MI­CHAEL JOR­DAN

Mondial Basket - - L’AF­TER - Par Ar­mel Le Bes­con

PRO­PRIÉ­TAIRE DE JEU EN DE­VE­NANT COUPS. UN AUTRE TER­RAIN À TOUS LES S’EST EN­GA­GÉ SUR DE NE PAS GA­GNER CE­LUI MI­CHAEL JOR­DAN QUI A UN PRIX. LES HOR­NETS. IL Y A HUIT ANS, DE MIL­LIAR­DAIRE CHEZ DU BU­SI­NESS CHAR­LOTTE. UN RÊVE TARD, L’EN­VERS MA­JO­RI­TAIRE DE ANS PLUS DÉ­COUVRE, VINGT « SA MA­JES­TÉ »

Lchez Jor­dan s’est écrite a lé­gende de Mi­chael sa re­traite s’est dé­rou­lée les Chi­ca­go Bulls, à la de golf et le bu­si­ness, entre les ter­rains NBA. « MJ » a as­sou­vi tête d’une fran­chise ma­jo­rid’être le pro­prié­taire son rêve ab­so­lu, ce­lui de bas­ket de la meilleure ligue taire d’une équipe le pre­mier il est ain­si de­ve­nu au monde. En 2010, sa du bas­ket US à pos­sé­der joueur de l’his­toire propre fran­chise. de re­traite, après l’ac­qui­si­tion Lors de sa deuxième avait écu­mé avec les Bulls, Jor­dan son sixième titre des de golf du monde, les plus beaux ter­rains et en pas­sant par l’An­gle­terre Etats-Unis à l’Asie dans le bien ten­té une in­cur­sion l’Es­pagne. Il avait dès 1999 mais s’était front of­fice de Char­lotte Shinn, pur et dur, George heur­té à un en­tre­pre­neur vite lâ­cher. Mi­chael aban­don­na qui ne vou­lait rien et dé­ci­da toute col­la­bo­ra­tion l’idée de dé­ve­lop­per an­temps pen­dant quelques de prendre du bon pour en jeu à Wa­shing­ton nées. Il re­vint même le fit en lor2001 à 2003, mais deux sai­sons, de Et le pro­prio ma­got des Wi­zards. gnant là en­core le (dis­fé­dé­rale, Abe Pol­lin de l’équipe de la ca­pi­tale en­vie de lâans), n’avait au­cune pa­ru en 2009 à 85 sa fran­chise. cher les rênes de enet Pol­lin, deux grands Que ce soit avec Shinn Jor­dan a sans doute tre­pre­neurs amé­ri­cains, ego pas­sé, dou­blé d’un « payé » son com­por­te­ment fa­çon - dans ou pas de la même qui n’existe pas - bu­si­nessCes deux grands le monde des af­faires. dans le à la force du poi­gnet, men s’étaient créés

» alors que « Sa Ma­jes­té monde de l’en­tre­prise, ce­lui « seul » ta­lent na­tu­rel, avait brillé par son sun­lights im­mense sous les d’un ath­lète. Un ta­lent des va­leurs, mais très éloi­gné de la Terre en­tière Et ce n’est règles de l’en­tre­prise. des codes et des A à Z par Brand, pi­lo­tée de pas la marque Jor­dan plus grand im­pres­sion­ner. Le Nike, qui al­lait les ou­vrir des est un atout pour joueur de l’his­toire Shinn, reste un boss. Et portes mais un boss faire di­cau­cune en­vie de se comme Pol­lin, n’avait im­pa­par un Mi­chael Jor­dan ter quoi que ce soit son fau­teuil. tient… de lui pi­quer

