TION, LE « KING » N’EST PAS MORT, SUR­TOUT QUAND VIENT L’HEURE DU « DO OR DIE » ! COM­MENT BOS­TON, TO­RON­TO OU WASHINGTO

Mondial Basket - - Édito -

Au dé­but de cette sai­son, il n’était ques­tion que d’une conclu­sion pré­vi­sible : les Gol­den State War­riors et les Cle­ve­land Ca­va­liers se re­trou­ve­raient fa­ci­le­ment lors des Fi­nales NBA, pour la troi­sième an­née consé­cu­tive. On n’a ja­mais vu de « tri­lo­gie des Fi­nales » avant mais la force de chaque fa­vo­ri de Confé­rence était telle qu’il sem­blait très pro­bable que l’on as­siste au même match, l’acte III du même duel. Si les War­riors, en­core ren­for­cés par l’ar­ri­vée de Ke­vin Du­rant, ont, se­lon les book­ma­kers, 66% de chances d’al­ler au bout, les choses sont de­ve­nues un peu plus com­pli­quées à l’Est, car les bles­sures et une mauvaise dé­fense se sont ac­cu­mu­lées pour écar­ter Cle­ve­land de son spot de roi de la Confé­rence. Au même mo­ment, trois autres can­di­dats - à des de­grés di­vers - ont émer­gé. Bos­ton, qui s’est em­pa­ré de la tête de série n°1, To­ron­to et Wa­shing­ton. Mais les Cavs sont toujours les cham­pions en titre et sur­tout, ils pos­sèdent un lea­der, LeB­ron James, in­ar­rê­table, qui tourne à des moyennes sta­tis­tiques toujours hal­lu­ci­nantes. Les pa­rieurs ne se prennent donc pas trop la tête pour un re­tour des cham­pions sor­tants en Fi­nales en juin, d’au­tant que le 1er tour, vite ex­pé­dié face à In­dia­na (4-0), a lais­sé le temps aux ti­tu­laires de se re­po­ser, ce qui était bien évi­dem­ment un luxe. Cle­ve­land pos­sède les

meilleures chances de titre par­mi toutes les équipes de l’Est, et de loin ! Don­nés à 7 contre 2 chez les pa­rieurs pour rem­por­ter le cham­pion­nat, les Ca­va­liers voient ce­pen­dant se dres­ser face à eux les Cel­tics, l’équipe la plus proche de la Confé­rence Est, à 20 contre 1, tan­dis que les Wi­zards au­raient plu­tôt le pro­fil de l’out­si­der idéal, le trou­ble­fête ca­pable de dé­jouer tous les pro­nos­tics et de les sor­tir en fi­nale de Confé­rence (très théo­rique !). Compte te­nu de la réa­li­té du mo­ment, il est tout à fait ap­pro­prié de voir l’Est à tra­vers le même prisme que l’Ouest : si on ac­cepte de consi­dé­rer que les chances de cha­cun des ad­ver­saires de Cle­ve­land sont re­la­ti­ve­ment faibles, la ques­tion la plus in­té­res­sante n’est pas de connaître la pro­ba­bi­li­té de le voir éli­mi­ner le te­nant du titre mais de sa­voir com­ment y par­ve­nir. Bos­ton : Blo­quer le re­Bond dÉ­Fen­siF Personne ne pen­sait voir Bos­ton tout en haut de sa Confé­rence. De­vant Cle­ve­land, s’il vous plaît ! La der­nière fois que les hommes en vert avaient fi­ni en tête à l’Est, il y a neuf ans, la fran­chise avait rem­por­té le titre. Pour les Cel­tics d’au­jourd’hui, comme pour leur grand ri­val, Wa­shing­ton, il s’agit sur­tout de va­li­der une pro­gres­sion constante. Cle­ve­land est ha­bi­tué à ga­gner des matches à l’ex­té­rieur. LeB­ron James avoue qu’il s’éclate en­core plus dans l’ad­ver­si­té, en s’im­po­sant de­vant un pu­blic hos­tile. De fait, Cle­ve­land n’a pas for­cé pour fi­nir sur le pre­mier stra­pon­tin. Le cham­pion sor­tant est sûr de pou­voir l’em­por­ter à l’ex­té­rieur quand il le fau­dra. Mais avoir l’avan­tage du ter­rain n’est pas né­gli­geable pour les Cel­tics et c’est un atout que ne pos­sèdent donc ni To­ron­to, ni Wa­shing­ton. Au-de­là de cette consi­dé­ra­tion, les pro­té­gés de Brad Ste­vens de­vront ré­soudre leur pro­blème de re­bond dé­fen­sif. Alors qu’il jouait pour At­lan­ta, le pi­vot Al Hor­ford s’était fait sor­tir par les Cavs lors des deux der­niers playoffs et le nombre de rebonds dans ces sé­ries fut hor­rible. En 2015, dans la fi­nale de Confé­rence (4-0), les re­pré­sen­tants de l’Ohio avaient mar­te­lé le plexi des Hawks, cueillant

