L’après-LeB­ron se nomme Love

Mondial Basket - - Cleveland Cavaliers -

LE « KING » PAR­TI, ON PRÉ­DIT LE PIRE AUX CA­VA­LIERS. MAIS LA FRAN­CHISE DE L’OHIO SE VEUT OP­TI­MISTE ET ELLE A CHOI­SI DE FAIRE DE KE­VIN LOVE L’IN­CAR­NA­TION DE SON ÉQUIPE. A LUI DE SE MUER EN UN LEA­DER PLUS IMPACTANT QU’À L’ÉPOQUE MIN­NE­SO­TA. PAS ÉVIDENT…

La nou­velle a été vi­ve­ment sa­luée par LeB­ron James him­self. Ke­vin Love a pro­lon­gé pour 4 ans et 120 mil­lions de dol­lars chez les Cavs, qui lui ver­se­ront un sa­laire an­nuel moyen de 30 mil­lions de dol­lars. Cette co­quette somme est pour­tant moindre que ce à quoi il au­rait pu pré­tendre. L’in­té­rieur cinq fois All-Star, qui au­ra 30 ans le 7 sep­tembre, au­rait pu prendre plus ou vi­ser un contrat « su­per max » de 221 mil­lions de dol­lars sur 5 ans en de­ve­nant free agent l’été pro­chain (pas sûr qu’une fran­chise le lui au­rait don­né…). « C’est rare qu’un All-Star de son ca­libre prenne moins pour res­ter, a com­men­té Ko­by Alt­man, le GM de Cle­ve­land. Ça en dit beau­coup sur la per­sonne et le win­ner qu’il veut être. L’im­por­tant, main­te­nant, est de construire au­tour de lui et d’ajou­ter des pièces pour l’ave­nir. Il nous a don­né cette flexi­bi­li­té. » Ke­vin Love a pré­fé­ré la jouer col­lec­tif, com­pre­nant que l’équipe de l’Ohio avait be­soin de se ren­for­cer et que le dé­part de LeB­ron James, avec le­quel il était dif­fi­cile de co­ha­bi­ter (sur le ter­rain, s’en­tend), lui of­frait des res­pon­sa­bi­li­tés nou­velles. Mais des res­pon­sa­bi­li­tés qu’il ai­me­rait par­ta­ger, car il craint de se re­trou­ver dans la confi­gu­ra­tion Min­ne­so­ta - où il a évo­lué de 2008 à 2014 -, avec un ros­ter man­quait d’arguments et d’élé­ments de talent. « Si­gner une telle ex­ten­sion, je n’au­rais ja­mais pu en rê­ver. Main­te­nant, j’es­père que nous pour­rons avoir une meilleure équipe en ajou­tant des élé­ments ca­pables de nous ai­der, que ce soit un vé­té­ran ou un gars qui sor­ti­ra de son pre­mier contrat. La suite va être in­té­res­sant à suivre », ajou­tait le 5e choix de la draft 2008. Reste qu’il va lui fal­loir for­cer sa na­ture afin d’as­su­rer le mi­ni­mum dans la phase de re­cons- truc­tion. Un terme qu’il n’aime pas, ar­guant du fait que plu­sieurs joueurs du groupe ac­tuel sont des gars ex­pé­ri­men­tés et mêmes cham­pions pour cer­tains. Le rôle de pa­tron d’un qua­druple fi­na­liste n’est-il pas trop grand pour un gar­çon qui n’avait ja­mais fait les playoffs avec les Tim­ber­wolves ? « Je dois prendre une autre di­men­sion, être plus vo­cal au sein de l’équipe, ad­met-il. On va avoir de longs dî­ners, pas­ser de longues soi­rées à dis­cu­ter avec Ty­ronn Lue, le coach, pour sa­voir où il veut al­ler. Mais je suis ra­vi de par­tir de là. J’étais ve­nu il y a quatre ans pour ga­gner (ndlr : il était ar­ri­vé le 23 août 2014 dans un block­bus­ter deal à trois, échan­gé no­tam­ment contre An­drew Wig­gins). On a dé­ve­lop­pé une culture en ce sens en fai­sant quatre Fi­nales de suite. Je suis hy­per ex­ci­té d’en­ta­mer cette nou­velle aven­ture et je ne pour­rais pas être plus heu­reux. C’est un gros en­ga­ge­ment pour moi et pour les Cavs. » Un peu coin­cés avec les contrats de George Hill (19 M$ l’an pro­chain), Tris­tan Thomp­son (17,5) ou en­core J.R. Smith (14,7), les di­ri­geants de Cle­ve­land ont sans doute été ten­tés d’échan­ger le Ca­li­for­nien. Il était aus­si pos­sible de re­cons­truire en bé­né­fi­ciant d’un bon pick la sai­son pro­chaine, car leur pre­mier tour de draft 2019 est un Top 10 pro­té­gé (s’ils ne sont pas dans le Top 10 de la lo­te­rie, il re­vien­dra à At­lan­ta). Le GM se jus­ti­fiait sur cette stra­té­gie qui n’as­sure pas une nou­velle place en Fi­nales, ni même en playoffs : « Les an­nées où vous n’êtes pas com­pé­ti­tifs ne sont pas mar­rantes et je sais qu’il est dif­fi­cile de construire une culture en per­dant. On pos­sède une grande culture de la vic­toire grâce à LeB­ron et à la struc­ture qu’on avait bâ­tie avec lui. Et je vou­lais ca­pi­ta­li­ser là-des­sus. Ke­vin a dé­jà fait ses preuves. Avec lui, on ne re­part pas dans l’in­con­nu. Vous ne pou­vez pas res­ter aus­si bon quand vous per­dez un joueur du ni­veau de LeB­ron mais nous pou­vons res­ter com­pé­ti­tifs, nous pou­vons jouer dur, nous pou­vons mon­trer du talent et nous pou­vons en­core uti­li­ser cette culture qui im­prègne la fran­chise de­puis quatre ans. Je pense que la pièce Ke­vin Love est im­por­tante. C’est un All-Star et vous ne de­ve­nez pas meilleur en vous séparant d’un All-Star au top de sa forme. Ke­vin a été in­croyable pour nous pen­dant quatre ans, il vou­lait res­ter et pour moi, c’est très im­por­tant. Je veux que les gars qui sont là et ceux que nous al­lons faire ve­nir aient vrai­ment en­vie de par­ti­ci­per à cette aven­ture, d’écrire un nou­veau cha­pitre et d’en­tre­te­nir la culture que nous avons com­men­cé à créer. » Bon cou­rage, Mes­sieurs !

« JE DOIS PRENDRE UNE AUTRE DI­MEN­SION, ÊTRE PLUS VO­CAL AU SEIN DE L’ÉQUIPE »

Ke­vin Love

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