SPURS-RAPTORS

Mondial Basket - - Édito -

KAWHI LEO­NARD-DEMAR DEROZAN, TRADE SEN­SIBLE

KAWHI LEO­NARD AL­LAIT QUIT­TER LES SPURS, C’ÉTAIT UNE CER­TI­TUDE. DEMAR DEROZAN AL­LAIT À NOU­VEAU POR­TER LES RAPTORS JUS­QU’EN PLAYOFFS, C’ÉTAIT ÉCRIT. LES DEUX ALL-STARS ONT FI­NA­LE­MENT ÉTÉ ÉCHANGÉS. ENTRE UN LEO­NARD QUI VOU­LAIT AL­LER AUX LA­KERS ET UN DEROZAN QUI PRÉ­FÉ­RAIT RES­TER AU CA­NA­DA, PER­SONNE NE SEMBLE SA­TIS­FAIT. AVIS DE DÉ­PRES­SION…

En quoi les Spurs sont-ils ga­gnants ? Les Texans ont été lit­té­ra­le­ment dé­man­te­lés lors de la free-agen­cy du mois de juillet. Après le me­neur vé­té­ran To­ny Par­ker (36 ans), l’un des pi­liers de l’équipe, c’était au tour de l’ai­lier Kawhi Leo­nard (27 ans) de faire ses va­lises en com­pa­gnie d’un autre membre du star­ting five texan, l’ar­rière-ai­lier Dan­ny Green (31 ans). Les deux Spurs ont été ex­pé­diés à To­ron­to contre le shoo­ting guard DeMar DeRozan (28 ans), le pivot Ja­kob Pöltl et un pre­mier tour de draft 2019 pro­té­gé. C’est une grosse perte pour les Epe­rons, qui vont de­voir tout re­cons­truire, mais cette is­sue sem­blait iné­luc­table au vu de la sai­son écou­lée. Le cham­pion 2014, une fois MVP des Fi­nales et double All-Star, n’a joué que 9 matches. Une bles­sure au qua­dri­ceps droit a été source de ten­sions mul­tiples entre la fran­chise et le joueur ain­si que son en­tou­rage, les avis di­ver­geant sur le diag­nos­tic et le trai­te­ment. Leo­nard s’est inexo­ra­ble­ment éloi­gné de l’équipe. Il n’était pas sur le banc pour as­sis­ter à son éli­mi­na­tion au 1er tour des playoffs contre Gol­den State (1-4). Et ce qui de­vait ar­ri­ver est ar­ri­vé : le small for­ward deux fois All-NBA First team et double meilleur dé­fen­seur de la Ligue a de­man­dé son trans­fert. A un an de la fin de son contrat, il es­pé­rait re­tour­ner chez lui, à Los An­geles (sa ville na­tale), et faire équipe avec LeB­ron James. San An­to­nio n’a pas vou­lu ren­for­cer un concur­rent à l’Ouest et le 15e pick de la draft 2011, qui avait fait toute sa car­rière NBA chez les Texans, s’est re­trou­vé au Ca­na­da. L’an pro­chain, il per­ce­vra 31 mil­lions de dol­lars. DeMar DeRozan ef­fec­tue donc le che­min in­verse. Lui avait ef­fec­tué toute sa car­rière à To­ron­to, après avoir été draf­té au 9e rang en 2009. Son trans­fert a éga­le­ment fait du bruit (voi­ren­ca­dré) car c’était l’un des joueurs préférés des fans lo­caux. Il est n°1 de l’his­toire des Raptors pour le nombre de matches joués en sai­son ré­gu­lière, le to­tal de mi­nutes dis­pu­tées, les pa­niers réus­sis et ten­tés ain­si que les tirs pri­més réus­sis et ten­tés. Le 14 juillet 2016, il avait re­si­gné pour 5 ans et 139 mil­lions de dol­lars (27,7 pour le pro­chain exer­cice). Au prin­temps, son équipe avait été ba­layée par Cle­ve­land en de­mi-fi­nales de Confé­rence. A San An­to­nio, on se fait une rai­son. Grâce au trade réa­li­sé avec To­ron­to, les Spurs ne s’en sortent pas si mal et ils s’ef­forcent de res­ter po­si­tifs. Il ne se­ra pas né­ces­saire de re­par­tir com­plè­te­ment de zé­ro. Le pre­mier point non né­gli­geable, c’est que Gregg Po­po­vich - qui de­vait coa­cher Kawhi Leo­nard avec la sé­lec­tion amé­ri­caine - ré­cu­père un qua­druple All-Star. OK, DeRozan est et res­te­ra un sco­reur uni­di­men­sion­nel mais c’est tout sim­ple­ment le meilleur mar­queur de l’his­toire des Raptors (19.7 points de moyenne à 44.8% sur ses neuf sai­sons au Ca­na­da). On sait qu’il ne faut pas lui de­man­der de dé­gai­ner de loin (28.9% der­rière l’arc en car­rière). Long­temps cri­ti­qué pour son jeu sté­réo­ty­pé et trop pré­vi­sible, DeMar s’est ef­for­cé de sor­tir de son re­gistre de mar­queur pur. Il a mis un peu de po­ly­va­lence dans son jeu en tour­nant à plus de 5 passes la sai­son pas­sée. Ac­ces­soi­re­ment, le nu­mé­ro 10 a aus­si fait des pro­grès en dé­fense. « DD » a fran­chi un cap : il ti­rait moins, dis­tri­buait plus, créait du jeu pour ses co­équi­piers et il était re­pas­sé au-des­sus des 31% de réus­site à 3 points (ce qu’il n’a fait que trois fois du­rant ses neuf ans de car­rière). Ça a payé car les Raptors ont ter­mi­né 1ers de la Confé­rence Est à l’is­sue de la sai­son ré­gu­lière. Mal­heu­reu­se­ment, il ne fal­lait pas at­tendre grand-chose de cette équipe en post sea­son, comme sou­vent…