30% de leurs échecs. Tris­tan Thomp­son s’était ré­ga­lé avec 17 rebonds of­fen­sifs en quatre matches. Dans le 2e tour des playoffs 2016 (4-0), Cle­ve­land avait ré­ci­di­vé avec une prise of­fen­sive cal­cu­lée à 31%. Cette fois, Thomp­son avait ra­mas­sé 24 des ten­ta­tives man­quées de ses par­te­naires (en quatre matches), Ke­vin Love en avait pris 15. Une sta­tis­tique ré­sume à elle seule l’ac­ti­vi­té de l’in­té­rieur ca­na­dien : plus de 6 rebonds of­fen­sifs en moyenne face à In­dia­na au 1er tour cette sai­son… Al Hor­ford n’était bien sûr pas le seul fau­tif, dans ces pro­blèmes de rebonds, mais il avait joué un « rôle clé » dans ce ma­rasme. Il avait to­ta­li­sé seule­ment 28 rebonds dé­fen­sifs dans ces deux « sweeps » et le pour­cen­tage des Hawks aux rebonds dé­fen­sifs était pire quand il était sur le par­quet. Ex­cellent pas­seur et « fixeur » de dé­fenses à l’in­té­rieur, le pi­vot do­mi­ni­cain compte d’abord sur l’at­taque des Cel­tics pour in­quié­ter les Ca­va­liers. Ce­la si­gni­fie que les hommes en vert doivent trou­ver une autre fa­çon de go­ber des rebonds, avec les quatre autres joueurs prê­tant main forte. Mais ce n’est pas la seule la­cune que les C’s de­vront com­bler s’ils veulent ren­ver­ser Cle­ve­land. Isaiah Tho­mas, leur lea­der, était à 65/173 aux tirs (37.6%) et 16/64 à 3 points (25%) lors des deux voyages en post­sea­son de Bos­ton. Compte te­nu de son im­por­tance sur phase of­fen­sive (34% des bal­lons d’at­taque sont pour lui cette sai­son), c’est tout sim­ple­ment in­ac­cep­table. La ver­sion 2016-17 d’Isaiah est net­te­ment dif­fé­rente de celle que nous avons vue ces deux der­nières an­nées, sur­tout contre Cle­ve­land. Il avait mal joué contre les Cavs au cours des deux exer­cices pré­cé­dents mais il les a al­lu­més avec 30, 31, 31 et 26 points (49.3%) sur les quatre matches de la sai­son ré­gu­lière qui s’est ache­vée en avril. Son an­née de rêve a été en­deuillée par la dis­pa­ri­tion tra­gique de sa soeur (voir­pages10-15). On rap­pel­le­ra aus­si que lors du der­nier match ca­pi­tal entre les deux équipes, au TD Gar­den,

