SKI RAN­DO NOR­DIQUE

Le ski de ran­don­née nor­dique est tom­bé aux ou­bliettes de la glisse. De­puis quelques an­nées, des pas­sion­nés tentent de re­lan­cer la pra­tique sur les mas­sifs fran­çais de moyenne mon­tagne, son terrain de jeu par ex­cel­lence.

Montagnes - - Rando Nordique - Texte et pho­tos (sauf men­tions) : Leï­la Shah­sha­ha­ni.

IMon­tagnes Ma­ga­zine#

l était une fois, il y a en­vi­ron quatre mille ans, le ski de ran­don­née nor­dique… Les pre­mières traces furent re­pé­rées quelque part entre la Scan­di­na­vie et la Si­bé­rie. À l’époque, on glisse sur la neige pour chas­ser son gi­bier pen­dant les longs mois d’hiver ou pour tra­quer son en­ne­mi. L’homme re­monte aus­si des pentes en re­cou­vrant les se­melles de ses skis de peaux de renne, de phoque ou d’élan. Il faut at­tendre la fin du XIXe siècle pour que l’idée s’ex­porte dans nos contrées plus mé­ri­dio­nales, peut-être grâce au re­ten­tis­se­ment mon­dial de la tra­ver­sée à skis du Groen­land par l’ex­plo­ra­teur nor­vé­gien Fridt­jof Nan­sen en 1888. À Cha­mo­nix, dès 1896, le Dr Payot peut se rendre chez des pa­tients iso­lés par la neige. L’ef­fi­ca­ci­té du ski nor­dique n’est plus à dé­mon­trer. En 1902, le ca­pi­taine Clerc du 159e Ré­gi­ment d’in­fan­te­rie al­pine (RIA) de Brian­çon, qui a équi­pé cer­tains de ses soldats de skis im­por­tés de Nor­vège, dé­montre, par une sé­rie de tests, la su­pé­rio­ri­té du ski sur la ra­quette en terme d’ef­fi­ca­ci­té. Puis vient l’entre-deux-guerres et l’avè­ne­ment du ski

Les ver­sants est du Rain­kopf, 1 305 m, et du Ro­then­ba­ch­kopf, 1 316 m, vus de­puis la crête du Kas­tel­berg, 1 350 m (Vosges).

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