JA­KOB PÖLTL, DU SOU­TIEN DANS LA RA­QUETTE

Dans ce trade, San An­to­nio ré­cu­père un autre joueur un peu jeune mais au pro­fil in­té­res­sant : le pivot au­tri­chien Ja­kob Pöltl (22 ans). Après deux sai­sons dans la fran­chise de l’On­ta­rio de­puis sa draft en 2016 (9e pick), Pöltl s’af­fiche à 5.4 points et 4.1 re­bonds de moyenne en car­rière, sur moins de 16 mi­nutes. Il avait un rôle à jouer en sor­tant du banc. Le gar­çon vient de tour­ner à 1.2 block mais of­fen­si­ve­ment, il est as-

sez li­mi­té, ce qui ne le rend pas très me­na­çant sous le cercle. Il faut sa­voir que 73.4% de ses at­taques étaient lan­cées à un mètre ou moins du pa­nier la sai­son pas­sée ! Il faut croire que ses 2,13 m en­travent sa mo­bi­li­té et sa créa­ti­vi­té… Mais s’il manque clai­re­ment d’im­pact et de po­ly­va­lence, Pöltl est un in­té­rieur tout de même pro­met­teur, très ef­fi­cace sur le pick and roll et sur­tout très utile en dé­fense. C’est l’un des meilleurs contreurs de la NBA : 100 blocks en 1 524 mi­nutes jouées lors du der­nier exer­cice, soit tout sim­ple­ment le meilleur ra­tio de la Ligue. Il col­le­ra par­fai­te­ment à cette équipe des Spurs qui fait tou­jours par­tie des meilleures dé­fenses du cir­cuit. L’Au­tri­chien com­men­ce­ra sur le banc, en back-up de l’Es­pa­gnol Pau Ga­sol (38 ans) qui peut beau­coup lui ap­prendre, au cré­pus­cule de sa car­rière (10.1 pts en 2018, pour sa 17e sai­son outre-At­lan­tique). Avec Pöltl et Ga­sol pour faire le taf dans la ra­quette et un poste 3 af­fai­bli par le dé­part de Leo­nard, LaMar­cus Al­dridge au­ra peut-être les cou­dées franches pour se li­bé­rer to­ta­le­ment et évo­luer dans sa zone de confort, plus ou moins loin du cercle.

GREGG PO­PO­VICH CONTENT DE L’IN­TER­SAI­SON

Les Texans n’ont pas été très sol­li­ci­tés du­rant cette free-agen­cy après avoir échoué sur les dos­siers Ch­ris Paul et Ke­vin Du­rant. LeB­ron James n’a pas du tout prê­té at­ten­tion aux Spurs lui non plus. Ré­cu­pé­rer un All-Star dans le cadre du trans­fert de Leo­nard est donc un moindre mal, d’au­tant que s’il y a un coach ca­pable de lui faire pas­ser un vrai pa­lier, c’est « Pop ». Ce der­nier es­time que le front of­fice a réa­li­sé le meilleur deal pos­sible compte te­nu des cir­cons­tances. Aus­si, il se montre sa­tis­fait : « Nous sommes ra­vis d’avoir DeMar. Je ne pour­rais pas être plus heu­reux. Je pense que c’est un trade qui va s’avé­rer bon pour les deux équipes. DeMar a été quatre fois All-Star. Il était très ap­pré­cié par la com­mu­nau­té à To­ron­to. C’est un joueur d’équipe, quel­qu’un que je res­pecte et que je re­garde jouer de­puis un mo­ment. Nous sommes ra­vis de l’avoir, vrai-