Bos­ton de­vra Bous­cu­ler cle­ve­land phy­si­que­ment et ça pas­se­ra for­cé­ment par son front­court

en fin de cham­pion­nat, les Cavs n’avaient fait qu’une bou­chée de leur chal­len­ger (114-91), dans une ren­contre qui sen­tait bon les playoffs. Aux rebonds, il n’y avait pas eu pho­to : 51-38… Pour ga­gner, Bos­ton de­vra bous­cu­ler Cle­ve­land phy­si­que­ment et ça pas­se­ra for­cé­ment par son front­court. Mais LeB­ron James et Ky­rie Ir­ving ne sont ja­mais aus­si forts que lorsque les matches sont âpres. « Bean­town » pos­sède d’ex­cel­lents dé­fen­seurs avec Jae Crow­der, Ave­ry Brad­ley et Mar­cus Smart mais ces gar­çons qui sou­lagent Isaiah Tho­mas ne peuvent pas tous l’ai­der en at­taque. Tant que « IT4 » se­ra es­seu­lé of­fen­si­ve­ment, la Confé­rence ap­par­tien­dra aux Ca­va­liers. A sa­voir : Isaiah a un se­cret qui pour­rait lui ser­vir s’il ren­con­trait Cle­ve­land… De­puis le Game 2 du 1er tour contre Chi­ca­go (4-2), il est conseillé par Kobe Bryant. « On a re­gar­dé en­semble une vidéo de 30 mi­nutes, il m’a don­né des conseils sur ce qu’il a vu et il a vu des choses que je n’avais pas vues. Kobe conti­nue de m’en­voyer des mes­sages, avant et après chaque match. Men­ta­le­ment, je n’ai ja­mais ren­con­tré quel­qu’un à un tel ni­veau. Mais je ne vais pas vous ré­vé­ler ses secrets. Il ne vou­drait pas que je le fasse. » to­ron­to : Jon­Gler avec LE « SMALL BALL » Re­vanche de la fi­nale de Confé­rence Est de l’an pas­sé (2-4). Les deux équipes pré­sentent le même bi­lan (51-31). To­ron­to a eu du mal à re­pous­ser les jeunes Bucks, qui ont ren­du les armes lors du Game 6 au 1er tour. Illus­tra­tion de la fé­bri­li­té des Ca­na­diens, dé­jà en­tra­per­çue l’an der­nier en post­sea­son. Pen­dant ce temps, Cle­ve­land a gar­dé sa lu­ci­di­té dans des matches as­sez ser­rés contre les Pa­cers, fon­çant, dans le sillage d’un LeB­ron James stra­to­sphé­rique - 32.8 points par match et un qua­si-triple-double de moyenne - vers une se­maine tran­quille de ré­cu­pé­ra­tion. Le plus grand avan­tage des Rap­tors cette an­née, c’est qu’ils peuvent fa­ci­le­ment al­ter­ner entre jouer grand et jouer pe­tit, sans rien perdre aux deux ex­tré­mi­tés du ter­rain. Les trades conclus par le gé­nial GM Ma­sai Uji­ri, qui

to­ron­to N’EST PAS CA­PABLE DE BATTRE cle­ve­land sans un Ba­cK­court en sur­réGIme