JOR­DAN REN­CONTRE L’ÂME SOEUR

de re­bon­dir et cher­cher avant Jor­dan doit pa­tien­ter mais son inIl a mis du temps à Char­lotte en 2006. che­min de lors­qu’il re­prend le tui­tion est la bonne de sé­duire « MJ » a la chance la Ca­ro­line du Nord. qui a été le Ro­bert L. John­son, un Afro-Amé­ri­cain, au board sa com­mu­nau­té pre­mier à re­pré­sen­ter le cou­rant John­son et Jor­dan, NBA, dès 2003. Entre im­mé­dia­te­ment. passe qui s’est un self made man Ro­bert John­son est Au-de­là cou­rage et de vo­lon­té. construit à force de Mi­chael Jor­dan. pas­sion, il ad­mire du sport, sa vraie C’est le per­son­nage en­suite. Le joueur d’abord, NBA deBull sex­tuple cham­pion ain­si que l’an­cien à des Char­lotte Bob­cats vient co-pro­prié­taire et il ne de ses échecs pas­sés 43 ans. Mike a ap­pris Il se canles mêmes er­reurs. veut pas re­pro­duire

la gou­vert spor­tif et laisse ma­na­ge­men un tonne au Dans à Ro­bert L. John­son. nance de la fran­chise pre­mier temps. avait fait draf­ter par­fait. Jor­dan preTout n’est pas ses . Il hé­rite de Wa­shing­ton à Kwame Brown Ja­red Adam Mor­ri­son, à Char­lotte : miers poi­sons dans Il se­ra plus heu­reux Dud­ley, D.J. Au­gus­tin… qui déRi­chard­son, du sco­reur Ja­son l’ac­qui­si­tion il sau­ra gar­der State. Et puis boule de Gol­den et Matt Car­roll. Ge­rald Wal­lace front Eme­ka Oka­for, dans le est un gros bos­seur Est-ce que Jor­dan est non. Il dé? La ré­ponse of­fice des Bob­cats des scouts et lègue à des as­sis­tants, tech­nique de sur­tout au staff c’est lui qui l’équipe. Mais Mike a signe les joueurs. Lar­ry pla­cé son ami des BobB­rown à la tête Entre cats dès 2008. il ne vit 2006 et 2010, mais pas à Char­lotte à tou­jours à Chi­ca­go, a seuleG­rant Park. Il t ap­par­te­men ment un Nord. en Ca­ro­line du

STATS EN BAISSE, HAUSSE AC­TIONS EN

- en­fin - Jor­dan de­vient 2010, Mi­chael un A 47 ans, en Bob­cats contre des Char­lotte pro­prié­taire le qui re­pré­sente mil­lions de dol­lars chèque de 175 du même ordre, sur un mon­tant de une plus-va­lue dans le ca­pi­tal de son en­trée don­né au mo­ment Jor­dan tôt. Cette fois, quatre ans plus Ro­la fran­chise de son ami avec le dé­part a les pleins pou­voirs où d’une fran­chise Il contrôle 90% et bert L. John­son. Diaw Wal­lace, Bo­ris comme Ge­rald des joueurs de Coach Brown, sont aux ordres Ste­phen Jack­son la Paul Si­las prend cla­quer la porte. pre­qui fi­nit par ont joué leurs 11. Les Bob­cats suite en 2010- des­la suite est une en 2010 mais miers playoffs sur des trans­ferts qui dé­bouche cente aux en­fers ce­lui de contrat, dont des rup­tures seuen cas­cade et sai­son 2011- 12 à à l’is­sue d’une de Bo­ris Diaw (7-59). de vic­toires le­ment 10.6% de Mi­chael Jor­dan plus belle réus­site Jus­qu’alors, la de cette fran­du nom ri­di­cule chan­ge­ment les est le par sont rem­pla­cés les Bob­cats chise. En 2014, ori­gi­nel de l’équipe Fre­lons), nom Hor­nets (les Or­léans en pour La Nou­velle- avant son dé­part Kem­ba Wal­ker » a fait draf­ter 2002. « His Air­ness