ment. Ja­kob Pöltl est un jeu­neeune talent qui a une ex­cel­lente op­por­tu­ni­té de se dé­ve­lop­per pour de­ve­nir un très bon joueu­rueur NBA. Nous sommes im­pa­tients de les in­té­gre­ré­grer dans notre pro­gramme, de leur mon­trer com-com­ment nous fonc­tion­nons et qu’ils de­vien­nentnent des élé­ments im­por­tants de cette or­ga­ni­sa-ni­sa­tion. » DeMar DeRozan ren­voyait le com­pli­mentnt à son nou­veau coach, qu’il cô­toyait dé­jà fin juil-juillet avec le Team USA : « J’ai tou­jours étéé fan de Gregg Po­po­vich. Il y a quelque chose à pro-propos de lui, sa fa­çon de gé­rer cette équipe,e, de coa­cher, une cré­di­bi­li­té que j’adore. On ne peut qu’ai­mer tout ce qui se dé­gage de « Po­pop ». Avoir l’op­por­tu­ni­té de jouer pour un coa­chh lé-lé­gen­daire à ce point de ma car­rière, c’est uneune bé­né­dic­tion dé­gui­sée. C’est un su­per mo­ment ment pour évo­luer sous les ordres d’un en­traî­neur neur comme lui. J’ai tra­vaillé avec Dwane Ca­sey asey du­rant la ma­jo­ri­té de ma car­rière et il m’avait avait don­né la li­ber­té ul­time : celle d’être moi-moi­même. La pre­mière chose que Coach Ca­sey asey m’a dit après mon trans­fert, c’est que j’al­lais al­lais ado­rer « Pop ». En­tendre ça de sa part, juste uste après la tran­sac­tion, c’est un for­mi­da­blee en-en­cou­ra­ge­ment. Les Spurs ont tou­jours été uneune équipe d’élite, vus de l’ex­té­rieur. Main­te­nant que j’y suis et que je peux avoir un meilleur aper­çu, ce se­ra quelque chose à ap­pré­cier. Le CV de Gregg Po­po­vich parle pour lui. Si vous êtes un fan de bas­ket et que vous con­nais­sez ce jeu, vous de­vez être fan de « Pop » pour tout ce qu’il a fait, sur le ter­rain ou en de­hors. LaMar­cus Al­dridge est l’un des ai­liers forts les plus ta­len­tueux de la Ligue. Il l’a prou­vé an­née après an­née. Je n’ai pas joué avec un tel po­wer de­puis Ch­ris Bosh, l’an­née où j’étais roo­kie. C’est gé­nial d’avoir un gars comme lui à ses cô­tés. » Les Spurs dis­putent les playoffs sans in­ter­rup­tion de­puis 1998. Ils avaient rem­por­té 47 matches sans Kawhi Leo­nard la sai­son pas­sée (7es à l’Ouest) et ten­te­ront de faire aus­si bien l’an­née pro­chaine. Avec deux lea­ders comme DeRozan et « LMA », la fran­chise texane se­ra com­pé­ti­tive. Elle pour­ra pi­lon­ner les dé­fenses ad­verses à coups de pa­niers à mi-dis­tance. Ce se­ra court pour dis­pu­ter le titre mais les Spurs ont vrai­ment li­mi­té la casse en ré­cu­pé­rant un All-Star sous contrat jus­qu’en 2021, un jeune pivot en ap­pren­tis­sage en sor­tie de banc et un 1er tour de draft. Place à la re­cons­cons- t truc­tion. « D.D. » de­vra aus­si, à titre per­son­nel, se re­mettre de ce trade bru­tal et qui l’a un peu se­coué, lui qui était per­sua­dé de res­ter au Ca­na­da. Le na­tif de Comp­ton

