ME NAU­DIN SUR LES TRACES DE RÉ­BUF­FAT

Montagnes - - VIE DE GUIDE -

À 55 ans, Me Michel N au­din, no­taire à Me xi mieux sait qu’il n’ira pas au bout de l’un de ses rêves dé­jà an­cien : faire les 100 plus belles courses lis­tées par Gas­ton Ré­buf­fat. « Je suis par­ti sur cette idée, mais je n’ar­ri­ve­rai ja­mais à la fin. De toute fa­çon, cer­taines de ces courses sont bien au-de­là de mon ni­veau », dit-il hum­ble­ment. Son ap­proche de la montagne est très « se­ven­ties » en rai­son de son at­trait pour les grandes courses, les clas­siques. Pas­sion­né de montagne, il est conscient de son ni­veau, ne se prend pas pour un autre : « Ré­buf­fat, c’est la montagne que j’aime, du 4-5. On est bien. Il n’y a pas grand monde. J’aime les grandes tra­ver­sées his­to­riques. C’est ex­tra­or­di­naire ! Quand je suis dans la der­nière lon­gueur du Gré­pon, je pense à ceux qui l’ont faite à la fin du XIXe siècle… Mais je suis in­ca­pable de faire tout ça tout seul. J’aime le confort du guide pour me faire plai­sir. Je me suis tout de suite très bien en­ten­du avec Fred De­gou­let. Il est jeune, ma­lin, in­tel­li­gent, pas bour­ru, très fort, ne s’énerve ja­mais. » En­semble, il ont de­vant eux un beau pro­gramme : ai­guilles du Diable, Grandes Jo­rasses par les arêtes de Ro­che­fort, le Cou­tu­rier, la tra­ver­sée du Cer­vin… « Mon pro­blème, ce sont les cré­neaux, le temps. Je ne suis pas prof, moi, dit-il en riant avant de pour­suivre, je n’ai au­cune li­mite. Je serre bien un peu les fesses de temps en temps parce que je n’ai au­cun en­traî­ne­ment en escalade du­rant l’an­née. Le mur, ça me gonfle… Mais tant que je pour­rai y al­ler et que De­gou­let vou­dra m’em­me­ner… Cer­tains ar­rêtent à 50 ans, moi j’ai re­com­men­cé à 50 ans… J’ai vu un Suisse de 70 ans… »

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