JOR­DAN RA­CONTE « THE LAST SHOT »

Mondial Basket - - THE LAST SHOT -

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Mon der­nier tir res­sem­blait un peu à ce­lui réus­si la sai­son d’avant contre le Jazz, lors du pre­mier match. Tout d’abord, il y a l’ac­tion qui pré­cède : Karl Ma­lone a le bal­lon, on es­saie de faire une prise à deux sur lui. Jeff Hor­na­cek tente de le pré­ve­nir, Karl se dé­con­centre, il ne me voit pas ve­nir dans son dos, je lui pique la balle. Sur l’at­taque pré­cé­dente, j’avais dé­jà eu le bal­lon et j’avais mar­qué un pa­nier fa­cile. Cette fois-ci, je re­garde le chro­no. Il reste 18 se­condes à jouer. Je me dis que ce n’est pas la peine de de­man­der un temps mort, si­non ils au­ront le temps de pré­pa­rer leur dé­fense. C’est une si­tua­tion de « Do or die ». Le pu­blic est in­quiet, si­len­cieux. Je suis vrai­ment zen. Je lis bien le jeu. J’ai l’im­pres­sion que les choses se dé­roulent au ra­len­ti. Je vois ce que la dé­fense veut faire. Je suis dans mon ti­ming, ce­lui qui me per­met de prendre l’avan­tage sur mon dé­fen­seur. Je laisse le chro­no tour­ner. J’es­saie de me re­trou­ver là où je veux être sur le ter­rain. John Stock­ton est sur ma droite, il n’ose pas s’ap­pro­cher. Steve Kerr est dans son dos. Dès que Bryon Rus­sell est mon­té sur moi, j’ai réa­li­sé ce qu’il me res­tait à faire. Un dribble de dé­ca­lage, je me bloque et j’ai un jump shot fa­cile. Dès que c’est ren­tré, j’ai su que c’était le pa­nier vic­to­rieux. Il res­tait 5.8 se­condes à jouer. Il nous fal­lait dé­fendre et notre dé­fense avait été so­lide tout au long de la sé­rie. Sans elle, nous n’en se­rions pas là. »

JE SUIS VRAI­MENT ZEN. JE LIS BIEN LE JEU. J’AI L’IM­PRES­SION QUE LES CHOSES SE DÉ­ROULENT AU RA­LEN­TI

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