a ju­gé que le front of­fice des Raptors ne fai­sait pas preuve de loyau­té et il est dé­ter­mi­né à lui prou­ver qu’il a eu tort de se sé­pa­rer de lui comme ça. « Je pense que je vais être un en­fer pour beau­coup de gars la sai­son pro­chaine… Ce trans­fert, il me fait re­gar­der ma car­rière, ce que j’au­rais pu mieux faire, les suc­cès que j’ai eus, les ra­tés aus­si… Et j’ad­di­tionne tout ce­la pour en faire une bulle de mo­ti­va­tion. Il y a aus­si de la frus­tra­tion. Je vais re­par­tir de tout en bas pour mon­trer pour­quoi j’ai été ce joueur. Mais cette fois, je vais évo­luer à un autre ni­veau. Ce­lui où l’on se dit : «Jem’en fousd etout­le­reste.» » Les fans de To­ron­to, eux, sont clai­re­ment dé­çus de perdre DeMar DeRozan après neuf sai­sons de fi­dé­li­té dans le grand Nord. Les Raptors ré­cu­pèrent une su­per­star qui fait la tronche et qui a clai­re­ment lais­sé en­tre­voir un dés­in­té­rêt pour une fran­chise qu’elle quit­te­ra vrai­sem­bla­ble­ment dans un an, pour al­ler à Los An­geles ou ailleurs. Le pré­sident de la fran­chise ca­na­dienne, Ma­sai Uji­ri, joue peu­têtre son ave­nir dans cette dé­ci­sion. Mais dans ll’im­mé­diat, im­mé­diat, ll’équi­peé­qu a les moyens de très bien fi­gu­rer à l’Est.

EN QUOI QUO LES RAPTORS RAP SONT-ILS GA­GNANTS GAGNA ?

Avec l’ar­ri­vée dde Kawhi Leo­nard, les Raptors rem­placent une star par une su­per­star en­core plus ef­fi­cace. EEt ce, dans tous les com­par­ti­ments ments du jeu. L’an­cien ai­lier des Spurs est pro­duc­tif des ddeux cô­tés du par­quet. Il a été deux fois meilleur­meille dé­fen­sif de la Ligue et dans sa meilleure sa­sai­son, en 2016-17, il tour­nait à 25.5 points à 4848.5% et 38% à 3 points. C’est de l’or en barres. Mê­meM si cette aven­ture pour­rai­trait (de­vrait ?) s’ar­rê­ter dans un an, puisque l’ami Leo­nard nen ju­rait que par Los An­geles. Et que la nou­vel­le­nouve de ce trade l’a quelque peu contra­rié, au pointp­qued es ru­meurs alar­mantes man tes cir­cu­lai cir­cu­laient( on pré­ten­dait qu’il re­fu­se­rait se­raitd’ évo lue d’ évo­luer au Ca­na­da ). On s’ in­ter­roge beau­coup, aus­saus­si, sur l’in­fluence de son en­tou­rage.rage. Cer­tains es­ti­mente que ce gar­çon est très mal conseillé. VoirV la ges­tion de son dos­sier mé­di­cal. Du temps­tem de Tim Dun­can, per­sonne n’au­rait en­ga­gé un tel bras de fer avec le front of­fice texan. Le ti­reur d’élite Dan­ny Green s’est fait em­bar­quer­quer dans le tr­trade sans avoir rien de­man­dé. Il est aux prem­pre­mières loges pour suivre les po­lé­miques. D’aD’abord, il y a la san­té phy­sique et men­tale de Leo­nard. On rap­pelle qu’il n’a dis­pu­té que 9 rren­contres la sai­son pas­sée à cause de cette mys­té­rieuse bles­sure au qua­dri­ceps. d ri ceps. La franc fran­chise lui avait don­né le feu vert pour re­prendre mais son mé­de­cin per­son­nel le lui a dé­con­seillé. dé­con­seillé Et on ne l’a plus vu en te­nue… Au moins, ce­la luil au­ra per­mis de re­char­ger les ac­cus. Ni­ckNurNur se, le nou­veau coach de To­ron­to,to, es­père ré­cu­pé­rer­ré­cup un gar­çon en pleine possession ses­sion des es moyens.m