a ra­me­né Serge Iba­ka (ex-Or­lan­do) et P.J. Tucker (ex-Phoe­nix) dans le mer­ca­to de l’avant et l’après-All-Star Game (contre Ter­rence Ross et Ja­red Sul­li­ger), ont ras­su­ré. C’est la rai­son pour la­quelle beau­coup d’ob­ser­va­teurs ont es­ti­mé que les Ca­na­diens avaient réus­si le meilleur mar­ché de la Ligue. Serge Iba­ka peut com­men­cer des­sous en power for­ward avec le pi­vot li­tua­nien Jo­nas Va­lan­ciu­nas (re­mem­ber Ke­vin Love qui avait « fu­mé » les Rap­tors en fi­nale de Confé­rence l’an pas­sé). Si les hommes de Dwane Ca­sey se voient pro­po­ser du « small ball », ils uti­li­se­ront l’Es­pa­gnol en 5 - un in­té­rieur fuyant, comme on dit -, in­jec­te­ront Nor­man Po­well et ses 63.2% d’adresse der­rière la ligne à 3 points (voir­page24) et pour­ront com­bi­ner avec P.J. Tucker, DeMarre Car­roll, Pa­trick Pat­ter­son et Co­ry Jo­seph (certes mal­adroit aux tirs et qui per­dait au­tant de balles qu’il réus­sis­sait de passes dé­ci­sives…), aux cô­tés des deux stars ex­té­rieures, Kyle Lo­wry et DeMar DeRo­zan. Il n’y a dé­sor­mais plus de li­neup que les Cavs puissent uti­li­ser sans que les Rap­tors aient de ré­ponse et c’est le gros plus, cô­té ca­na­dien, par rap­port à la sai­son der­nière. Ils pos­sèdent aus­si quelques dé­fen­seurs qui pour­raient frei­ner LeB­ron James, sa­chant que Car­roll n’y ar­rive pas vrai­ment. Tucker est l’un des chiens de garde les plus en­nuyeux de NBA, il don­ne­ra son meilleur pour dé­ran­ger le « King » pen­dant les mi­nutes où ils par­ta­ge­ront le ter­rain. Mais ce se­ra for­cé­ment mis­sion im­pos­sible ! DeMar DeRo­zan doit briller comme il l’a fait pen­dant la sai­son ré­gu­lière. To­ron­to n’est pas ca­pable de battre Cle­ve­land sans que son ba­ck­court élève gran­de­ment son ni­veau. Pro­blème : le me­neur Kyle Lo­wry est toujours conva­les­cent et il a be­soin de temps pour ef­fa­cer com­plè­te­ment sa bles­sure au poi­gnet. Le point guard shoote un peu moins bien en playoffs par rap­port à la sai­son ré­gu­lière. Sur- tout, son ren­de­ment of­fen­sif dans l’en­semble est moins sa­tis­fai­sant. DeRo­zan semble être le plus à même de gé­rer la si­tua­tion en l’état. S’il s’est plan­té dans le Match 3 contre Mil­wau­kee, c’est lui qui a as­su­ré la qua­li­fi­ca­tion avec 32 points lors du der­nier ren­dez-vous. S’il donne du fil à re­tordre à J.R. Smith et Iman Shum­pert, ce­la ai­de­ra beau­coup les Rap­tors à pas­ser un nou­veau pa­lier. En est-il ca­pable sur une série en­tière ? Y’a un lé­ger doute ! A no­ter que To­ron­to pos­sède le banc le moins pro­duc­tif, au ni­veau des points mar­qués, de ces playoffs. C’est dire la pres­sion que les All-Stars ont pour ali­men­ter la marque… DeMar DeRo­zan était tel­le­ment écoeu­ré par les per­for­mances de « LBJ » qu’il se disait prêt à payer qui­conque trou­ve­rait une so­lu­tion pour le ra­len­tir ! « Je donne 100 $ à ce­lui qui peut ar­rê­ter LeB­ron », a-t-il ba­lan­cé. Il y a de l’ar­gent à se faire, même si ce n’est pas cher payé…

