AT­TEN­TION FRA­GILE!

Mondial Basket - - Chicago Bulls -

TREIZIÈMES À L’EST AVEC SEULE­MENT 27 VIC­TOIRES OBTENUES DANS LA DOU­LEUR, LES BULLS ONT CONNU UNE SAI­SON COM­PLI­QUÉE. L’ÉCLO­SION DU PRO­DIGE FIN­LAN­DAIS LAURI MARKKANEN N’A PAS PER­MIS DE RE­LAN­CER UNE ÉQUIPE EN PERDITION. L’AR­RI­VÉE DE JA­BA­RI PAR­KER DOIT FA­CI­LI­TER LA RE­CONS­TRUC­TION D’UNE FRAN­CHISE QUI POS­SÈDE UN VRAI PO­TEN­TIEL MAIS QUI N’A PAS EN­CORE RÉUS­SI À L’EX­PLOI­TER.

sai­son 2017-18 été in­ter­mi­nable pour les Bulls qui ont es­suyé 55 dé­faites. Le coa­ching de Fred Hoi­berg a été plu­tôt mé­diocre (et sur­tout, pas as­sez am­bi­tieux) et le groupe est ap­pa­ru à la dé­rive. Il fal­lait vite tour­ner la page et sur­tout, re­par­tir de l’avant car il y a du po­ten­tiel dans le ros­ter de la fran­chise de l’Il­li­nois. C’est en­core plus vrai avec l’ar­ri­vée de Ja­ba­ri Par­ker (23 ans), qui re­trouve sa ville na­tale. L’ai­lier fort for­mé à Duke a ac­cep­té 40 mil­lions de dol­lars sur 2 ans après avoir été lais­sé libre par Mil­wau­kee, qui l’avait draf­té en 2e po­si­tion en 2014. Un bon ren­fort, ca­pable de boos­ter cette jeune équipe de Chi­ca­go… s’il est épar­gné par les pé­pins. Par­ker a lou­pé un to­tal de 145 matches du­rant ses quatre sai­sons pas­sées dans le Wis­con­sin. L’an pas­sé, il n’a joué que 31 ren­contres (12.6 pts, 4.9 rbds). Il quitte les Bucks sur une moyenne de 15.3 points et 5.5 re­bonds et sa sai­son la plus com­plète res­te­ra l’édi­tion 2016-17, où il s’était af­fi­ché à plus de 20.1 points (plus 6.2 rbds et 2.8 pds). Le talent of­fen­sif de « Ba­ri » est in­dé­niable mais les bles­sures ont plom­bé sa car­rière, l’em­pê­chant de prendre son en­vol. De­puis 2014, il s’est dé­jà fait les croi­sés deux fois. Il n’au­ra dé­pas­sé la barre des 51 matches dis­pu­tés qu’une seule fois, en 2015-16 (76). Le pa­ri est in­té­res­sant mais pré­sente quand même quelques risques. Le GM de la fran­chise, John Pax­son, a ain­si te­nu à tem­pé­rer les ar­deurs con­cer­nant l’ar­ri­vée de l’an­cien Blue De­vil dans la « Win­dy Ci­ty » : « Nous sommes vrai­ment heu­reux de notre in­ter­sai­son mais ce­la ne ga­ran­tit rien et nous ne di­sons pas le contraire. C’est dur de ga­gner à ce ni­veau avec des jeunes mais quand nous avons échan­géJi mm y But ler(ndlr: en­voyé à Min­ne­so­ta en juin 2017 contreZa­chL aV ine,KrisD un net les droits sur le Fin­lan­dais La uri Mark kan en ), nous avions dit que nous sou­hai­tions re­cons­truire. Nous l’avons fait par cet échange et nous avons ra­pi­de­ment ajou­té trois nou­veaux élé­ments. C’est ex­ci­tant ! » Dé­cla­ra­tion plu­tôt sage, qui se com­prend vu la tour­nure de la sai­son pas­sée, pour Chi­ca­go comme pour l’ami Ja­ba­ri, cré­di­té de 7 ap­pa­ri­tions en playoffs…

