L’Uni­ver­si­té Sa­voie Mont-Blanc a lan­cé en juillet 2014 un ap­pel à pro­jet Mon­tagne, fi­nan­cé par la Ré­gion Rhône-Alpes et l’As­sem­blée des Pays de Sa­voie. Onze pro­jets de re­cherche ont été sé­lec­tion­nés. Par­mi eux, on re­trouve des thé­ma­tiques liées aux ef­fets

Montagnes - - ACTUS -

EN QUOI CONSISTE VOTRE PRO­JET DE RE­CHERCHE ?

Au sein du La­bo­ra­toire in­ter­uni­ver­si­taire de psy­cho­lo­gie, nous avons étu­dié la pré­va­lence de l’état de stress post-trau­ma­tique au­près des guides et des se­cou­ristes évo­luant en haute mon­tagne. Il s’agit d’un trouble qui se ma­ni­feste suite au vé­cu d’un évé­ne­ment trau­ma­tique, dans le­quel l’in­di­vi­du a per­çu une mise en dan­ger de sa vie ou de celle d’au­trui.

COMMENT SE MA­NI­FESTE LE STRESS POST-TRAU­MA­TIQUE CHEZ CES PRO­FES­SION­NELS DE LA MON­TAGNE ?

La mon­tagne est un lieu où les condi­tions sont dan­ge­reuses et im­pré­vi­sibles, aug­men­tant ain­si le risque d’ex­po­si­tion à un évé­ne­ment trau­ma­tique, quel que soit le ni­veau d’ex­per­tise des pra­ti­quants. Dif­fé­rents symp­tômes peuvent ap­pa­raître, comme des flash-back ou des cau­che­mars, des com­por­te­ments d’évi­te­ment ou en­core une per­tur­ba­tion du som­meil.

SUR QUELS CONSTATS VOS OB­SER­VA­TIONS ONT PU DÉ­BOU­CHER ?

Les ré­sul­tats que nous avons ob­ser­vés montrent que plus de 90% de ces pro­fes­sion­nels ont dé­jà as­sis­té à un évé­ne­ment trau­ma­tique. Même s’ils ne dé­ve­loppent pas de stress post-trau­ma­tique, ils sont ex­po­sés à des condi­tions plus stres­santes que les autres pro­fes­sion­nels. D’abord par la fré­quence, puis­qu’ils rap­portent avoir vé­cu dans leur vie près de six évé­ne­ments po­ten­tiel­le­ment trau­ma­tiques. En­suite parce qu’ils évo­luent dans un en­vi­ron­ne­ment qui de­mande une adap­ta­tion constante de l’or­ga­nisme, par exemple aux va­ria­tions de tem­pé­ra­tures ou à des condi­tions

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