« JE N’AI AU­CUNE RAI­SON DE BAIS­SER LA TÊTE »

Mondial Basket - - DU BASKET ET DES HOMMES -

MÊME BAT­TU, LEB­RON JAMES CONTI­NUE D’ÉCRIRE L’HIS­TOIRE DE SON SPORT, FAITE DE RE­CORDS MUL­TIPLES EN PLAYOFFS ET EN FI­NALES NBA. LES DEUX HALL OF FAMERS MA­GIC JOHN­SON ET MI­CHAEL JOR­DAN ONT ÉTÉ DÉPASSÉS AU NI­VEAU DES TRIPLE-DOUBLES ET DU SCO­RING EN FI­NALES PAR LA SU­PER­STAR DE CLE­VE­LAND. LE « KING » A POUR­TANT VÉ­CU UNE SÉ­RIE INFERNALE POUR SON TROI­SIÈME AF­FRON­TE­MENT AVEC GOL­DEN STATE. RE­POR­TAGE.

Suivre LeB­ron James dans une Fi­nale NBA re­lève du ma­ra­thon. Sur­tout quand la su­per­star joue sa sep­tième consé­cu­tive et la hui­tième de sa car­rière. Entre les re­cords en playoffs et ceux éta­blis en Fi­nales NBA, il est conseillé d’être à la fois at­ten­tif et bon comp­table, car le « King » reste gé­né­reux dans l’exer­cice ! La Fi­nale 2017 - Gol­den State-Cle­ve­land, acte III - lui a per­mis, par exemple, d’effacer Ma­gic John­son au nombre de triple-doubles : il to­ta­lise 9 réa­li­sa­tions, dé­sor­mais, contre 8 à l’an- cien me­neur lé­gen­daire des La­kers. Mi­chael Jor­dan, lui, a été dé­lo­gé de la 3e place des meilleurs sco­reurs en Fi­nales avec son to­tal de 1 176 points. Le n°23 des Ca­va­liers en compte dé­sor­mais 1 247 et il n’est plus précédé, dans ce clas­se­ment, que par Jer­ry West (1 679), qui vient de quit­ter son poste de consul­tant des War­riors pour re­joindre les Clip­pers, et Ka­reem Ab­dul-Jab­bar (1 317). Le 12 juin au soir, après avoir li­vré l’ul­time ba­taille face aux War­riors, LeB­ron James n’avait nul­le­ment l’in­ten­tion d’ab­di­quer. Il re­vien­dra. Avec Cle­ve­land, évi­dem­ment, même si la Toile s’en­flam­mait au su­jet de ru­meurs au­tour d’un nou­veau dé­part de « LBJ » de l’Ohio en 2018, pour fi­nir sa car­rière avec ses potes. « C’est dur pour cer­tains joueurs de notre équipe, sou­li­gnait le na­tif d’Akron du­rant la der­nière confé­rence de presse de la sai­son. Ils n’avaient ja­mais été aus­si loin dans la com­pé­ti­tion et ils ne peuvent pas sou­le­ver ce tro­phée. C’est ce qui me gêne le plus. Pour ma part, j’ai tout don­né sur le ter­rain et je n’ai au­cune rai­son de bais­ser la tête. » Dans ce cin­quième échec en Fi­nales ( pour trois suc­cès), les sta­tis­tiques parlent pour lui. Une moyenne hal­lu­ci­nante de 33.6 points, 12 re­bonds et 10 passes fait du « King » le seul joueur de l’his­toire de la Ligue à afficher un triple-double dans une Fi­nale. Ni Mi­chael Jor­dan, ni Ma­gic John­son, ni Lar­ry Bird, ni Bill Rus-