Wa­sHinG­ton : toUt PoUr l’at­taQUe Les Wi­zards et les Ca­va­liers ont dis­pu­té deux matches bien brû­lants en 2017. Les scores font peur : 140-135 pour Cle­ve­land et 127115 pour Wa­shing­ton. Si les Wi­zards veulent battre les Cavs sur une série, ce­la im­plique qu’ils car­tonnent comme des ma­lades, comme lors de ces ren­contres. En playoffs, c’est plus dif­fi­cile mais cer­tains ana­lystes voient en eux l’ad­ver­saire qui peut le plus contra­rier Cle­ve­land. Reste un bé­mol : si la dé­fense des Ca­va­liers a été poin­tée du doigt ces der­niers temps, celle des Wi­zards après le All-Star Game a été presque aus­si dé­sas­treuse… Heu­reu­se­ment, « The Wiz » peuvent dé­chi­rer le filet et c’est exac­te­ment de ce­la dont ils au­ront be­soin pour ache­ver la bête, d’au­tant qu’ils sont très à l’aise à do­mi­cile. Il « suf­fi­rait » d’en prendre une pe­tite à l’ex­té­rieur pour que… Les deux équipes ne se sont pas ren­con­trées en playoffs de­puis 2008 (4-2 pour Cle­ve­land au 1er tour). Qu’im­porte, Wa­shing­ton adore le jeu en tran­si­tion sous l’im­pul­sion de John Wall. C’est lui qui dicte le tem­po, si pos­sible éle­vé. Il est aus­si ra­pide à la passe qu’à la fi­ni­tion. Le me­neur de 26 ans ré­gale dans ces playoffs 2017 mais il de­vra faire en­core mieux en en­voyant ca­viar sur ca­viar à Brad­ley Beal, Ot­to Por­ter, Bo­jan Bog­da­no­vic, Kel­ly Oubre et Mar­kieff Mor­ris (vic­time d’une en­torse à la che­ville au mo­ment où nous écri­vions ces lignes). Ce jeu peut ou­vrir la dé­fense et dé­ga­ger des spots dans les cor­ners. Wall de­vra épui­ser Ky­rie Ir­ving ou Iman Shum­pert dans le half­court aus­si. Les autres sont priés de se mettre au dia­pa­son de leur chef d’or­chestre, au­teur d’une post­sea­son de fo­lie. Son com­père du ba­ck­court Brad­ley Beal est at­ten­du à son meilleur ni­veau en tant que ti­reur d’élite. Il ne peut pas se mon­trer aus­si dis­cret qu’au 1er tour. Por­ter, lui, est cen­sé être toujours en mou­ve­ment, trou­ver les failles dans la dé­fense ad­verse avec des coupes bien sen­ties. Ce bon Ot­to (24 ans dé­but juin) a ex­plo­sé toutes ses stats cette sai­son : mi­nutes (32.6), pour­cen­tage aux tirs (51.6%), à 3 points (43.4%), aux lan­cers francs (83.2%), rebonds (6.4), in­ter­cep­tions (1.5), contres (0.5) et points (13.4). Il est à fond ! Dans sa deuxième sai­son, le swing­man Kel­ly Oubre doit ap­por­ter beau­coup en dé­fense. L’in­té­rieur Ja­son Smith peut of­frir de l’in­ten­si­té et le power Mar­kieff Mor­ris ex­ploi­ter sa po­ly­va­lence. Scott Brooks, le coach de l’équipe de la ca­pi­tale fé­dé­rale, veut voir son pi­vot po­lo­nais Mar­cin Gor­tat po­ser les meilleurs écrans de sa vie avant d’écra­ser la planche. Il vient de se col­ti­ner Dwight Ho­ward, rien ne l’ef­fraie, même si Ian Ma­hin­mi manque toujours à l’ap­pel (sa pré­sence au­rait fait du bien à la ra­quette de Wash’). Le banc des Wi­zards ac­cueille Bran­don Jen­nings et Bo­jan Bog­da­no­vic, les deux meilleurs rem­pla­çants du 1er tour, mais ils ont vrai­ment du mal en at­taque sans leurs ti­tu­laires. Ça fait quand même beau­coup de « si »…

Wa­sHinG­ton aDore le JeU en tran­si­tion soUs l’im­PUl­sion De JoHn Wall. Jouer TrÈs viTe, Ça pour­raiT gÊ­ner Cle­ve­lanD

John Wall

Brad­ley Beal

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