Cô­té men­tal, des in­quié­tudes de­meurent éga­le­ment. On ne connaît pas le de­gré de mo­ti­va­tion d’un ai­lier qui se voyait briller au so­leil de Los An­geles et qui se re­trouve sous la neige et le froid du Ca­na­da. Vient s’ajou­ter à ce­la sa si­tua­tion contrac­tuelle : le MVP des Fi­nales 2014 pour­ra donc de­ve­nir free-agent dès l’été pro­chain s’il re­nonce à la der­nière an­née de son contrat à 21,3 mil­lions de dol­lars. Et donc quit­ter les Di­nos sans que ceux-ci ré­cu­pèrent la moindre contre­par­tie. Pa­ri très dé­li­cat pour la fran­chise de l’On­ta­rio qui a conclu un échange à la fois fort et très fra­gile. Après, si « The Klaw » re­trouve sa forme et re­vient à ses stan­dards d’il y a deux ans, ça risque de faire très mal à l’Est, une Confé­rence dé­ser­tée par LeB­ron James ! Le dé­fi XXL pour le club ca­na­dien : réus­sir à convaincre Leo­nard de re­si­gner dans un an. Et pour ce­la, il fau­dra al­ler loin en playoffs… Dan­ny Green at­tend la suite des opé­ra­tions se­rei­ne­ment. « C’est une grande équipe. Ils étaient n°1 à l’Est. Avec Kawhi et moi, on peut faire quelque chose de spé­cial. Kawhi et moi pou­vons être une grosse plus-va­lue. J’es­père ai­der cette équipe à at­teindre le ni­veau qu’elle sou­haite. Nous avons un très bon sec­teur in­té­rieur et ex­té­rieur. Dé­fen­si­ve­ment, nous pou­vons de­ve­nir mons­trueux », ajoute l’an­cien Spur, fi­na­le­ment pas mal­heu­reux de tom­ber dans une équipe so­lide de l’autre cô­té du Mis­sis­sip­pi.

LES JOUEURS CLÉS ONT ÉTÉ CONSER­VÉS

Ce trade in­at­ten­du n’a pas im­pac­té l’équipe plus que ce­la. Les joueurs clés du banc ont été conser­vés, hor­mis Ja­kob Pöltl : le me­neur Fred VanV­leet (24 ans) a re­si­gné pour 2 ans, le point guard De­lon Wright et le po­wer ca­me­rou­nais Pas­cal Sia­kam res­tent eux aus­si. Kyle Lo­wry, qui for­mait l’un des duos les plus ta­len­tueux et at­ta­chants avec DeMar DeRozan (même si la réa­li­té les rat­tra­pait as­sez vite en playoffs), pour­ra conti­nuer de s’écla­ter avec un all around player comme Kawhi Leo­nard. Il s’af­fi­chait à 6.9 passes par match l’an der­nier. Le staff compte sur­tout sur un trio sa­cré­ment po­ly­va­lent, ca­pable de dé­fendre à tous les postes tout en éti­rant le jeu au-de­là de la ligne à 3 points : Dan­ny Green-Kawhi Leo­nard-OG Anu­no­by. Le roo­kie re­te­nu au 23e rang de la draft 2017 s’est ré­vé­lé après la bles­sure de Nor­man Po­well, qui l’a fait pas­ser dans le cinq de dé­part. Si ses stats ne sont pas fla­shy (5.9 pts et 2.5 rbds en 20 mn), l’ai­lier an­glais de 21 ans est un joueur d’im­pact au po­ten­tiel as­sez in­tri­gant. Il ap­porte beau­coup en at­taque, grâce à son shoot plu­tôt fiable (47.1% et 37.1% à 3 pts), ain­si qu’en dé­fense grâce à sa du­re­té. Ke­vin Du­rant avait même van­té ses mé­rites en dé­but de sai­son der­nière : « J’aime beau-

coup OG. Il joue dur, il sait shoo­ter, il est fort au re­bond. Il va de­ve­nir vrai­ment bon. » Une chose est sûre : Ma­sai Uji­ri, le GM des Raptors, a été ins­pi­ré de ne pas l’in­clure dans l’échange pour Leo­nard… Avec le dé­part de LeB­ron James sur la Côte Ouest, les fran­chises de l’Est vont pou­voir se battre à armes égales pour ac­cé­der au trône. Les Raptors en tiennent compte, eux qui avaient en­core pris un bouillon en playoffs face aux Cavs. Ils avaient ga­gné 59 matches et ter­mi­né 1ers de leur Confé­rence, ils sont prêts à faire en­core mieux. Une belle carte à jouer mais at­ten­tion quand même aux Sixers et aux Cel­tics qui se sont ex­trê­me­ment bien ren­for­cés et qui se­ront aus­si de sé­rieux can­di­dats à la Fi­nale NBA.

Gregg Po­po­vich est le nou­veau coach de DeMar DeRozan à San An­to­nio mais aus­si avec le Team USA.

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