sell n’avaient ap­pro­ché une telle moyenne à ce stade des playoffs. Et pour­tant, tous peuvent se pré­va­loir d’une longue car­rière pro, au­réo­lée de nom­breux titres et bagues de cham­pion. A 32 ans, James af­fiche donc un re­cord de 3-5 en Fi­nales et en­ri­chir sa col­lec­tion per­son­nelle pa­raît tou­jours plus hy­po­thé­tique. Il doit se hâ­ter mais en l’état, on voit mal comment son Cle­ve­land pour­rait contre­car­rer l’ar­ma­da bâ­tie par Gol­den State, alors que Bos­ton émerge dans la Confé­rence Est. Ce­lui qui a été quatre fois MVP de la Ligue et trois fois MVP des Fi­nales NBA a par­fai­te­ment conscience de la dif­fi­cul­té qui se pré­sente à lui, alors que le temps file inexo­ra­ble­ment - ce­la ne s’est pas vu sur sa pro­duc­tion per­son­nelle, tant le bon­homme reste do­mi­nant. « Cette équipe (Gol­den State) est là pour du­rer car la plu­part de ses joueurs im­por­tants n’ont pas en­core 30 ans. Et ils ne montrent au­cune in­ten­tion de le­ver le pied. A mes yeux, ils sont par­tis pour écra­ser la Ligue pen­dant plu­sieurs an­nées. » Amer, LeB­ron ? Même pas ! Il a ap­pris à re­la­ti­vi­ser beau­coup de choses de­puis une dou­zaine de mois. De­puis ce titre de cham­pion qu’il a of­fert à Cle­ve­land en 2016. Réa­liste, il sait aus­si qu’il y au­ra tou­jours une op­po­si­tion cré­dible à la « Dub Na­tion ». Et que la su­pé­rio­ri­té des War­riors ne se­ra pas éter­nelle. C’est la loi de la Ligue qui veut ça. Aus­si, il avance : « Beau­coup d’équipes vont ten- ter de trou­ver la pa­rade à l’in­ter­sai­son. Elles ten­te­ront d’ob­te­nir les joueurs pou­vant leur per­mettre de ri­va­li­ser. Je ne suis pas le GM de mon équipe, ni un di­ri­geant mais je sais que les Cavs vont tout faire pour vi­ser à nou­veau le titre NBA la sai­son pro­chaine. » Au mo­ment où nous écri­vions ces lignes, on par­lait d’une pos­sible ar­ri­vée du Bull Jim­my But­ler dans un block­bus­ter trade. Il se re­trouve fi­na­le­ment à Min­ne­so­ta…

lEB­rON reste le meilleur JOueur Du mONDe

Si LeB­ron James es­time ne pas avoir à bais­ser la tête, même de­vant Ke­vin Du­rant, dé­si­gné MVP à l’is­sue de cette Fi­nale 2017, il y a une bonne rai­son à ce­la. L’ai­lier de Cle­ve­land sait très bien qu’il reste le meilleur joueur du monde à l’heure ac­tuelle. Il a fal­lu construire une su­per­team à l’Ouest pour dé­pos­sé­der le cham­pion sor­tant de son bien de fa­çon cer­taine. Nou­velle mode lan­cée par Gol­den State, qui a ré­so­lu l’équa­tion Ca­va­liers en ajou­tant le fac­teur Ke­vin Du­rant. Ça fait grin­cer des dents un peu par­tout - dans la Ligue, chez les fans, chez les consul­tants, qui ont pes­té contre l’ab­sence de sus­pense dans ces playoffs 2017 - mais il va peut-être fal­loir s’y faire. D’autres équipes pour­raient prendre le pli. Sans l’ap­port d’un « KD », qui avait une re­vanche à

prendre à titre per­son­nel après l’échec d’Ok­la­ho­ma Ci­ty dans les Fi­nales 2012 (1-4 contre le Mia­mi de « LBJ »), il y au­rait sans doute eu match jus­qu’au bout, comme l’an der­nier. Cle­ve­land avait certes triom­phé en pro­fi­tant d’un coup de pouce - la sus­pen­sion de Dray­mond Green dans le Game 5 - mais Ky­rie Ir­ving et LeB­ron James po­saient une équa­tion à deux in­con­nues in­so­luble dans les ma­thé­ma­tiques d’un Gol­den State sans Du­rant. LeB­ron James pèse ses mots sur le su­jet. Il parle au plu­riel quand il évoque le thème des su­per­teams, un su­jet qui a en­va­hi les dis­cus­sions à l’oc­ca­sion de ces Fi­nales. « On a tout don­né mais ce n’était pas as­sez car les War­riors ont as­sem­blé une su­per équipe. J’ai joué contre de très, très bonnes équipes dans ma car­rière mais au­cune n’était aus­si forte que celle-là. On les a bat­tus l’an der­nier, ils sont al­lés cher­cher l’un des meilleurs joueurs de l’his­toire et ils ont fait du bon bou­lot pour le convaincre. Ils en tirent au­jourd’hui les di­vi­dendes. »