ZACH LAVINE RESTE, PLUS DÉ­TER­MI­NÉ QUE JA­MAIS

Très convoi­té du­rant cette free-agen­cy, l’ar­rière Zach LaVine (23 ans) s’est dé­ci­dé très vite. Res­tric­ted free-agent - sa fran­chise pou­vait s’ali­gner sur les pro­po­si­tions qu’il re­ce­vait -, le double vain­queur du concours de dunks a re­çu une offre de Sa­cra­men­to qui s’éle­vait à 80 mil­lions de dol­lars sur 4 ans. Un peu pris de court, les Bulls ont vite pe­sé le pour et le contre et ju­gé qu’ils ne pou­vaient pas se per­mettre de lais­ser fi­ler un joueur avec un tel po­ten­tiel, d’au­tant que per­sonne ne pour­rait prendre le re­lais. Sur­tout avec un poste 3 as­sez faible, « dé­pouillé » - tout est re­la­tif ! - par le dé­part de Paul Zip­ser (cou­pé le 14 juillet) et où Chand­ler Hut­chi­son, re­te­nu en 22e po­si­tion de la der­nière draft à sa sor­tie de Boise State, a en­core tout à prou­ver. Chi­ca­go a donc mat­ché l’offre en pro­ve­nance de Ca­li­for­nie. LaVine fe­ra donc bien par­tie des jeunes ap­pe­lés à pour­suivre la re­cons­truc­tion de l’équipe la sai­son pro­chaine. Son âge fe­rait presque ou­blier qu’il est en NBA de­puis quatre ans. L’an­cien Tim­ber­wolve a an­non­cé la cou­leur : il va tout don­ner pour faire ou­blier deux exer­cices li­mi­tés à 47 et 24 matches. Prendre les com­mandes ? Pour­quoi pas. Ni­ko­la Mi­ro­tic n’est plus là. « Vou­loir être l’op­tion n°1, c’est une ques­tion d’état d’es­prit. Tout le monde en a en­vie et c’est bien pour une équipe parce que ça fait res­sor­tir le meilleur de cha­cun. C’est pour ça que tu tra­vailles, pas pour jouer les se­conds rôles. Il n’y a rien de mal à ça, beau­coup de fu­turs Hall of Fa­mers ont joué un se­cond rôle, ont été la deuxième ou la troi­sième op­tion de leur équipe. Mais quand vous tra­vaillez au­tant, c’est pour être aux pre­mières loges », a dé­cla­ré un Zach un poil am­bi­tieux. Dans ce do­maine, il fau­dra com­po­ser avec la concur­rence de Lauri Markkanen et Ja­ba­ri Par­ker, nou­vel ar­ri­vant. La fran­chise compte sur lui, si­non elle ne se se­rait pas ali­gnée sur l’offre de Sa­cra­men­to. Mais comme avec Ja­ba­ri, l’in­quié­tude de­meure sur sa forme phy­sique. La rup­ture des li­ga­ments croi­sés qu’il a su­bie en fé­vrier 2017 lui a coû­té pas mal de matches. L’an pas­sé, il a quand même tour­né à 16.7 points sur 27.3 mi­nutes, soit sa deuxième meilleure pro­duc­tion en car­rière (der­rière les 18.9 pts de 2016-17). Le front of­fice de l’Il­li­nois a pris ses pré­cau­tions en amé­na­geant une clause qui lui per­met­tra de faire des éco­no­mies en cas de nou­velle bles­sure de l’in­té­res­sé. Bien sûr, John Pax­son pré­fère ima­gi­ner le meil- leur. « Nous étions en­thou­siastes, l’été der­nier, à l’idée de ré­cu­pé­rer un ath­lète aus­si dy­na­mique que Zach dans l’échange (pour Jim­my But­ler) et nous sommes tout aus­si en­thou­siastes à l’idée de le gar­der. Il a mon­tré une éthique de tra­vail pous­sée, après sa rup­ture des li­ga­ments croi­sés, pour re­ve­nir. Ce gar­çon a une pas­sion vi­sible pour le bas­ket. Nous sommes per­sua­dés que ces qua­li­tés, com­bi­nées à son talent, en fe­ront un joueur d’im­pact en NBA dans les an­nées à ve­nir. Nous sommes ra­vis de le gar­der dans cette équipe pour al­ler de l’avant. » Les Bulls misent vrai­ment sur Zach LaVine, Ja­ba­ri Par­ker, Lauri Markkanen et l’in­té­rieur Wen­dell Car­ter Jr, 7e choix de la draft 2018 for­mé lui aus­si à Duke, pour se re­lan­cer la sai­son pro­chaine. Le noyau ne manque pas d’atouts. Mais l’en­semble a be­soin de pro­gres­ser et il fau­dra bien sûr évi­ter les bles­sures.

« NOUS SOMMES VRAI­MENT HEU­REUX DE NOTRE IN­TER­SAI­SON MAIS CE­LA NE GA­RAN­TIT RIEN »

John Pax­son (GM Chi­ca­go)

Ja­ba­ri Par­ker et Zach LaVine

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