et at­ti­ré Ni­co­las Ba­tum, ar­ri­vé en pro­ve­nance de Port­land. Mais son équipe est in­ca­pable de se sta­bi­li­ser dans le Top 8 de l’Eas­tern Con­fe­rence. En 2017 et 2018, les ré­sul­tats sont iden­tiques avec un re­cord à 36-46 qui en­voie le groupe en va­cances dès la mi-avril. Pour­tant, les Hor­nets avaient la 12e masse sa­la­riale la plus éle­vée de la Ligue cette sai­son (116 mil­lions de dol­lars). On se pro­jette sur 119 mil­lions en 2018-19 car en de­hors du me­neur Mi­chael Car­ter-Williams, il n’y a au­cun free-agent dans le ros­ter. Le coach, Steve Clif­ford, a été re­mer­cié, rem­pla­cé par James Bor­re­go, comme le ge­ne­ral ma­na­ger, Rich Cho (rem­pla­cé par Mitch Kup­chak), qui avait vou­lu des ga­ran­ties pour res­ter en Ca­ro­line du Nord dès le mois de fé­vrier. Mi­chael Jor­dan lui a fait com­prendre qu’il ne vou­lait plus tra­vailler avec lui. C’est donc Kup­chack, un ami de Mike, qui le rem­place après un long sé­jour chez les La­kers dans les mêmes fonc­tions. Jor­dan s’est ex­pri­mé dans le « Char­lotte Ob­ser­ver », le quo­ti­dien lo­cal. « Je suis dé­çu par notre re­cord. Je suis même frus­tré mais je veux croire en des jours meilleurs. » L’ex-n°23 est de­ve­nu di­plo­mate et fait dans la langue de bois. En fé­vrier, il af­fir­mait ne pas vou­loir trans­fé­rer Kem­ba Wal­ker, son seul All-Star, mais on sait que des dis­cus­sions étaient avan- cées avec cer­taines fran­chises. Le deal ne s’est pas fait car Jor­dan exi­geait un autre All-Star en contre­par­tie. Il n’avait ja­mais fait de ca­deau en tant que joueur, ses confrères pro­prios ne lui en fe­ront pas non plus au­jourd’hui. Une douce re­vanche pour cer­tains dé­ci­deurs qui ont joué ou qui étaient dé­jà aux af­faires sous l’ère Jor­dan joueur. Toutes les trac­ta­tions conclues par les Hor­nets sont me­nées par les hommes de confiance du su­per boss. Il y a Buzz Pe­ter­son et le vice-pré­sident de Char­lotte, Cur­tis Polk. Le pre­mier nom­mé est l’an­cien room­mate de Mi­chael à North Ca­ro­li­na. Quant à Polk, il ma­nie les chiffres et les règles NBA comme un com­mis­sion­ner, à l’ins­tar de ce que fait Rob Pe­lin­ka chez les La­kers pour Ma­gic John­son. Mitch Kup­chak, je­té par les La­kers il y a seize mois, au­ra la même li­ber­té que Pe­ter­son et Polk car Jor­dan a une confiance to­tale en ses hommes. Pour le mo­ment, Mi­chael se console sur son ma­te­las de dol­lars, à dé­faut de rê­ver d’un titre NBA qui ajou­te­rait en­core à son au­ra. « On est un small mar­ket, di­sait-il en­core au « Char­lotte Ob­ser­ver ». On doit dé­ve­lop­per nos propres choix de draft pour en faire des joueurs d’élite. » Le ma­te­las de dol­lars reste confor­table. Sa fran­chise vaut 1,05 mil­liard de dol­lars. Mi­chael Jor­dan est dé­sor­mais la 455e for­tune des Etats-Unis se­lon le ma­ga­zine « Forbes » et il pointe à la 1 477e place du clas­se­ment mon­dial avec un compte en banque ac­cueillant 1,65 mil­liard de dol­lars.

Avec Jea­nie Buss (L.A. La­kers) et Steve Ball­mer (L.A. Clip­pers)

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