la ti­raDe sur les su­per­teams

LeB­ron James a-t-il eu peur d’un « sweep » dans cette sé­rie, af­front su­bi il y a dix ans, quand San An­to­nio avait ba­layé son équipe

avec un To­ny Par­ker MVP ? Ré­pondre que cette idée ne lui a pas ef­fleu­ré l’es­prit se­rait exa­gé­ré car les ques­tions tour­naient au­tour de la chose à 3-0. Il n’y avait pas une in­ter­view sans que la ques­tion soit abor­dée, évo­quée. Il fit face. Lu­cide mais aus­si res­pon­sable. En évo­quant par exemple le jeu de son équipe. « Cette sai­son, on ne joue pas un bas­ket lent. Ce n’est pas notre jeu. On est ar­ri­vés en Fi­nales en adop­tant ce style et on ne va pas en chan­ger main­te­nant. » De re­tour à Cle­ve­land, James ré­pon­dit ha­bi­le­ment sur le thème de plus en plus ob­sé­dant des su­per­teams. On lui de­man­da ce qu’il pen­sait de la construc­tion de ce type d’équipes, sa­chant que Ke­vin Du­rant avait lais­sé en­tendre que c’est LeB­ron lui-même qui avait ou­vert cette ère en al­lant à Mia­mi à l’été 2010. James, tout à coup très consen­suel, ré­pon­dit : « Est-ce que c’est juste ? Je m’en fous. Je pense même que c’est gé­nial, pour tout dire. Je crois que c’est ex­tra pour la Ligue, il suf­fit de re­gar­der les au­diences (ndlr:tous les­re­cord­sté­léon­té­té­bat­tu­sen2017). Re­gar­dez éga­le­ment tout l’ar­gent qui ar­rive en NBA via les droits, le spon­so­ring, le mer­chan­di­sing, les re­cettes aux gui­chets… Les gens adorent le jeu, les sup­por­ters éga­le­ment. » LeB­ron re­vint alors au ter­rain, dé­mon­trant qu’il res­tait un com­pé­ti­teur avant toute chose. Na­tu­rel­le­ment, plus l’op­po­si­tion est ta­len­tueuse, mieux c’est (sur le prin­cipe, du moins) : « Et puis qui suis-je pour dire si c’est juste ou pas ? Pour moi, peu im­porte qui je dois af­fron­ter. Que ce soit quatre fu­turs Hall of famers comme Dray­mond Green, Ke­vin Du­rant, Klay Thomp­son et Ste­phen Cur­ry ou seule­ment deux. Je suis tou­jours ex­ci­té à l’idée de jouer et je ne suis pas là à me de­man­der si c’est juste ou pas qu’il y ait une su­per équipe face à moi. » James ter­mi­nait en évo­quant le pas­sé à tra­vers les Ma­jor Leagues car il pos­sède une vraie culture du sport amé­ri­cain, com­pa­ré à Ke­vin Du­rant et Ste­phen Cur­ry. « Dans tous les sports, ça ar­rive et ça s’est dé­jà pro­duit par le pas­sé. On l’a vu dans le ba­se­ball avec les New York Yan­kees et dans le foot US avec les Dal­las Cow­boys. C’est le sport. Quand vous avez l’op­por­tu­ni­té de si­gner les meilleurs joueurs, vous le faites. Si c’est pos­sible, vous fon­cez sans hé­si­ter. » Il quit­ta la scène avec une note d’hu­mour. « Si je de­viens pro­prié­taire, je peux vous dire que j’es­saie­rai de si­gner tout le monde ! » Lors de l’ul­time confé­rence de presse, un autre

