SE DÉ­PLA­CER B­TONS, PIOLETS ET CRAM­PONS

Pour le ran­don­neur, le bâ­ton de marche est dé­sor­mais de­ve­nu qua­si uni­ver­sel même s'il reste en­core des trai­lers qui s'en passent. Les al­pi­nistes com­plètent la pa­no­plie par une paire de cram­pons des­ti­née à la pro­gres­sion sur neige ou glace, voire sur roche

Montagnes - - RANDONNÉE & ALPINISME -

LES B­TONS

De­puis l’ap­pa­ri­tion des bâ­tons té­les­co­piques à vis, bien pra­tiques lors­qu’il s’agit d’être re­pliés sur le sac, les choses ont beau­coup évo­lué. On trouve au­jourd’hui des mo­dèles à deux, trois, voire quatre brins et des fixa­tions à vis ou à clip, mais pos­sé­dant tou­jours le même in­con­vé­nient du poids en rai­son de la ma­tière su­per­flue à trans­por­ter, en­core da­van­tage pour les per­sonnes de pe­tite taille. Le plus lé­ger reste le bâ­ton mo­no­brin uti­li­sé l’hi­ver mais aus­si l’été en marche nor­dique, ou en­core en trail, mais peu adap­té à être por­té sur le sac lors des courses où l’on a be­soin des mains sur des por­tions si­gni­fi­ca­tives. On trouve heu­reu­se­ment au­jourd’hui des mo­dèles pliables ul­tra­lé­gers qui se fe­ront to­ta­le­ment ou­blier dans le sac. Ils n’échappent tou­te­fois pas aux dé­fauts : passe en­core la non-pos­si­bi­li­té de mo­di­fier leur taille ; il fau­dra sur­tout comp­ter avec une so­li­di­té in­fé­rieure à celle des bâ­tons mo­no­brin ou té­les­co­piques.

LES PIOLETS

C'est sans doute la ca­té­go­rie où le chan­ge­ment a été le plus ra­di­cal. Il y a vingt ans, les piolets tech­niques comme les cé­lèbres Pul­sar et Na­ja de chez Char­let et Si­mond res­taient dans la four­chette 800-1 000 grammes, tan­dis qu’on voyait ar­ri­ver les pre­miers piolets alu pour le ski-alpinisme pas­ser sous la barre des 300 grammes. Cet écart mons­trueux s’est consi­dé­ra­ble­ment ré­duit. Le « lourd » est tom­bé au­tour des 600 grammes tan­dis que le lé­ger reste dans les mêmes normes ; l’évo­lu­tion du ma­té­riel étant com­pen­sée par l’aban­don de la tête alu­mi­nium avec la­quelle nous sommes nom­breux à nous être fait peur, au pro­fit de l’acier. On pour­rait clas­ser les piolets en cinq ca­té­go­ries : les ul­tra-lé­gers (moins de 300 g) sans vé­ri­table pointe, des­ti­nés sur­tout au ski-alpinisme, les lé­gers avec pointe et manche grip­pé pour l’alpinisme clas­sique, les piolets dits clas­siques avec manche lé­gè­re­ment gal­bé (ou non), un peu plus d’iner­tie et sou­vent une dra­gonne, les piolets tech­niques pour l’es­ca­lade sur glace et les « armes de guerre » conçues à la fois pour la glace haut ni­veau et le dry.

LES CRAM­PONS

Qui peut le plus, peut le moins certes. Mais a contra­rio des piolets, il y a net­te­ment plus de 200 grammes d'écart entre un cram­pon dix pointes alu­mi­nium et un cram­pon pour la glace. Si l’on n’hé­site plus à em­por­ter un pio­let tech­nique pour une simple ran­don­née à skis, on se re­fuse à juste titre à em­por­ter des cram­pons d’un ki­lo pour une course fa­cile. Il fau­dra donc bien éva­luer ses be­soins et l’al­pi­niste po­ly­va­lent n’échap­pe­ra pas à l’in­ves­tis­se­ment dans deux paires dif­fé­rentes, une en alu­mi­nium pour les courses fa­ciles et le ski et une en acier pour les sor­ties plus tech­niques. Il reste aus­si le choix de la fixa­tion se­lon les chaus­sures qui se­ront por­tées et l’en­vie de cha­cun, lé­gè­re­té maxi­male ou ra­pi­di­té de mise en place. On no­te­ra aus­si que les mo­dèles à étrier avant, lors­qu’ils sont bien adap­tés à la chaus­sure, sont beau­coup plus stables. En­fin, on trouve de plus en plus sur le mar­ché des cram­pons d’ap­point des­ti­nés à être pla­cés sous les bas­kets dans cer­taines si­tua­tions.

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