« PEU IM­PORTE QUI JE DOIS AF­FRON­TER. QUE CE SOIT QUATRE OU DEUX FU­TURS HALL OF FAMERS, JE SUIS TOU­JOURS EX­CI­TÉ À L’IDÉE DE JOUER. JE NE SUIS PAS LÀ À ME DE­MAN­DER SI C’EST JUSTE OU PAS QU’IL Y AIT UNE SU­PER ÉQUIPE FACE À MOI »

re­por­ter re­prit le fil de la dis­cus­sion. La dé­faite 4-1 en Fi­nales ag­gra­vait le bi­lan de LeB­ron… qui ré­tor­qua qu’il n’avait ja­mais été dans une vraie su­per­team, que ce soit à Cle­ve­land ou Mia­mi. Il ter­mi­na même sè­che­ment en di­sant : « Avez-vous une autre ques­tion avant que je m’en aille ? » Il y eut une der­nière ques­tion. Elle concer­nait Ke­vin Du­rant et non les su­per­teams, qui fi­nirent par l’aga­cer dans la deuxième par­tie de cette sé­rie Gol­den State-Cle­ve­land.

James est plus cha­ris­ma­tique que Ja­mais

Il y avait le jeu et les hommes, ce qu’ils font, ce qu’ils disent. Si le face-à-face LeB­ron James-Ke­vin Du­rant a fi­ni par tour­ner à l’avan­tage de l’ai­lier de Gol­den State, le per­son­nage du « King » ap­porte une autre di­men­sion à la com­pé­ti­tion, par la force qu’il dé­gage sur le ter­rain et l’état d’es­prit qui l’anime en de­hors. Il a un cha­risme, une sta­ture et un vé­cu que n’a pas un Ke­vin Du­rant ou un Ste­phen Cur­ry et que n’au­ra ja­mais un Dray­mond Green qui joue juste mais qui pense faux. Brent­wood, ban­lieue chic de Los An­geles, a im­pac­té la dra­ma­tur­gie de cette Fi­nale, ajou­tant de l’émo­tion au troi­sième opus entre les deux fran­chises. Un acte vil, lâche et triste a pour­ri la sé­rie. Un fait de ra­cisme or­di­naire qui a tou­ché LeB­ron James et sa fa­mille, au mo­ment où le monde en­tier était mo­bi­li­sé pour l’évé­ne­ment. Des tags nau­séa­bonds ont re­cou­vert les murs de sa ré­si­dence, ache­tée en 2015, une vil­la qu’il oc­cupe une par­tie de l’été avec sa femme Sa­van­nah et ses trois en­fants, LeB­ron Jr, Bryce et Zhu­ri, la pe­tite der­nière. Nous étions la veille du match 1 à Oak­land. « LBJ » ne par­la pra­ti­que­ment pas de bas­ket et consa­cra tout son temps de pa­role à un fait de so­cié­té, de plus en plus pré­gnant aux Etats-Unis. Il eut des ré­ponses claires à nos ques­tions. « La haine en Amé­rique, sur- tout vis-à-vis des Afro-Amé­ri­cains, on la vit tous les jours. Peu im­porte l’ar­gent que vous avez, la cé­lé­bri­té ou le nombre de per­sonnes qui vous ad­mirent. Il est dif­fi­cile d’être noir dans l’Amé­rique d’au­jourd’hui. » Père de fa­mille, im­pli­qué per­son­nel­le­ment à tra­vers sa fon­da­tion, qui lutte contre toutes les formes de dis­cri­mi­na­tion, James rap­pe­lait les de­voirs de cha­cun. « Ça fait mal, c’est mal­heu­reux et je dois ex­pli­quer à mes en­fants ce que re­pré­sente le fait d’être un en­fant noir aux EtatsU­nis et de gran­dir en tant qu’Afro-Amé­ri­cain dans ce pays. » Ces pro­pos furent sou­te­nus par Jesse Jack­son, le pas­teur noir amé­ri­cain qui lutte de­puis une qua­ran­taine d’an­nées avec son propre mouve-

ment. LeB­ron se ser­vit du dé­but des Fi­nales pour re­mettre le pro­blème du ra­cisme au coeur du dé­bat po­li­tique et so­cial. « Si ça (ndlr:son af­faire) per­met de mettre en évi­dence ce fléau qu’est le ra­cisme aux Etats-Unis, alors ça me va. Mais tout ce­ci dé­montre que ce mal per­dure dans le monde et en Amé­rique. » C’est aus­si dans ces condi­tions que le « King » a at­ta­qué sa hui­tième Fi­nale NBA. Il y avait mieux comme pré­pa­ra­tion psy­cho­lo­gique. A l’is­sue du pre­mier match, où les Cavs furent ba­layés, LeB­ron res­ta dans son ves­tiaire, les pieds dans un seau de glace, les yeux ri­vés sur son smart­phone, alors que nous nous pré­ci­pi­tions, à trois mètres, sur Tris­tan Thomp­son et Iman Shum­pert, to­ta­le­ment pas­sés à cô­té du su­jet. Trois jours plus tard, dans le même ves­tiaire et après avoir été bat­tu de 19 points par les War­riors dans le Match 2, il te­nait car­ré­ment sa confé­rence de presse de­bout au mi­lieu d’un grand es­pace. Pour­quoi ? « Il y a une rai­son. » Quand on lui de­man­da de nous la don­ner, il dit ce­ci : « Ça n’a rien à voir avec le fait de ga­gner ou de perdre. » On ap­prit qu’on avait prié LeB­ron d’at­tendre très long­temps, à l’is­sue du Match 1, que les stars - et les jeunes - de Gol­den State aient ter­mi­né en salle d’in­ter­view pour y ac­cé­der à son tour. Le « King » fit payer la note à la NBA à sa ma­nière. Nous étions une bonne cin­quan­taine à l’écou­ter ré­pondre à nos ques­tions dans son lo­cker room. C’est aus­si ce­la, LeB­ron James. Une at­ti­tude, des dé­cla­ra­tions, une pos­ture qui en font le per­son­nage le plus cha­ris­ma­tique et in­fluent de la Ligue. Il se sait at­ten­du sur le ter­rain et écou­té en de­hors. Per­sonne n’est in­sen­sible à ce qu’il dit, à ce qu’il fait, comme à ce qu’il or­donne. Même s’il se trompe. Comme quand il fait ve­nir De­ron Williams, Kyle Kor­ver et Der­rick Williams dans l’Ohio. Ou donne son feu vert à leur ve­nue. Mais avait-il le choix au cours de cette sai­son 2016-17 ? La ré­ponse est non. Le 6 juin, en day-off, à Cle­ve­land, il fit cette dé­cla­ra­tion qui prend tout son sens quand on connaît un peu LeB­ron James et quand on sait ce qu’il res­sent après qua­torze ans de NBA. « Ce n’est que du bas­ket, ce n’est qu’un jeu. Si vous don­nez tout et que vous vous pré­pa­rez comme il le faut, il n’y a rien à craindre. Peu im­porte que ce soit une vic­toire ou une dé­faite, vous pou­vez vivre avec le ré­sul­tat. » Cette dé­cla as­sez fa­ta­liste dans l’es­prit est in­ter­ve­nue juste avant le Game 3. Le match où tout a bas­cu­lé, deux mi­nutes avant le terme, en fa­veur de Gol­den State. Cet été, LeB­ron va re­gar­der quelques ren­contres de WNBA. « J’irai voir mon fils (ndlr:LeB­ronJr) dis­pu­ter quelques tour­nois de bas­ket, aus­si, mais je vais sur­tout souf­fler », pré­ci­sa-t-il en conclu­sion.

« Je dois ex­pli­quer à mes en­fants ce que re­pré­sente le fait d’être un en­fant noir aux états-unis et de gran­dir en tant qu’afroa­mé­ri­cain dans ce pays »

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